Codex Memoriæ – Le sacrifice des âmes du Purgatoire, Christophe Michaud

Auteur : Christophe Michaud
Éditions : Auto édité
Nombre de pages : 284
Année de parution : 2015
Résumé :

«« Papillon dans la nuit, tel un enfant, j’erre dans le vide qui m’entoure, attiré par des lumières qui se révèlent à moi. »

Un vagabond amnésique est conduit au sanitarium local spécialisé dans les troubles post-traumatiques de la Première Guerre mondiale. Il n’a aucune mémoire, ni présente ni passée. Pour ne pas sombrer, il essaye de se raccrocher comme il peut à tout ce qui l’entoure dans l’espoir de se construire une identité, mais c’est sans compter sur la rivalité de deux médecins qui se cristallise à son sujet.

Il poursuit ainsi son cheminement mental dans une errance onirique teintée de mythologie grecque avant de se trouver confrontée à une réalité brutale qui prend corps au travers de l’étrange docteur Bonne. »

Ma critique :
 
 
Merci à Mr Christophe Michaud pour le service-presse ! Ainsi que pour la jolie dédicace accompagnant le livre.
 
J’ai débuté cette lecture sans savoir ce qui m’attendait, après avoir lu « Le Sacrifice des Dieux » qui m’avait plu, j’ai voulu découvrir ce roman particulièrement attiré à nouveau par le résumé ! La couverture est dans la même lignée que Le Sacrifice des Dieux  intrigante, et tout aussi mystérieuse !
 
L’histoire débute au collège où nous rencontrons : Olivier Quine, jeune psychiatre qui décide d’ouvrir un hôpital après la Première Guerre Mondiale, choqué par les boulots qu’il a occupé dans les hôpitaux, dignes des plus grands asiles il prit la décision de créer un endroit qui respectera ses patients, et où ceux-ci pourraient être libres de leurs gestes sans être attachés ou sujets d’expérimentation. Un projet noble, pour ce jeune homme qui a perdu son frère en pleine guerre.
Un homme pouilleux et mystérieux rejoindra son hôpital, il est amnésique à un tel degré qu’il n’arrive à se souvenir de rien et que les bribes de souvenirs qu’il a sont révélées sous forme de rêves..
Des rêves étranges, où il rencontrera Perséphone, reine des enfers, qui se meurt. Ses souvenirs sont en fait, ceux de cette femme qui un jour a été jeune et enlevée par un bel inconnu pour être emmené dans un lieu que les humains ne peuvent atteindre, l’Olympe.
Il se questionnera alors sur son identité, et partira en quête de soi. La mythologie sera présente du début à la fin, et l’auteur saura nous combler avec sa plume agréable.
 
A côté de ça, tout ne se passera pas aussi bien que l’aurait voulu le Docteur Quine, depuis qu’il s’est associé à un talentueux médecin, Docteur Bonne. Ce dernier représente l’expérience, la renommée, et a vécu la guerre.. il fut évident qu’il faudrait que ce soit lui pour guérir ces nombreux hommes blessés par leur pays, lui seul saurait comment agir avec eux et leur redonner du courage et de l’espoir. Cependant, notre vieux médecin cache de nombreuses choses à son collègue, comme ses expériences au sous-sol sur les patients.La seule chose que notre jeune docteur sait c’est qu’ils travaillent tous deux sur le même patient dans l’idée de faire une thèse qui les rendrait tous deux connus. Un besoin de renommée, assurément pour Quine, qui pourrait peut-être devenir dangereux en voulant à tout prix faire passer son bonheur avant celui de l’homme dont tout le monde ignore l’identité.Des expériences que personne n’aimerait savoir, et que seuls sont tenus au courant son assistante et Albert son homme à tout faire..
Que se passera t-il lorsque Olivier Quine s’apercevra de leurs absences ? Disparaitra t-il comme eux ? Qu’adviendra t-il du Sanitorium et des patients ?
 
Nous suivrons ainsi deux aventures, mêlant également le fantastique, une grande zone mystérieuse.. Et le côté horrifique sur les expériences de Bonne, qui si l’on peut dire représente le méchant de cette histoire.
 
 
L’écriture est agréable, fluide, pour moi cette lecture est un réel coup de cœur. Le roman, de par le nombre de pages se lit rapidement, j’ai été absorbé et n’ai pu m’arrêter !
Il peut convenir aux jeunes, comme aux moins jeunes.
 
J’ai adoré l’amnésique, ayant de la peine pour lui quant à la perte de son identité..
Et détesté le comportement de Bonne, eh oui..tout l’inverse, mais tout est fait pour qu’on ne puisse l’aimer de par son comportement !
  
Dans ce roman les sujets traités sont divers, sur la question d’éthique vis-à-vis des patients, sur la part d’ombre de l’ombre, l’envie de reconnaissance.
Il y a une grande part de mystère du début jusqu’à la fin, et j’ai adoré les nombreuses images faisant de ce roman un superbe livre-objet !
La police de l’écriture, est juste parfaite pour le thème du roman et est aussi présente dans le premier roman..
 
J’ai plus qu’adoré les nombreux détails, informations, rendus officiels ajoutant une touche de véracité à cette histoire ! Lorsque réel et mythologie grecque se rencontrent..
 
Citation :
 
– Je regarde une boule dans le ciel. Je la fixe, pâle et ronde. Je l’aime. Elle m’obsède, car elle est hors de ma portée et quoique je fasse, je ne peux pas l’atteindre.
 

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