Exilium, tome 2 de Frédéric Bellec

Auteur : Frédéric Bellec
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  320 pages
Année de parution : 2017
Résumé :

« C’était il y a quatre mois, lors de mon premier face-à-face avec les rigueurs de l’hiver saint-amandois. Trois discrets élèves du lycée où j’exerce comme pion m’ouvraient les yeux sur leur étrange faculté de se transformer en une improbable et redoutable créature. Je fus terrorisé. Mais ils m’aidèrent à surmonter mes peurs pour comprendre leur place dans l’ordre naturel des choses. Je devins leur meneur, et l’un d’entre eux mon gardien.

Partager cette expérience dans mon premier témoignage fut éprouvant mais me servit de thérapie post-traumatique. Je restai convaincu qu’après cela plus rien ne pourrait m’effrayer.

Jusqu’à ma confrontation avec quelque chose de plus grand, plus fort, imprévisible. Et pour la première fois : maléfique !

Cet ouvrage relate les événements survenus après ceux rapportés dans mon premier témoignage. »

 Ma critique :
Je tiens à remercier BoD pour l’envoi et l’écrivain Frédéric Bellec pour cet envoi et ce service-presse, merci pour votre confiance !
 
Eh oui, le premier livre avait été un coup de cœur, une fois le livre terminé j’ai couru demander à découvrir la suite !
On retrouve la même ambiance sur la couverture, la même qui m’avait séduite, les couleurs différant puisqu’on a un rouge vif !
Et comment dire..la plume de Frédérique me plait toujours autant.
 
L’histoire reprend par des bribes de documents gardés confidentiels : une menace pour les hommes, un récit mettant en scène une créature ancienne, qui, s’attaquait aux animaux des environs ne laissant aucune forme de vie et carcasses à foison..
La crainte de la voir réapparaître naît tout au long du récit ! J’ai nommé le leg noir ! 
Il possède une particularité qui le rend invisible aux yeux des hommes, personne n’a jamais pu affirmer sa forme de transition, sa forme tout court..
 
Une nouvelle menace plane, en effet des carcasses d’animaux sont retrouvés en forêt, depuis l’hiver dernier de choses étranges se déroulent : les animaux sont effrayés par quelque chose de plus fort qu’eux..Les oiseaux ont même disparus !
Lewis, Guilhem, et Kévin tenteront de faire leur possible pour en connaître la raison, mais même eux sont effrayés, ils savent que quelque chose de dangereux se trame derrière tout ça. En plus de ce souci, le Proviseur n’est jamais très loin, piquant Fred et faisant tout pour le sortir de ses gonds mais celui-ci reste impassible : c’est lui qu’ils ont choisi, et s’il continue à mettre le nez là où cela ne le regarde pas les legs iront lui faire une petite visite !
Nous sommes en attente des explications de l’Abbé sur les faits, et des solutions envisagées. Et si ces faits étranges étaient reliés à la créature ou l’animal légendaire ? Celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Eh oui, l’enjeu est de taille, et l’action ne manque pas tout au long du récit.
 
Nous retrouvons avec joie Fred, meneur et pion qui lui aussi est ravi de pouvoir nous raconter ses confidences avec les legs !
Je ne trouve pas le résumé inutile, au contraire, il replace les éléments pour ceux qui n’auraient pas tout suivi ou qui découvrent le roman sans avoir lu le tome 1 !
 
Je suis contente de retrouver ces jeunes adolescents qu’on a prit plaisir à découvrir et qu’on apprécie pour leur dons, mais aussi la maturité d’autant plus que Frédéric n’est pas avare sur les descriptions..Nous pouvons davantage nous les imaginer physiquement !
 
J’adore toujours autant la répartie du protagoniste, et son humour ! Ce livre n’a rien à envier au précédent, c’est une véritable pépite.
Les dates ont été gardées ainsi que les lieux et heures, j’apprécie vraiment ce côté « journal intime », qui avait déjà su me séduire précédemment ! Dernier point et pas des moindres, j’ai vraiment aimé que le roman ne tourne pas tout le temps autour de Frédéric, qu’on puisse aussi suivre les autres personnages !
 
Dans chaque tome nous abordons des sujets diverses, qui causent souvent polémiques.
Dans ce tome, l’auteur aborde avec brio le sujet de l’homosexualité, il adresse un message aux jeunes (et peut-être moins jeunes) en leur disant de ne pas avoir honte de leur nature même si souvent ce ne sera pas toujours évidents avec les moqueries et bassesses.
Le sujet de l’acceptation de soi, qu’on avait déjà pu appréhender dans le tome 1 réapparaît puisqu’il n’est pas forcément évident de s’accepter lorsqu’on est différent des autres, mettant en lumière le fait de ne pas avoir honte de soi, et de justement mettre un poing d’honneur à revendiquer son originalité, sa différence !
Mon seul regret reste la longueur du roman, plus courte que le précédent. J’aurai aimé en lire davantage.
 
 En bref :
 
J’ai aimé ce second tome, je l’ai trouvé court dans le sens où j’aurais en lire davantage, notamment en apprendre plus sur les nouveaux personnages.
J’ai vraiment hâte de lire le prochain tome ! Merci encore à Frédérique.

 Citations :

Non, plus important encore : la conviction que c’est nous qui forgeons notre propre paradis. Je ne cherche plus à être heureux, parce qu’il n’y a rien à quérir, le bonheur est déjà là, présent avec nous ! Ce bonheur convoité par tous n’est que le nom donné à cette accumulation des petits plaisirs qui naissent chaque jour que Dieu fait.

L’amour inconditionnel d’abord. Spontané, non motivé, basé sur des principes. Il rend libre parce qu’il bannit le préjugé et la crainte, cette crainte adepte de l’ignorance volontaire qui mène à l’absurdité et à la destruction.

 Celui qu’il avait prétendu être n’était plus. Il se mit à pleurer comme un bébé. Pour la première fois peut-être, des larmes sincères de jeune homme seul. Trop seul.
 

One Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *