Le Sacrifice des Dieux (Codex Memoriæ) de Christophe Michaud

Auteur : Christophe Michaud
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  133 pages
Année de parution : 2013
Résumé :

« Suivez un enquêteur du Saint Office au jour le jour par l’intermédiaire de son journal. Vivez son enquête de l’intérieur. Soyez confronté à ses découvertes, à ses cauchemars, à ses doutes. A la lecture d’un livre terrible, il plongera au cœur des secrets les plus obscurs. Son esprit résistera-t-il à ces révélations que l’Église nous cache ?
Partez sur les traces de l’indicible dans un voyage initiatique et parcourez l’Europe. Assisterez-vous au sacrifice des Dieux ?
Ce récit illustré inspiré de l’univers de H.P. Lovecraft vous emmènera dans les contrées inexplorées de son œuvre.
»

Ma critique :
Je tiens à remercier Christophe pour cet envoi et ce service-presse dédicacé !
Je suis une fan de couvertures, je le répète souvent..ce livre m’a tapé dans l’œil de par sa sobriété..
 
L’histoire est écrite sous forme d’un journal de bord, journal qui devra être décodé deux fois, pour qu’il ne puisse tomber entre de mauvaises mains. Au fil du livre, nous comprendrons les raisons qui ont poussé notre héro à le sécuriser aussi bien. Certaines informations sont tellement bien détaillées que l’on pourrait remettre en question l’histoire, ce qui paraît assez déstabilisant lorsqu’on y repense.
 
Marcel Salcovetti est un ancien fonctionnaire de musée, maintenant enquêteur, privé et intervient dans les affaires délicates pour la Saint-Office, appelée aussi « inquisition ». Après avoir menée une mission à bien, il est contacté par un télégramme du Saint-Office à Naples, et doit s’y rendre de tout urgence, la raison ? un groupe d’individus s’adonnerait à de la sorcellerie..Mais pas n’importe laquelle, il s’agirait d’une adoration envers un Dieu Païen. On les dit appartenir à la pègre : La Camorra. N’ayant que des informations, il est utile d’en savoir plus sur leurs intentions.
Chaque personne de ce culte possède une marque : une pieuvre à huit tentacules.
Deux choix s’imposeront à lui : trouver l’épouse d’un homme de la confrérie et la faire parler peu important le moyen de dissuasion ou s’infiltrer et remonter la filière.
Heureusement qu’il saura compter sur un vieil ami de Johnny, un riche homme vivant avec femme et enfants : Di Balgio, au début il s’en méfiera mais très vite les deux hommes deviendront proches partageant la même foi et l’aidera en donnant une réception dans un hôtel hype, afin de découvrir les personnes appartenant à cette secte. Grace a cette soirée, il se rapprochera du chef à la tête de cette organisation, Spoletti. En tentant de faire sa place, dans cette société secrète, Marcel sera amené à traduire un ancien livre, un livre qui changera sa vie et nature par la même occasion : il en fera des cauchemars, avant de passer aux actes. Jusqu’où ira sa folie ? Lui qui pensait être plus fort que les autres, saura t-il s’en sortir ?
 
Nous suivons son état d’esprit, ses pensées retranscrites dans le journal mais aussi de nombreuses photos, dessins et gribouillages, articles de presses. Nous ressentons la folie du personnage vers la fin, notamment après avoir retranscrit le livre par un certain Comte. Le plus inquiétant sont les trous noirs dans son esprit, il a réellement du mal à différencier les songes et le réel. Nous avons du mal à l’imaginer accomplir ces actes de violences, je dois avouer que je ne suis pas très fan du côté « cannibalisme » , qui m’a arraché des expressions de dégoût à l’évocation de certaines scènes.
 
J’aime passé un moment avec ce livre, tant par la plume que pour ce qu’il dégage. Adorant la mythologie et les personnages aux forts caractères : j’ai aimé les personnages notamment Marcel, Di Balgio et la famille de ce dernier. Notre Marcel, ressemble à Mulder et la couverture fait très « enquête inclassée » un peu comme les dossiers classés X dans la série X-Files, des affaires non résolues impliquant des phénomènes paranormaux et extraterrestres. Nous n’en sommes pas très loin puisque ce roman parle de mythologie où vient se frotter la science-fiction ainsi que le côté fantastique. La pieuvre m’a intriguée tout comme la trace de main présente ou encore le résumé, grande adoratrice de mythologies et de Cthulhu.. je sautait alors sur l’occasion et ne perdit pas une seconde ! Il m’était destiné ! .. Tant sa foi est immense envers la religion, et sur l’existence du paranormal..sorcelleries, nécromancies et autres catégories qu’il vise pour que celles-ci cessent leurs activités.
 
Ce roman est une aventure, un voyage au cœur des ténèbres mais aussi celui d’un voyage jusqu’en Grèce, j’y ai vu du Lovecraft dans cette expédition avec un Dieu et pas des moindres : Shub-Niggurath nommé « la chèvre noire des bois aux mille chevreaux », j’y ai vu une ressemblance avec X-Files, étant donné que la créature est extraterrestre et que notre enquêteur recherche la vérité.La route sera semée d’embuches, mais rien ne saura stopper sa détermination et volonté à arriver à vaincre la bête. L’écrivain a effectué de nombreuses recherches puisque le mythe de Shub-Niggurath est bien souvent associée à la nature, et aux forêts.
 

Trouvaille sur Pinterest : Rituel Cthulhu

 

 

Citations :

Je pense qu’on ne peut pas sortir indemne d’une telle lecture. Inévitablement on se pose des questions où le rationalisme s’oppose à la croyance. Au final on est seul juge de ce que l’on doit croire. Les documents que je vous livre ici ne sont pas innocents. Ils ont déjà fait couler du sang et j’espère que ni le vôtre ni le mien ne viendront s’y mêler.

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