Codex Memoriæ – Le sacrifice des âmes du Purgatoire, Christophe Michaud

Auteur : Christophe Michaud
Éditions : Auto édité
Nombre de pages : 284
Année de parution : 2015
Résumé :

«« Papillon dans la nuit, tel un enfant, j’erre dans le vide qui m’entoure, attiré par des lumières qui se révèlent à moi. »

Un vagabond amnésique est conduit au sanitarium local spécialisé dans les troubles post-traumatiques de la Première Guerre mondiale. Il n’a aucune mémoire, ni présente ni passée. Pour ne pas sombrer, il essaye de se raccrocher comme il peut à tout ce qui l’entoure dans l’espoir de se construire une identité, mais c’est sans compter sur la rivalité de deux médecins qui se cristallise à son sujet.

Il poursuit ainsi son cheminement mental dans une errance onirique teintée de mythologie grecque avant de se trouver confrontée à une réalité brutale qui prend corps au travers de l’étrange docteur Bonne. »

Ma critique :
 
 
Merci à Mr Christophe Michaud pour le service-presse ! Ainsi que pour la jolie dédicace accompagnant le livre.
 
J’ai débuté cette lecture sans savoir ce qui m’attendait, après avoir lu « Le Sacrifice des Dieux » qui m’avait plu, j’ai voulu découvrir ce roman particulièrement attiré à nouveau par le résumé ! La couverture est dans la même lignée que Le Sacrifice des Dieux  intrigante, et tout aussi mystérieuse !
 
L’histoire débute au collège où nous rencontrons : Olivier Quine, jeune psychiatre qui décide d’ouvrir un hôpital après la Première Guerre Mondiale, choqué par les boulots qu’il a occupé dans les hôpitaux, dignes des plus grands asiles il prit la décision de créer un endroit qui respectera ses patients, et où ceux-ci pourraient être libres de leurs gestes sans être attachés ou sujets d’expérimentation. Un projet noble, pour ce jeune homme qui a perdu son frère en pleine guerre.
Un homme pouilleux et mystérieux rejoindra son hôpital, il est amnésique à un tel degré qu’il n’arrive à se souvenir de rien et que les bribes de souvenirs qu’il a sont révélées sous forme de rêves..
Des rêves étranges, où il rencontrera Perséphone, reine des enfers, qui se meurt. Ses souvenirs sont en fait, ceux de cette femme qui un jour a été jeune et enlevée par un bel inconnu pour être emmené dans un lieu que les humains ne peuvent atteindre, l’Olympe.
Il se questionnera alors sur son identité, et partira en quête de soi. La mythologie sera présente du début à la fin, et l’auteur saura nous combler avec sa plume agréable.
 
A côté de ça, tout ne se passera pas aussi bien que l’aurait voulu le Docteur Quine, depuis qu’il s’est associé à un talentueux médecin, Docteur Bonne. Ce dernier représente l’expérience, la renommée, et a vécu la guerre.. il fut évident qu’il faudrait que ce soit lui pour guérir ces nombreux hommes blessés par leur pays, lui seul saurait comment agir avec eux et leur redonner du courage et de l’espoir. Cependant, notre vieux médecin cache de nombreuses choses à son collègue, comme ses expériences au sous-sol sur les patients.La seule chose que notre jeune docteur sait c’est qu’ils travaillent tous deux sur le même patient dans l’idée de faire une thèse qui les rendrait tous deux connus. Un besoin de renommée, assurément pour Quine, qui pourrait peut-être devenir dangereux en voulant à tout prix faire passer son bonheur avant celui de l’homme dont tout le monde ignore l’identité.Des expériences que personne n’aimerait savoir, et que seuls sont tenus au courant son assistante et Albert son homme à tout faire..
Que se passera t-il lorsque Olivier Quine s’apercevra de leurs absences ? Disparaitra t-il comme eux ? Qu’adviendra t-il du Sanitorium et des patients ?
 
Nous suivrons ainsi deux aventures, mêlant également le fantastique, une grande zone mystérieuse.. Et le côté horrifique sur les expériences de Bonne, qui si l’on peut dire représente le méchant de cette histoire.
 
 
L’écriture est agréable, fluide, pour moi cette lecture est un réel coup de cœur. Le roman, de par le nombre de pages se lit rapidement, j’ai été absorbé et n’ai pu m’arrêter !
Il peut convenir aux jeunes, comme aux moins jeunes.
 
J’ai adoré l’amnésique, ayant de la peine pour lui quant à la perte de son identité..
Et détesté le comportement de Bonne, eh oui..tout l’inverse, mais tout est fait pour qu’on ne puisse l’aimer de par son comportement !
  
Dans ce roman les sujets traités sont divers, sur la question d’éthique vis-à-vis des patients, sur la part d’ombre de l’ombre, l’envie de reconnaissance.
Il y a une grande part de mystère du début jusqu’à la fin, et j’ai adoré les nombreuses images faisant de ce roman un superbe livre-objet !
La police de l’écriture, est juste parfaite pour le thème du roman et est aussi présente dans le premier roman..
 
J’ai plus qu’adoré les nombreux détails, informations, rendus officiels ajoutant une touche de véracité à cette histoire ! Lorsque réel et mythologie grecque se rencontrent..
 
Citation :
 
– Je regarde une boule dans le ciel. Je la fixe, pâle et ronde. Je l’aime. Elle m’obsède, car elle est hors de ma portée et quoique je fasse, je ne peux pas l’atteindre.
 

Mon petit cœur de pierre de Lucile Caron-Boyer

Auteur : Lucile Caron-Boyer
Éditions : Librinova
Nombre de pages :  224 pages
Année de parution : 2017
Résumé :

« Marion a quatorze ans, un meilleur ami qui s’appelle Tom et un cœur de pierre. Du moins, c’est ce que Tom lui dit souvent, et peut-être qu’il n’a pas tout à fait tort. Cette année, elle rentre en troisième, retrouve son collège, ses camarades de classe, ses habitudes. Rien à signaler donc. Enfin si, peut-être. Le nouveau, Alex, produit sur elle un effet bizarre quand il lui sourit. Et puis il y a ce prof de SVT qui lui rappelle furieusement quelqu’un… Un roman qui parle d’adolescence, de la difficulté d’être différent, et d’amitié. À moins que ce ne soit d’amour, tout simplement. »

Ma critique :
 
Merci à Lucile Caron-Boyer pour le service-presse ! Ainsi que pour la jolie dédicace accompagnant le livre.
 
J’ai débuté cette lecture avec des appréhensions, j’adore la littérature jeunesse, mais c’est comme une boite de chocolats on ne sait jamais sur ce que l’on va tomber ! La couverture m’a particulièrement plu et intriguée..Un cœur sobre, juste de quoi intriguer le lecteur.
 
L’histoire débute au collège où nous rencontrons : Marion, jeune adolescence, qui entre en troisième, ainsi que son ami de longue date : Tom, son meilleur ami, son pilier. En effet la jeune fille, n’a jamais eu beaucoup d’amis.. Leur amitié a commencé en CE1, en effet les enfants étaient assez cruels avec son ami, raillant sa couleur de cheveux, et ses tâches de rousseurs. Il avait changé d’école, ne pouvant plus supporter les moqueries et regards cruels de part les autres enfants. Marion, elle, était moquée parce qu’elle avait perdu son père.
De nombreux professeurs ont été remplacés, d’autres sont restés.. Mais de nombreuses filles populaires semblent s’agiter au sujet du nouveau professeur d’SVT, on le dit canon.
Mais ce qui semble très étrange est qu’il ressemble comme deux gouttes d’eau au père de Marion. Aurait-il un frère jumeau ? Il y a de nombreuses zones d’ombres, comme son portrait qui semble avoir disparu de la commode. Quel est cet homme ? De nombreux soucis viendront s’ajouter à cela, comme Hervé..Un collègue, moustachu éprit de sa mère et cette fille, Laurie, qui viendra chambouler son quotidien et volera du temps à Tom.
L’adolescente, se refusera d’aimer, même si le nouveau, Alex, lui donnera des papillons dans le ventre, elle a un cœur de pierre…Comment faire lorsque son cœur et sa tête son en conflit perpétuel ?
Se laissera t-elle aller à ses pulsions ? Ou résistera t-elle, devant un aussi joli sourire ?
 
L’écriture est légère, fluide, pour moi cette lecture est un réel coup de cœur. Le roman, de par le nombre de pages se lit rapidement, je l’ai lu dans mon cas en une après-midi.
Il peut convenir aux jeunes, comme aux moins jeunes. J’aurai aimé une Marion, plus mature, plus réfléchie..Mais elle est jeune, et tout le monde agit différemment, pense différemment.
J’ai préféré le personnage de Tom, j’ai parfois été ennuyé qu’il ne lâche pas prise sur son physique, et donne de l’importance aux paroles des autres.
 
Mon second coup de cœur, fût pour la propriétaire, bien qu’âgée elle a une grande sagesse d’esprit, j’ai aimé sa simplicité..Et sa joie de vivre !
 
Vous l’aurez compris, les relation humaines sont présentes du début à la fin, l’amitié chez les jeunes, mais aussi l’amour fraternel, maternel (je me suis retrouvée dans cette dernière).
Il y a une grande part de mystère au sujet du père, jusqu’au derniers chapitres..on se questionne sur son absence, pour enfin avoir des réponses !
Pouvons-nous vivre avec l’absence d’un père ? Comment réagir si tout n’est pas comme ce que l’on imagine ?
 
J’ai plus qu’adoré les clins d’œil à Harry Potter, notamment le Basilic, ou encore Ron Weasley et aussi ceux à l’univers de Disney ! Qui représentent tous deux, mon enfance !
 
 
 
J’adore cette musique, et, l’auteure en parle dans le roman…Pour finir avec une note toute en douceur !
 
Citations :
 
Depuis quelques temps, grâce à internet, j’avais élargi mon champ d’investigation aux langues étrangères, j’aimais les mots intraduisibles, ceux dont l’équivalent n’existait pas dans notre langue, j’adorais l’idée qu’il existait forcément quelque part sur terre un mot pour chaque chose, émotion ou sensation, et qu’il suffisait d’explorer pour finir par le trouver.
 
J’ai un rapport assez distant avec le maquillage. Mis à part le fait que je vois ça comme une perte de temps, je n’en comprends pas très bien l’intérêt. Soit il ne change rien et dans ce cas, il est inutile de se tartiner le visage, soit il change tout et dans ce cas on se rapproche dangereusement de l’escroquerie. Si le but est de séduire, pourquoi ne pas se montrer telle qu’on est ? 
 
– Tu dois être la seule à ne pas t’en rendre compte Marion. J’ai entendu dire que certains sixièmes t’avaient surnommée « le basilic ».
Sam a réprimé un éclat de rire, mais maman n’a pas compris la référence.
– Pourquoi ?
– C’est une créature dans Harry Potter, un serpent géant qui a le pouvoir de tuer ses victimes d’un simple regard.
 

Le Sacrifice des Dieux (Codex Memoriæ) de Christophe Michaud

Auteur : Christophe Michaud
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  133 pages
Année de parution : 2013
Résumé :

« Suivez un enquêteur du Saint Office au jour le jour par l’intermédiaire de son journal. Vivez son enquête de l’intérieur. Soyez confronté à ses découvertes, à ses cauchemars, à ses doutes. A la lecture d’un livre terrible, il plongera au cœur des secrets les plus obscurs. Son esprit résistera-t-il à ces révélations que l’Église nous cache ?
Partez sur les traces de l’indicible dans un voyage initiatique et parcourez l’Europe. Assisterez-vous au sacrifice des Dieux ?
Ce récit illustré inspiré de l’univers de H.P. Lovecraft vous emmènera dans les contrées inexplorées de son œuvre.
»

Ma critique :
Je tiens à remercier Christophe pour cet envoi et ce service-presse dédicacé !
Je suis une fan de couvertures, je le répète souvent..ce livre m’a tapé dans l’œil de par sa sobriété..
 
L’histoire est écrite sous forme d’un journal de bord, journal qui devra être décodé deux fois, pour qu’il ne puisse tomber entre de mauvaises mains. Au fil du livre, nous comprendrons les raisons qui ont poussé notre héro à le sécuriser aussi bien. Certaines informations sont tellement bien détaillées que l’on pourrait remettre en question l’histoire, ce qui paraît assez déstabilisant lorsqu’on y repense.
 
Marcel Salcovetti est un ancien fonctionnaire de musée, maintenant enquêteur, privé et intervient dans les affaires délicates pour la Saint-Office, appelée aussi « inquisition ». Après avoir menée une mission à bien, il est contacté par un télégramme du Saint-Office à Naples, et doit s’y rendre de tout urgence, la raison ? un groupe d’individus s’adonnerait à de la sorcellerie..Mais pas n’importe laquelle, il s’agirait d’une adoration envers un Dieu Païen. On les dit appartenir à la pègre : La Camorra. N’ayant que des informations, il est utile d’en savoir plus sur leurs intentions.
Chaque personne de ce culte possède une marque : une pieuvre à huit tentacules.
Deux choix s’imposeront à lui : trouver l’épouse d’un homme de la confrérie et la faire parler peu important le moyen de dissuasion ou s’infiltrer et remonter la filière.
Heureusement qu’il saura compter sur un vieil ami de Johnny, un riche homme vivant avec femme et enfants : Di Balgio, au début il s’en méfiera mais très vite les deux hommes deviendront proches partageant la même foi et l’aidera en donnant une réception dans un hôtel hype, afin de découvrir les personnes appartenant à cette secte. Grace a cette soirée, il se rapprochera du chef à la tête de cette organisation, Spoletti. En tentant de faire sa place, dans cette société secrète, Marcel sera amené à traduire un ancien livre, un livre qui changera sa vie et nature par la même occasion : il en fera des cauchemars, avant de passer aux actes. Jusqu’où ira sa folie ? Lui qui pensait être plus fort que les autres, saura t-il s’en sortir ?
 
Nous suivons son état d’esprit, ses pensées retranscrites dans le journal mais aussi de nombreuses photos, dessins et gribouillages, articles de presses. Nous ressentons la folie du personnage vers la fin, notamment après avoir retranscrit le livre par un certain Comte. Le plus inquiétant sont les trous noirs dans son esprit, il a réellement du mal à différencier les songes et le réel. Nous avons du mal à l’imaginer accomplir ces actes de violences, je dois avouer que je ne suis pas très fan du côté « cannibalisme » , qui m’a arraché des expressions de dégoût à l’évocation de certaines scènes.
 
J’aime passé un moment avec ce livre, tant par la plume que pour ce qu’il dégage. Adorant la mythologie et les personnages aux forts caractères : j’ai aimé les personnages notamment Marcel, Di Balgio et la famille de ce dernier. Notre Marcel, ressemble à Mulder et la couverture fait très « enquête inclassée » un peu comme les dossiers classés X dans la série X-Files, des affaires non résolues impliquant des phénomènes paranormaux et extraterrestres. Nous n’en sommes pas très loin puisque ce roman parle de mythologie où vient se frotter la science-fiction ainsi que le côté fantastique. La pieuvre m’a intriguée tout comme la trace de main présente ou encore le résumé, grande adoratrice de mythologies et de Cthulhu.. je sautait alors sur l’occasion et ne perdit pas une seconde ! Il m’était destiné ! .. Tant sa foi est immense envers la religion, et sur l’existence du paranormal..sorcelleries, nécromancies et autres catégories qu’il vise pour que celles-ci cessent leurs activités.
 
Ce roman est une aventure, un voyage au cœur des ténèbres mais aussi celui d’un voyage jusqu’en Grèce, j’y ai vu du Lovecraft dans cette expédition avec un Dieu et pas des moindres : Shub-Niggurath nommé « la chèvre noire des bois aux mille chevreaux », j’y ai vu une ressemblance avec X-Files, étant donné que la créature est extraterrestre et que notre enquêteur recherche la vérité.La route sera semée d’embuches, mais rien ne saura stopper sa détermination et volonté à arriver à vaincre la bête. L’écrivain a effectué de nombreuses recherches puisque le mythe de Shub-Niggurath est bien souvent associée à la nature, et aux forêts.
 

Trouvaille sur Pinterest : Rituel Cthulhu

 

 

Citations :

Je pense qu’on ne peut pas sortir indemne d’une telle lecture. Inévitablement on se pose des questions où le rationalisme s’oppose à la croyance. Au final on est seul juge de ce que l’on doit croire. Les documents que je vous livre ici ne sont pas innocents. Ils ont déjà fait couler du sang et j’espère que ni le vôtre ni le mien ne viendront s’y mêler.

Amisseum : Les terres inconnues de Maes Larson

Auteur : Maes Larson
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  491 pages
Année de parution : 2017
 
 
 Résumé :

« Notre imagination aime nous jouer des tours. C’est probablement ce qu’Adam aurait souhaité se dire cette nuit après s’être réveillé en plein sommeil. Mais ce fut tout le contraire. Rien ne l’aidait à s’ôter de l’esprit ce qu’il avait vu, ni sa mère et encore moins ses fidèles compagnons Ryan et Isaac.

Ensemble, ils vivaient une vie de lycéen avec les joies et les peines qui vont avec. Pourtant, une seule chose semblait préoccuper Adam depuis quelques jours.
Qui était cet homme qu’il avait aperçu dans la nuit sombre ? Et ce lieu ? Etait-il réel ? Il n’avait jamais rien vu de tel.
Autant de questions auxquelles Adam et ses amis tenteront de répondre dans une aventure qu’ils n’avaient pas choisi et à laquelle ils ne pourront pas échapper. »

Ma critique :
 
Merci à Maes Larson pour le service-presse ! J’ai beaucoup aimé la lettre accompagnant le livre, il doit s’agir du plus beau service-presse reçu le sceau royal au dos fait très sympa.
 
J’ai débuté cette lecture avec beaucoup d’excitation, j’adore la fantasy ! La couverture m’a particulièrement plu et intriguée..Un château d’un joli bleu caché par une montagne, en effet je ne m’attendais pas à autant de plaisir dans ma lecture !
 
L’histoire débute dans le Royaume d’Elmeria, où nous rencontrons : Klausmery, un roi, âgé de 44 ans, on le perçoit comme un roi aimable : proche de ses sujets, sensible à leur bonheur. Se faisant vieux, il songe à assurer une descendance pour qu’un de ces enfants puisse accéder au trône et instaurer une sécurité à son peuple. Pourquoi ne pas épouser Ania ? La soeur de son cher ami Garumei ? Lui-même souverain. Notre roi, est également réputé pour avoir combattu lors de la « Sordide guerre » mais depuis peu il se trouve assaillit par des craintes, malgré la fortification de son château, ses nombreuses troupes de gardes ou encore la légende liée au château concernant sa composition de pierres bleues qui proviendrait d’une montagne habitée par de nombreuses créatures fantastiques. Cette pierre aurait également des propriétés la rendant incassable..et sublime, d’un bleu saphir. Qui pourrait vouloir le tuer ? Le danger est imminent, et ses craintes réelles puisque durant la nuit une chose explosa dans sa chambre.
 
Dans le chapitre suivant je faisais la rencontre d’Adam, Ryan et Isaac, trois jeunes lycées unis par une grande amitié, mais que tout oppose. Adam, le premier personnage présenté fût le premier à avoir rêvé de ce roi. Qui est-il ? Où se trouve ce château ? De nombreuses questions se bousculent. Il a la sensation d’avoir ressenti dans son rêve des odeurs, comment cela pourrait-il être réel ?
Ce Royaume doit exister. Il est le seul, à penser que ce roi existe, sa mère, Camille est persuadée que ses rêves ont un rapport avec les films qu’il visionne.
 
Le matin, alors qu’il va rejoindre ses amis Ryan, lui avoue un rêve similaire dans la même nuit, mais avec des éléments complémentaires..ce qui effraierait n’importe qui ! Alors qu’il passent par le parc, pour se rendre en cours, celui-ci est intrigué par un « étrange rocher ».
 
En cours, Ryan questionnera son professeur et apprendra que la pierre a été étudiée durant plusieurs siècles, des archéologues du monde entier l’auraient examinée : dix-sept années. Un seul constat qu’ils ont pu noter : elle ne peut être déplacée, puisqu’elle a une profondeur sans fin. Comment cela pourrait-il être possible ? D’où vient-elle ? Et comment est-elle arrivée sur Terre ?
La seconde chose que les professionnels ont su dire est qu’elle était sur Terre depuis des milliers d’années, et ce, bien avant les hommes et la composition de la roche ne trouve pas d’équivalence sur la planète..
De quoi inquiéter quiconque ! Une seule personne a eu une dérogation spéciale et continua les recherches mais une zone d’ombre pèse sur cette personne.. Tout le monde aurait oublié son nom.
 
Alors qu’Isaac rêvassait en regardant le ciel en cours, un évènement inattendu se produisit : le ciel s’assombrissait et des gouttes de sang en tombèrent..Il vit un homme suppliant qu’on l’aide, enfermé dans un cachot et attaché par des chaînes. Il souffrait, beaucoup. Il sorti de sa torpeur, par quelqu’un annonçant un tremblement de terre. Il ne cessa de se questionner sur l’identité de cette personne, et sur sa nature.
 
De nombreuses personnes furent touchées, beaucoup s’en sortirent, et beaucoup moururent : le séisme cause la mort de 250 personnes et 80 blessés.
 
Adam, après une virée entre amis peu de temps après le séisme, reçu une sorte de choc à la tête : des images défilaient dans son cerveau sans qu’il ne puisse rien faire. Il revit l’homme de son rêve, un château suivi d’un lac et d’une explosion. Cela ressemblait davantage à des visions qu’un songe. Que pouvait-il en être ?
Il a la sensation qu’un malheur va se produire puisque le jour de son rêve une catastrophe avait eu lieu. Comment empêcher cela ? Il décidera d’aller réfléchir dans la librairie de son père d’adoption M. Miramond, obnubilé par son rêve il fera des recherches dans les vieux livres et documents que garde son ami, et tombera sur un livre Lapus Lux : Pierre et Lumière. Il fera la découverte de notes manuscrites datant de plusieurs années, et d’autres beaucoup plus récentes. Une photo d’une roche deux fois plus grande, était également jointe.
La seule piste qu’il trouvera sera un mot d’un dénommé Mickael Vervens mettant en garde contre cette pierre.
 
Peu de temps après Ryan fera saisit du même « mal » qu’Adam, Isaac également. Tous deux perdirent également le contrôle sur leurs corps et virent les images défiler.
 
Ses amis, essayèrent tant bien que mal de joindre leur ami, mais celui-ci ne décrochera pas. De plus, ils apprendront la crise de Nina, et que celui-ci était censé chercher des médicaments mais sa mère est sans nouvelles de lui. Les deux camarades décideront de partir à sa recherche, mais un évènement inattendu viendra les interrompre : ils seront attirés par une lumière bleue émanant du parc, et ne pourront contrôler leurs corps. Ils entreront tous deux aspirés par cette lumière et celle-ci cessera aussitôt, tout redevant normal comme si rien ne s’était produit.
 
Adam, Ryan et Isaac se retrouveront tous au même endroit sains et saufs et c’est ainsi que commencera l’aventure de nos jeunes amis, dans ce nouveau monde : Amisseum. Il sont très loin d’imaginer ce qui les attend ! Chacun voulant rentrer chez lui, ils mettront toutes leurs forces à trouver un moyen d’y retourner.
 
Citations :
 
– Parce que c’est la nature humaine de dominer. Encore une fois nous parlons de l’homme, l’être vivant qui n’a cessé de gagner son pain uniquement par la force et à détriment d’autrui.
Si nous avions partagé les richesses équitablement, nous nous serions exposés à une guerre bien plus rapidement. Nos ennemis ne se contenteront jamais du minimum, il fallait les freiner et les empêcher de gagner en force.
 
– On dit qu’ils sont les premiers à implorer l’ange de la mort de les épargner lorsque ce dernier vient arracher leur âme au lever du soleil. C’est à ce moment précis qu’ils réalisent qu’ils n’ont pas assez profité de la vie et de leurs proches. Ils se retrouvent à regretter profondément ces jours où ils étaient trop pressés pour se satisfaire de l’essentiel : le temps.
 
– Il existe trois forme d’énergie dans le corps humain. Celles de l’âme, de l’esprit et du corps. On utilise tous les jours les trois, mais jamais en même temps. Seuls quelques individus sont capables de réaliser cela, on les appelles les Osydians. Cela leur confère des aptitudes et des pouvoirs hors du commun. (…)La nature de ce pouvoir peut être bonne ou mauvaise, et elle est définie directement par l’âme de la personne. Il est facile de différencier les deux suun grâce à leurs couleurs. Noir pour le mauvais et blanc pour pour le bon, mais attention, un bon suun peut devenir sombre si l’équilibre est brisé par l’esprit et inversement. Il faut que tu sache une dernière chose. Il existe des Osydians supérieurs, des êtres exceptionnels capables de maîtriser l’énergie de l’univers, celle qui nous entoure tous les jours. Ils sont rares et très puissants.
 
 Mon avis :
 
Isaac jeune orphelin est représenté comme le « charmeur » de la bande et file le parfait amour avec Alexandra, souvent sûr de lui, il aime plaire et a beaucoup d’affection pour sa grand-mère. Adam, le sage, l’un des plus réfléchis si l’on puis dire : il agit toujours après mûre réflexion. Il vit avec ses parents et sa jeune sœur Nina, atteinte d’une grave maladie. Et nous avons Ryan, qui est une boule de feu : impulsif, qui agit souvent sous un coup de tête. Il est passionné d’escrime, et de jeux vidéos tout comme ses amis ! J’ai aimé qu’ils puissent se compléter ! Avec une préférence pour Adam, bien qu’il ne sache pas s’y prendre avec les femmes.

Les personnages secondaires allant du roi Garamei et de la famille royale, en passant par les capitaines (et proches) sont très bien imaginés, les discours et les caractères collent à merveille. J’ai trouvé qu’ils étaient complémentaires, quant aux réactions naturelles. La trame de l’histoire est bien ficelée, les évènements qui rendent le futur des adolescents prend tout son sens au fil du récit. Au fil du récit nous comprendront l’importance des garçons dans l’histoire, et leur utilité au sein du Royaume. Ce qui est intéressant est d’avoir le point de vu de plusieurs personnages, et pas simplement des héros principaux. J’aime savoir quelles sont leurs pensées, craintes, ou doutes. Ce point fût bien exploité !

Un autre point positif et que l’action est très vite mise en place, et chaque personnage qui se rencontre est amené à se recroiser. Les descriptions, sont époustouflantes, je n’en ai trouvé aucune trop longues. Le fait que l’auteur prenne le temps d’installer son univers, ne m’a pas dérangé et n’a pas ralenti ma lecture.

L’univers mais aussi les règles d’Amisseum est fantastique, tout comme les scènes de batailles qui sont dignes d’un film à grand budget. Les interrogations sont nombreuses, notamment à la fin du récit, on a très envie de connaître la suite des aventures et ce qui attend la bande d’amis.

J’ai également apprécié l’épreuve de l’Envergure, j’y ai vu un soupçon « d’Hunger Games » notamment le fait que les équipes se retrouvent dans un labyrinthe, il consiste à ce que les finalistes de grands Royaumes choisissent des combattants : ceux ci s’affrontent lors de cette épreuve où plusieurs qualités sont demandées tant intellectuelles que physiques, la première équipe trouvant l’objet demandé remporte cette épreuve. Une seule règle existe : il est interdit de tuer une quelconque personne, tout le reste est permis afin d’arriver à ses fins. Il est vraiment demander d’utiliser sa tête, les muscles ne font pas tout ! Et avec des adversaires aussi dangereux, nos jeunes héros devront être stratèges !

Adorant également le fait qu’ils ne puissent pas utiliser leurs téléphones, et reviennent à une époque « médiévale » où on correspondait par lettres. Il est possible d’envoyer des lettres partout dans le monde, en pensant à la personne à qui l’on veut s’adresser et j’ai adoré cette idée ! 

Ce monde magique saura vous séduire, il m’a fait penser à un « un monde merveilleux » et je ne peux qu’adorer. Imaginez un endroit médiéval où règne un roi proche de ses sujets et de son Royaume, qui vivent dans un monde aux diverses couleurs et où chacun serait différent tant par la couleur de peau, que par sa personnalité. Rajoutez à cela des créatures « hybrides » certaines avec qui l’on aimerait pouvoir s’amuser tel que Nero : Mi-Tigre, Mi-Lion, fidèle animal du roi. Mais également peuplé de créatures dangereuses, de toutes sortes mais surtout à des tailles gigantesques pouvant tuer des personnes en les empoisonnant. Rajouter à cela des guerres, telle que la « sordide guerre » ayant marqué de nombreuses personnes que l’on pourrait comparer aux guerres que l’on peut connaître de par l’histoire. Des dangers, et de nombreuses interrogations viendront également se poser sur les personnes leur voulant du mal.
 
Je ne peux que recommander ce livre empli d’amitié, d’amour, de magie comme j’en ai jamais vu encore. Le décor et les paysages somptueux qu’il est facile d’imaginer. Venez découvrir le monde merveilleux d’Amisseum, qui bien que merveilleux, comporte certains dangers et rejoignez l’aventure.

Je lui attribue la note de 19/20.

Au Royaume de Kitoln, Tome 1 : L’éleveur de Dragons de Laurence Puzenat

Auteur : Laurence Puzenat
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  235 pages
Année de parution : 2017
Résumé :

« Un être humain sans oxygène finira fatalement par mourir. Il en va de même pour cette planète sans sa magie.
Sous la folie des mortels qui ont anéanti toutes créatures magiques, la planète se meurt, mais n’a pas dit son dernier mot! Elle a chargé Olgray, mage de son état, de retrouver le dernier dragon pour qu’avec lui, revienne la magie. Olgray lui a trouvé Sildra, mage sans magie mais qui reste une herboriste plutôt débrouillarde. Ensemble, ils parcourent le monde.
Suivant le moindre indice aussi farfelu soit-il, échappant aux fourches et aux bûchers, ils poursuivent la recherche de l’œuf de dragon.
Et la dernière piste en date, les mène à Kitoln , l’un des royaumes les plus anti-magie qu’on puisse trouver, ambiance…
»

Ma critique :
 
Je tiens à remercier Laurence pour cet envoi et ce service-presse, j’ai beaucoup apprécié la petite dédicace personnalisée !
J’aime les jolies couvertures, et ce livre m’a tout de suite tapé dans l’oeil, je pense que vous commencez à me connaître : j’aime les couvertures simples dans le sens où elles sont jolies, sans être surchargées. J’aime beaucoup en l’occurrence ce décor désertique, et même si l’on n’a pas lu le résumé de ce livre on peut déjà avoir une idée avec le titre, mais aussi sur le lieu central de l’histoire ainsi que sur ses personnages.
 
J’aime finir un lire, et enchaîner à nouveau par un coup de cœur, tant par la plume que par l’univers riche. J’adore les mondes magiques, mais je me suis également beaucoup attachée à ces personnages riches en caractère, mais également l’humour présent au cours de ce récit.
 
Ce roman est une aventure, un voyage au cœur du royaume de Kitoln, j’y ai vu du Terry Pratchett dans cette expédition avec deux personnages mais pas des moindres : Olgray éleveur de dragons et Sildra son apprentie. La route sera semée d’embuches, mais rien ne saura stoper leur détermination et volonté à arriver à leur fin.
 
Il est rare que j’accroche aussi vite à une histoire, au point où je ne veuille pas lâcher le roman : les personnages sont formidables et originaux, la plume de l’auteure est également très agréable. J’ai aimé les deux personnages principaux, je les ai trouvé en effet très complémentaires, bien que Sildra vive dans l’ombre de son Maître, Olgray, on ne peut que les aimer. Le mage fera tout pour réaliser sa quête : celle d’aller chercher l’œuf de dragon, afin de faire réapparaître ces espèces majestueuses maintenant disparues, mais il saura compter sur son apprentie pour l’aider à cette tâche.
Cette dernière à un caractère bien trempé, il l’a trouvé alors qu’elle ne pouvait se servir de magie. On sent qu’elle a beaucoup plus de potentiel qu’on veut bien nous le montrer, et on n’est clairement pas déçu tout au long de l’histoire. Elle arrivera à faire de grandes choses.
 
J’ai beaucoup aimé également Olgray, un mage de renom et réputé pour être l’un des plus vieux. Ce qui fait la force d’un mage, c’est également son âge. Il a ce que très peu de mage ont : le fait de ne dépendre d’aucun objet où tirer sa magie, en effet il « signe », il est son propre catalyseur (de magie). Bien que plusieurs problèmes viendront chatouiller Olgray, il ne se démontera pas, et privilégiera la vie des habitants à sa propre quête ce qui changera la donne et l’aidera à se faire respecté de tous.
 
J’ai aimé suivre les réactions des autres personnages, au début la relation entre le roi et Olgray est sous tension, voyant en lui un profiteur, mais très vite il se rendra compte qu’il se trompe et qu’il n’est là que pour l’aider lui et son peuple. Mais aussi suivre les relations entre les mages et les habitants, qui éprouvait répugnance à leur contact, changent leur vision des choses en voyant que le mage et Sildra prennent soin d’eux. Il était temps qu’ils ouvrent les yeux sur les erreurs et les corrigent.
 
En effet les mages étaient très redoutés, et au même titre que les sorciers ils se retrouvaient si l’on savait envoyés au bûcher. Une vie dure en perspective.
 
J’ai aussi aimé découvrir Dame Méloria, veuve et sous le charme d’Ogray, qui sera également une épaule pour notre jeune apprentie.
Mais aussi Cléofus, menuisier reconverti en marionnettiste : il n’est pas rare de voir des marionnettistes  au nord..Sauf que celui-ci est de haute envergure, il dispose de beaucoup d’empathie et d’humilité et sera également un allié à notre duo de choc, Sildra lui fera le cadeau de donner vie à une marionnette : la plus forte qu’on n’a jamais vue, Polisson..J’ai vraiment aimé découvrir ce garçon de bois tout d’un humain et drôlement sympathique !
 
En bref :
Laurence Puzenat possède une plume fluide, j’ai vraiment adoré cet univers, l’humour mais aussi la répartie des personnages. Je ne me suis pas ennuyée un instant l’action étant toujours au rendez-vous, la seule chose que je regrette est le nombre de pages..J’aurais voulu en lire davantage, maintenant j’attends la suite avec impatience.. Celle de l’avenir qui repose sur Bernie, et Edicia mais aussi de leurs progénitures. Que se passera t-il lorsque les Royaumes voisins apprendront le retour des dragons ? J’ai en effet beaucoup d’interrogations sur la suite des évènements et j’ai très hâte de savoir l’avenir de ces personnages !

Citations :

Vous êtes faibles et surtout stupides. Vous faites la guerre plus facilement que vous œuvrez pour la paix, combien d’hommes avez-vous perdu depuis que vous êtes sur le trône ? Combien de vies qui auraient pu être sauvées si vous aviez pris le temps de régler le conflit en accordant un compromis ?

Bon bah m’sieur le mage, maintenant que vous êtes mort je vais vous laisser.

– Bonne idée, je dois organiser mon enterrement.
Ouais j’aimerais pas non plus..songea l’assassin qui regardait ses ongles sales. Bref, bonne continuation et j’espère que votre mort vous a plu.
– Une vraie mort de la part d’un vrai assassin, je ne pouvais pas rêver mieux.

Exilium, tome 2 de Frédéric Bellec

Auteur : Frédéric Bellec
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  320 pages
Année de parution : 2017
Résumé :

« C’était il y a quatre mois, lors de mon premier face-à-face avec les rigueurs de l’hiver saint-amandois. Trois discrets élèves du lycée où j’exerce comme pion m’ouvraient les yeux sur leur étrange faculté de se transformer en une improbable et redoutable créature. Je fus terrorisé. Mais ils m’aidèrent à surmonter mes peurs pour comprendre leur place dans l’ordre naturel des choses. Je devins leur meneur, et l’un d’entre eux mon gardien.

Partager cette expérience dans mon premier témoignage fut éprouvant mais me servit de thérapie post-traumatique. Je restai convaincu qu’après cela plus rien ne pourrait m’effrayer.

Jusqu’à ma confrontation avec quelque chose de plus grand, plus fort, imprévisible. Et pour la première fois : maléfique !

Cet ouvrage relate les événements survenus après ceux rapportés dans mon premier témoignage. »

 Ma critique :
Je tiens à remercier BoD pour l’envoi et l’écrivain Frédéric Bellec pour cet envoi et ce service-presse, merci pour votre confiance !
 
Eh oui, le premier livre avait été un coup de cœur, une fois le livre terminé j’ai couru demander à découvrir la suite !
On retrouve la même ambiance sur la couverture, la même qui m’avait séduite, les couleurs différant puisqu’on a un rouge vif !
Et comment dire..la plume de Frédérique me plait toujours autant.
 
L’histoire reprend par des bribes de documents gardés confidentiels : une menace pour les hommes, un récit mettant en scène une créature ancienne, qui, s’attaquait aux animaux des environs ne laissant aucune forme de vie et carcasses à foison..
La crainte de la voir réapparaître naît tout au long du récit ! J’ai nommé le leg noir ! 
Il possède une particularité qui le rend invisible aux yeux des hommes, personne n’a jamais pu affirmer sa forme de transition, sa forme tout court..
 
Une nouvelle menace plane, en effet des carcasses d’animaux sont retrouvés en forêt, depuis l’hiver dernier de choses étranges se déroulent : les animaux sont effrayés par quelque chose de plus fort qu’eux..Les oiseaux ont même disparus !
Lewis, Guilhem, et Kévin tenteront de faire leur possible pour en connaître la raison, mais même eux sont effrayés, ils savent que quelque chose de dangereux se trame derrière tout ça. En plus de ce souci, le Proviseur n’est jamais très loin, piquant Fred et faisant tout pour le sortir de ses gonds mais celui-ci reste impassible : c’est lui qu’ils ont choisi, et s’il continue à mettre le nez là où cela ne le regarde pas les legs iront lui faire une petite visite !
Nous sommes en attente des explications de l’Abbé sur les faits, et des solutions envisagées. Et si ces faits étranges étaient reliés à la créature ou l’animal légendaire ? Celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Eh oui, l’enjeu est de taille, et l’action ne manque pas tout au long du récit.
 
Nous retrouvons avec joie Fred, meneur et pion qui lui aussi est ravi de pouvoir nous raconter ses confidences avec les legs !
Je ne trouve pas le résumé inutile, au contraire, il replace les éléments pour ceux qui n’auraient pas tout suivi ou qui découvrent le roman sans avoir lu le tome 1 !
 
Je suis contente de retrouver ces jeunes adolescents qu’on a prit plaisir à découvrir et qu’on apprécie pour leur dons, mais aussi la maturité d’autant plus que Frédéric n’est pas avare sur les descriptions..Nous pouvons davantage nous les imaginer physiquement !
 
J’adore toujours autant la répartie du protagoniste, et son humour ! Ce livre n’a rien à envier au précédent, c’est une véritable pépite.
Les dates ont été gardées ainsi que les lieux et heures, j’apprécie vraiment ce côté « journal intime », qui avait déjà su me séduire précédemment ! Dernier point et pas des moindres, j’ai vraiment aimé que le roman ne tourne pas tout le temps autour de Frédéric, qu’on puisse aussi suivre les autres personnages !
 
Dans chaque tome nous abordons des sujets diverses, qui causent souvent polémiques.
Dans ce tome, l’auteur aborde avec brio le sujet de l’homosexualité, il adresse un message aux jeunes (et peut-être moins jeunes) en leur disant de ne pas avoir honte de leur nature même si souvent ce ne sera pas toujours évidents avec les moqueries et bassesses.
Le sujet de l’acceptation de soi, qu’on avait déjà pu appréhender dans le tome 1 réapparaît puisqu’il n’est pas forcément évident de s’accepter lorsqu’on est différent des autres, mettant en lumière le fait de ne pas avoir honte de soi, et de justement mettre un poing d’honneur à revendiquer son originalité, sa différence !
Mon seul regret reste la longueur du roman, plus courte que le précédent. J’aurai aimé en lire davantage.
 
 En bref :
 
J’ai aimé ce second tome, je l’ai trouvé court dans le sens où j’aurais en lire davantage, notamment en apprendre plus sur les nouveaux personnages.
J’ai vraiment hâte de lire le prochain tome ! Merci encore à Frédérique.

 Citations :

Non, plus important encore : la conviction que c’est nous qui forgeons notre propre paradis. Je ne cherche plus à être heureux, parce qu’il n’y a rien à quérir, le bonheur est déjà là, présent avec nous ! Ce bonheur convoité par tous n’est que le nom donné à cette accumulation des petits plaisirs qui naissent chaque jour que Dieu fait.

L’amour inconditionnel d’abord. Spontané, non motivé, basé sur des principes. Il rend libre parce qu’il bannit le préjugé et la crainte, cette crainte adepte de l’ignorance volontaire qui mène à l’absurdité et à la destruction.

 Celui qu’il avait prétendu être n’était plus. Il se mit à pleurer comme un bébé. Pour la première fois peut-être, des larmes sincères de jeune homme seul. Trop seul.
 

Exilium tome 1 de Frédéric Bellec

Auteur : Frédéric Bellec
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  423 pages
Année de parution : 2015
Résumé :
« Cette semaine-là, de fortes chutes de neige exigèrent la fermeture du lycée où je travaillais comme ‘pion’, mais le maintien exceptionnel de l’internat permit l’hébergement de la poignée d’élèves bloqués sur place. Par ma proximité avec le lieu de travail, je fus le seul disponible pour assurer les nuitées. La semaine se présentait alors avec un calme insolent : encadrer sept adolescents occupés à compter les flocons au sein d’un établissement vidé de son âme. Sauf que nous n’étions pas seuls ! Au début, j’expliquais aux élèves effrayés que le vent et le froid étaient à l’origine des souffles et des craquements. Jusqu’à ce que leur fréquence nous accule à l’évidence : quelque chose sans aucun lien avec la météo avait infiltré le dortoir ! Alors que je pensais avoir trouvé le calme dans la campagne du Centre France, après mon départ de la Côte d’Azur pour la petite ville de Saint-Amand-Montrond, j’allais découvrir un énigmatique Berry, qu’au XIXe siècle Chateaubriand avait décrit comme une contrée  » où se passaient des choses étranges  » ! »
 
Ma critique :
Je tiens à remercier BoD pour l’envoi et l’écrivain Frédéric Bellec pour cet envoi et ce service-presse.
 
Ce livre je voulais le lire depuis sa sortie, il me faisait sans arrêt envie.. Je l’ai même demandé en cadeau, mais il ne fut jamais choisi, mais ça ne fait rien il est enfin dans ma bibliothèque ! La première chose m’ayant séduit est la couverture, sobre..mystérieuse, et cette phrase qui donne vraiment envie de le lire « Oubliez tout ! Réapprenez tout ! C’est un premier tome, et je trouve que le roman a été conduit par une main de Maître. L’avant-propos nous amène déjà dans une ambiance particulière, le côté fantastique est déjà installé ce qui m’a fait grandement plaisir ! Le côté autobiographique m’a également grandement plu !
Nous faisons la connaissance, de Fred, Assistant d’éducation ou appelé communément « pion »obligé de se rendre en internat pour surveiller de jeunes élèves Polistes et lycéens lambda n’ayant d’autres choix que de rester au vu de la météo. Mais des évènements inattendus viendront bouleverser l’ordre des choses…
En effet, certains jeunes entendent des bruits, grattements , sifflements. Mais le plus étrange est que notre Fred les entend aussi ! Il devra paraître rassurant pour ses chers élèves, mais on imagine bien que cela ne doit pas être évident à gérer de garder son sang froid et de paraître serein. Une chose est sûre : Ils ne sont pas seuls, et devront cohabiter avec une chose vivant à la nuit tombée. Cette autobiographie est déroutante, et au vu des évènements on s’attend d’avantage à une chasse aux fantômes, aux spectres, aux goules mais rien de cela…Il faut chasser ses préjugés et ouvrir son cœur. L’idée m’a d’autant plus, bien que je ne suis pas très fan des félins.
 
La plume est réellement plaisante , c’est un livre que j’ai savouré : on ne se noie pas de flots d’informations ou de choses inutiles ! Les chapitres peuvent se lire comme un journal intime, au vu des dates des différents évènements. J’ai beaucoup aimé les Polistes, l’habit ne fait pas le moine, j’ai beaucoup aimé la sensibilité de ces jeunes et à plusieurs reprises je mourais d’envie de leur faire un câlin et leur dire que tout ira bien. J’ai aussi beaucoup aimé les planches de la fin, les croquis sont vraiment surprenants..j’ai beaucoup aimé les imaginer, et aimé l’idée qui en découle : un humain permettant d’avoir un lien avec la nature. J’ai trouvé encore plus belles les phrases sur la différence, on devrait être acceptés tels que l’on est, la diversité des personnes est belle et précieuse.. Guillhem, Lewis et Kevin m’ont passé le mot, je pourrais bientôt faire appel à toi meneur !
 
En bref :
J’ai toujours voulu avoir un pion comme Fred, je pense qu’on doit être plusieurs dans ce cas là à envier ces jeunes internes et moi la première ! Si vous voulez partir à la découverte de choses étranges, de mythes et légendes fantastiques je ne peux que vous recommander Exilium, c’est un réel coup de cœur. J’ai maintenant très hâte de dévorer ce tome 2 !


Citations :
La notion de monstre n’est qu’une simple question de point de vue, au sens propre comme au figuré. Pour une souris, un chat est une créature sadique et sanguinaire, un tueur en série sans état d’âme qui aime torturer ses victimes avant de les dévorer. C’est pourtant ce redoutable prédateur que vous trouvez adorable et magnifique.
Exilium existe donc toujours, mais nul ne peut le situer sur une carte.
La moyenne est devenue la norme et tout ce qui s’en écarte n’est plus de la variété, mais de l’anormalité, une verrue à brûler

Aztèques : Harem, tome 1 de Eric Costa

Auteur : Eric Costa
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  316 pages
Année de parution : 2017
Résumé :
« Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ? Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers. Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée. Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations. Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ? »
 
Ma critique :
Je tiens à remercier l’écrivain pour cet envoi et ce partenariat !
Aimant le monde Aztèque et cette période de l’histoire je fus agréablement surprise en voyant l’ouvrage ! Je lis peu de livres historiques et celui ci à bien capté mon attention ! Ce fut difficile de le lâcher ! Le rythme fut soutenu, et la plume juste formidable, fluide, accessible..et aussi théâtrale ! Je regrette que certains passages ne soient pas plus « développés » !
 
Nous faisons la connaissance, d’une jeune fille, celle qui sera l’héroïne : Ameyal, elle est fille du chef d’un village Mexicain, elle vit dans un monde heureux jusqu’au jour où elle perdra tout : sa tribu se fait attaquer, les assaillants Aztèques n’hésiteront pas à humilier les hommes, les femmes, mais aussi à piller tout ce qu’ils possèdent. Quant à son ami, canin, elle le retrouvera exécuté. Elle essaiera de leur tenir tête, mais seule sa beauté réussira à la garder vivante. Les assaillants l’emmèneront ainsi que les femmes du village au marché des esclaves pour être vendues. Un homme l’achètera pour entrer au service d’un harem, ainsi que son amie Nicté elles tenteront de s’enfuir mais finiront au-dit harem de la ville Aztèque. Elle sera déboussolée lorsque son amie s’en ira car elle ne correspondra pas aux critères demandés pour finir comme fille de joie destinée aux esclaves. Ameyal ne comptera pas se laisser faire malgré ses fuites n’aboutant pas et, elle tentera de trouver des solutions pour avoir une vie moins désagréable qu’elle ne le sera. Malheureusement, le grand sage ne l’avait pas préparée à tout cela. Elle vivra entourée de concubines jalouses, complotistes, combattant pour sa propre vie.. et ne saura pas en qui avoir confiance.
 
Bien que le récit commence par une scène déroutante : celle de la fin de ce que l’héroïne à connu, celle de la perte de tout ceux qu’elle aimait, nous donne envie de continuer. La sensibilité et la force mentale du personnage au vu de son jeune âge nous séduit, cette force de la nature nous donne envie de nous battre tout comme elle pour nous, nos choix et nos libertés. J’ai également beaucoup aimé le personnage de Macoa, qui saura être son alliée et l’aider lorsqu’elle ne verra aucune lumière au bout du tunnel.
J’ai également beaucoup apprécié le lexique pour nous aider, ce fût vraiment judicieux de la part de l’écrivain.
Si vous voulez partir à l’aventure, que vous vous sentez l’âme d’un aventurier mais si en plus vous aimez l’histoire, ou bien passer un bon moment je ne peux que vous recommander cette lecture ! J’ai vraiment hâte de découvrir ce que nous réservera le tome 2 !
 
Citations :
Un homme n’a pas à cultiver sa beauté comme on peut l’exiger d’une concubine
Des arbres verdoyants les baignent de leur ombre, et des plants de tomates, de piments, des avocatiers ponctuent la terre brune à leurs pieds. Au-delà des dernières habitations se dessine la ligne courbe de la jungle. Des oiseaux volent en piaillant au-dessus des cimes.
Au centre de la place, à l’ombre d’un ficus géant, sont assises les marchandes de Huaxca. Des grappes de fruits, de légumes, des coquillages nacrés, des plats emplis de poudres colorées ornent les tissus disposés à même la terre. Des parfums d’épices dérivent dans l’air chaud, vibrant du matin.
 

Les Échappés de l’Enfer, tome 1 : Le vampire de Belgrade de Vuk Kovasevic

Auteur : Vuk Kovasevic
Éditions : Atelier Mosésu
Nombre de pages :  255 pages
Année de parution : 2014
Résumé :
« Vous y croyez, aux vampires ?
Non, probablement pas. Il y a encore quelques années, je pensais dur comme fer que ces saletés n’existaient pas. Jusqu’à ce que j’en croise un. Et puis un autre…
Les rues de Belgrade, ravagées par la guerre, sont devenues le théâtre d’un nouveau combat. Une guerre souterraine, larvée. Un règlement de compte entre Echappés de l’Enfer.
Mais les vampires ne sont pas invincibles : on m’a enseigné les méthodes radicales et je les applique. Ils sont immortels… mais j’ai tout mon temps.
Parce que, comme le dit la chanson, « Crime is on my side »… »
 
Ma critique :
Je tiens à remercier les Ateliers Mosésu pour ce partenariat ainsi que l’écrivain !
Aimant le mythe du vampire, et des créatures en tout genre je fus très agréablement surprise en voyant l’ouvrage ! Bien qu’habituée aux vampires d’Anne Rice, j’ai plongé dans le roman avec délectation.
 
Vuk nous accueille à bras ouverts pour sa première aventure et pas des moindres !
Il s’est engagé comme soldat dans l’armée Serbe et a vraiment prit goût à tuer ses ennemis ou toute personne qui se mettra sur son chemin !
Cependant sa folie, commence à effrayer ses frères d’armes, qu’il considère comme des idiots, des femmelettes. Il faut lui reconnaître qu’il n’a peur de rien !
Jusqu’au jour où il fera la rencontre d’un vampire, qui tuera la seule personne pour qui il aura un minimum d’affection et il faut se le dire : le meilleur Sniper.
Une personne d’une force surhumaine, sur qui les balles ne feront absolument rien, il se mettra à halluciner, mais les mythes sont bien réels : les vampires existent et sont en nombre. Ainsi commencera sa chasse. Sur les traces du monstre, il fera la connaissance d’une personne un peu spéciale : Drago, employé par une entreprise afin de se débarrasser de ces créatures.
Autant dire qu’il n’a rien de normal, tant par ses aptitudes physiques que psychologiques. Il a le don de lire dans vos pensées. Eh bien, ça fait froid dans le dos !
Il deviendra alors son seul allié et ami dans cette lutte sans merci.
 
J’ai beaucoup aimé le système hiérarchique pour « vampires » : les seekers sont tout en bas de l’échelle, ils ne peuvent pas transformer d’humains et sont avides de sang. Ils répondent à l’ordre de leur Maître. Ensuite,  les invités : des femmes ou des hommes transformé(e)s afin que le vampire suprême se sente moins « seul » , les femmes peuvent donner naissance de leurs « fils », eux, sont plus puissants qu’elles et en dernier vient le Maître de la « ruche » : le Vampire « chef ».
Le personnage de Vuk est en effet très intéressant, bien qu’il soit psychopate, sanguinaire, homophobe ou encore raciste je pense qu’il puisse se bonifier avec le temps.
J’espère qu’il deviendra plus humain, dans sa lutte contre les monstres, et que les monstres seront vu parfois plus humains que les humains eux-même.
Drago fût un véritable coup de cœur, il représente en soit LE chasseur parfait : toujours à l’affût, bien organisé, jamais dépassé par les évènements mais surtout mystérieux…Il serait intéressant d’en apprendre plus sur lui et de ce qui l’a poussé à épouser ce métier.
 
J’en ressors avec plaisir, j’ai beaucoup ri aux annotations ou aux situations.
L’auteur a une très bonne plume. Le livre n’est pas long et on ne s’ennuie pas un instant. Je le conseille aux mordus de fantastique, de monstres quels qu’ils soient ou tout simplement pour passer un bon moment même si vous n’avez pas l’habitude de lire ce genre de roman ! Amateurs de Rock, et d’humour vous serez servis !
 
Citations :
– La normalité n’existe pas en période de conflit. Vous imaginez qu’un arbitre se balade au milieu des combats et siffle, d’un coup.
Eh toi là-bas ! Oui, TOI. ça fait six semaines que tu te bastonnes. Oui, déjà. Don, tu arrêtes maintenant. Tu dégages dans les lignes arrières.
Au trot, soldat ! Tu passe prendre ta solde et tu penses à bien décompresser surtout. Compris ? C’est un ordre !
 
– Je n’ajoute rien – à quoi bon ? L’âge de mes ennemis n’a aucune espèce d’importance. Un enfant de douze ans, pour peu qu’il ait une arme,
entre les mains, est une menace potentielle. On ne s’embarrasse pas de ces considérations, si l’on veut survivre.
 
– Celle-là avec les deux trous au milieu du front et la moitié de  sa calotte crânienne en puzzle sur le sol, n’est pas près de faire un come-back..
à part chez Michael Jackson qui, comme chacun sait, aime les morts-vivants et les enfants – les premiers en clip, les autres plutôt en slip (ou vice-versa, on finit par s’y perdre).
 

L’amante d’Etretat de Stanislas Petrosky

Auteurs : Stanislas Petrosky
Éditions : Atelier Mosésu
Nombre de pages :  120 pages
Année de parution : 2016
 Résumé :
 « Une vocation pas comme les autres les a réunis, il était tout pour elle, comment fera-t-elle sans lui ?
Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d’amour qui soit, passionnée et fusionnelle.Mais un jour où Frédéric part s’adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer.Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l’homme qu’elle aime. Stanislas Petrosky nous entraîne dans les méandres de la dépression.Jusqu’où le manque de l’être aimé peut-il mener ?
Mais l’auteur venant du monde du polar, il se pourrait que L’Amante d’Étretat ne soit pas qu’une simple histoire d’amour tragique. Un roman poignant qui dévoile une douloureuse et lente descente aux enfers…»
Ma critique :
Je remercie avant tout les éditions de l’Atelier Mosésu pour leur confiance ! Et pour m’avoir envoyé ce livre.

Je dois dire lorsque je l’ai reçu, je m’attendais à un Thriller..pur et dur. Mais rien de cela, me voilà soulagée ! Étant donné que ce n’est pas un genre que j’affectionne particulièrement.

La couverture sombre, dans un lieu qui semble tout droit sortie d’un film m’a immédiatement intriguée et m’a mise dans le bain.

Dès les premières pages, nous entrons dans le journal intime d’Isabelle Mergis, le journal qu’elle a reçu pour ses dix ans de la part de sa tante Sophie afin qu’elle puisse y écrire ses secrets et ses confidences.

Les années passent, lorsque Isabelle le reprend afin de mettre des mots sur ses maux : elle est confrontée aux violences conjugales paternelles, sa mère, elle, est amoureuse de lui et lui pardonne chaque coup, chaque bleu…Il suffit qu’il revienne vers elle, en s’excusant pour qu’elle lui pardonne à nouveau pour que le schéma puisse à nouveau recommencer.

L’homme qu’elle déteste le plus au monde finit par mourir, en se faisant écraser par un train. Encore trop saoul. Alors, tout bascule. Aline, le vit très mal elle se retrouve abrutie aux anti-dépresseurs. Un soir, Isa rentrant plus tôt que prévu la retrouve dans un coma éthylique …elle devait savoir qu’il ne fallait pas mélanger alcool et médicaments, mais c’est trop tard. Le médecin lui apprend que son foi est endommagé : elle souffre de cirrhose alcoolique.

Ainsi vit-elle l’un des moments les plus difficiles de sa vie, à 20 ans à peine elle devient orpheline. Elle n’est pas prête à affronter la vérité en face, sa mère était tout ce qu’elle avait. Comment faire pour avancer après ce drame ? Suite à sa perte, elle décida de changer de voie professionnelle…Elle voulait aider les autres, dans leur deuil en préparant les corps des personnes qu’elles avaient aimées en devenant Thanatopractrice et cela lui semblait plus naturel que la comptabilité. Ainsi rencontrera t-elle Frédérique, chez qui elle passe son stage. Malgré un père macho, qui ne comprend vraiment pas ce qu’elle vient faire ici..Oui sa devise est : « une femme doit rester au secrétariat ou chez elle à s’occuper de ses enfants », vous voyez un peu le genre ! Fred et Isa, finissent donc par se rapprocher bien qu’elle eut peur des hommes elle va en tomber amoureuse.

Après dix années de bonheur à l’état pur, sa moitié va disparaître en mer lors d’une sortie planche à voile. Cependant celle-ci ne semble pas décidée à lui rendre le corps tant aimé, elle se demande s’il est vraiment mort ou s’il s’agit d’une disparition volontaire.

Ainsi commencera sa descente en enfer, au fil des chapitres entre folie et dépression Isabelle sombrera au point à ce qu’elle ne veuille plus quitter sa maison, ou son jardin.

On a l’impression, pour ceux qui ont déjà perdu un être cher…de nous identifier par moments, au personnage d’Isa.

C’est certes un roman court, il est composé de 120 pages, mais je n’aurais jamais cru aimer autant un livre, ni qu’il m’emmène là. Les deux derniers chapitres m’ont vraiment étonnée, on ne s’attend vraiment pas à une fin pareille.

Stanislas Petrosky m’a emmenée dans une histoire comme je les aime, avec une écriture fluide. Il n’y a pas de longues descriptions, on ne s’attarde pas sur les éléments futiles puisque chaque chapitre à son importance. La fin est vraiment bluffante.. et saisissante !

L’Amante d’Etretat est une belle surprise, différents thèmes sont traités : nous passons de l’amour d’un être cher, à sa perte, et à la déchéance. Comment faire pour s’en sortir ? Comment vivre après la perte d’un être cher ? En bref : je ne peux que vous le conseiller.

Citations :

-« En plus de perdre l’amour de sa vie, elle pouvait pas lui donner une sépulture. Il ne pourrait pas avoir une tombe où elle pourrait venir le pleurer, déposer des fleurs au lieu de ce tombeau immense qu’était la mer qu’elle venait contempler tous les jours du bout de la jetée. » p.48

-« On dit souvent qu’un suicide raté n’est qu’un appel au secours, que celui qui veut mourir ne se rate pas. Ce n’était pas le cas d’Isabelle, car elle n’avait personne à appeler au secours, elle n’avait personne pour prendre soin d’elle. Elle avait simplement peur de mourir. » p.52

Je lui attribue la note de 16/20