L’amante d’Etretat de Stanislas Petrosky

Auteurs : Stanislas Petrosky
Éditions : Atelier Mosésu
Nombre de pages :  120 pages
Année de parution : 2016
 Résumé :
 « Une vocation pas comme les autres les a réunis, il était tout pour elle, comment fera-t-elle sans lui ?
Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d’amour qui soit, passionnée et fusionnelle.Mais un jour où Frédéric part s’adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer.Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l’homme qu’elle aime. Stanislas Petrosky nous entraîne dans les méandres de la dépression.Jusqu’où le manque de l’être aimé peut-il mener ?
Mais l’auteur venant du monde du polar, il se pourrait que L’Amante d’Étretat ne soit pas qu’une simple histoire d’amour tragique. Un roman poignant qui dévoile une douloureuse et lente descente aux enfers…»
Ma critique :
Je remercie avant tout les éditions de l’Atelier Mosésu pour leur confiance ! Et pour m’avoir envoyé ce livre.

Je dois dire lorsque je l’ai reçu, je m’attendais à un Thriller..pur et dur. Mais rien de cela, me voilà soulagée ! Étant donné que ce n’est pas un genre que j’affectionne particulièrement.

La couverture sombre, dans un lieu qui semble tout droit sortie d’un film m’a immédiatement intriguée et m’a mise dans le bain.

Dès les premières pages, nous entrons dans le journal intime d’Isabelle Mergis, le journal qu’elle a reçu pour ses dix ans de la part de sa tante Sophie afin qu’elle puisse y écrire ses secrets et ses confidences.

Les années passent, lorsque Isabelle le reprend afin de mettre des mots sur ses maux : elle est confrontée aux violences conjugales paternelles, sa mère, elle, est amoureuse de lui et lui pardonne chaque coup, chaque bleu…Il suffit qu’il revienne vers elle, en s’excusant pour qu’elle lui pardonne à nouveau pour que le schéma puisse à nouveau recommencer.

L’homme qu’elle déteste le plus au monde finit par mourir, en se faisant écraser par un train. Encore trop saoul. Alors, tout bascule. Aline, le vit très mal elle se retrouve abrutie aux anti-dépresseurs. Un soir, Isa rentrant plus tôt que prévu la retrouve dans un coma éthylique …elle devait savoir qu’il ne fallait pas mélanger alcool et médicaments, mais c’est trop tard. Le médecin lui apprend que son foi est endommagé : elle souffre de cirrhose alcoolique.

Ainsi vit-elle l’un des moments les plus difficiles de sa vie, à 20 ans à peine elle devient orpheline. Elle n’est pas prête à affronter la vérité en face, sa mère était tout ce qu’elle avait. Comment faire pour avancer après ce drame ? Suite à sa perte, elle décida de changer de voie professionnelle…Elle voulait aider les autres, dans leur deuil en préparant les corps des personnes qu’elles avaient aimées en devenant Thanatopractrice et cela lui semblait plus naturel que la comptabilité. Ainsi rencontrera t-elle Frédérique, chez qui elle passe son stage. Malgré un père macho, qui ne comprend vraiment pas ce qu’elle vient faire ici..Oui sa devise est : « une femme doit rester au secrétariat ou chez elle à s’occuper de ses enfants », vous voyez un peu le genre ! Fred et Isa, finissent donc par se rapprocher bien qu’elle eut peur des hommes elle va en tomber amoureuse.

Après dix années de bonheur à l’état pur, sa moitié va disparaître en mer lors d’une sortie planche à voile. Cependant celle-ci ne semble pas décidée à lui rendre le corps tant aimé, elle se demande s’il est vraiment mort ou s’il s’agit d’une disparition volontaire.

Ainsi commencera sa descente en enfer, au fil des chapitres entre folie et dépression Isabelle sombrera au point à ce qu’elle ne veuille plus quitter sa maison, ou son jardin.

On a l’impression, pour ceux qui ont déjà perdu un être cher…de nous identifier par moments, au personnage d’Isa.

C’est certes un roman court, il est composé de 120 pages, mais je n’aurais jamais cru aimer autant un livre, ni qu’il m’emmène là. Les deux derniers chapitres m’ont vraiment étonnée, on ne s’attend vraiment pas à une fin pareille.

Stanislas Petrosky m’a emmenée dans une histoire comme je les aime, avec une écriture fluide. Il n’y a pas de longues descriptions, on ne s’attarde pas sur les éléments futiles puisque chaque chapitre à son importance. La fin est vraiment bluffante.. et saisissante !

L’Amante d’Etretat est une belle surprise, différents thèmes sont traités : nous passons de l’amour d’un être cher, à sa perte, et à la déchéance. Comment faire pour s’en sortir ? Comment vivre après la perte d’un être cher ? En bref : je ne peux que vous le conseiller.

Citations :

-« En plus de perdre l’amour de sa vie, elle pouvait pas lui donner une sépulture. Il ne pourrait pas avoir une tombe où elle pourrait venir le pleurer, déposer des fleurs au lieu de ce tombeau immense qu’était la mer qu’elle venait contempler tous les jours du bout de la jetée. » p.48

-« On dit souvent qu’un suicide raté n’est qu’un appel au secours, que celui qui veut mourir ne se rate pas. Ce n’était pas le cas d’Isabelle, car elle n’avait personne à appeler au secours, elle n’avait personne pour prendre soin d’elle. Elle avait simplement peur de mourir. » p.52

Je lui attribue la note de 16/20

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