Codex Memoriæ – Le sacrifice des âmes du Purgatoire, Christophe Michaud

Auteur : Christophe Michaud
Éditions : Auto édité
Nombre de pages : 284
Année de parution : 2015
Résumé :

«« Papillon dans la nuit, tel un enfant, j’erre dans le vide qui m’entoure, attiré par des lumières qui se révèlent à moi. »

Un vagabond amnésique est conduit au sanitarium local spécialisé dans les troubles post-traumatiques de la Première Guerre mondiale. Il n’a aucune mémoire, ni présente ni passée. Pour ne pas sombrer, il essaye de se raccrocher comme il peut à tout ce qui l’entoure dans l’espoir de se construire une identité, mais c’est sans compter sur la rivalité de deux médecins qui se cristallise à son sujet.

Il poursuit ainsi son cheminement mental dans une errance onirique teintée de mythologie grecque avant de se trouver confrontée à une réalité brutale qui prend corps au travers de l’étrange docteur Bonne. »

Ma critique :
 
 
Merci à Mr Christophe Michaud pour le service-presse ! Ainsi que pour la jolie dédicace accompagnant le livre.
 
J’ai débuté cette lecture sans savoir ce qui m’attendait, après avoir lu « Le Sacrifice des Dieux » qui m’avait plu, j’ai voulu découvrir ce roman particulièrement attiré à nouveau par le résumé ! La couverture est dans la même lignée que Le Sacrifice des Dieux  intrigante, et tout aussi mystérieuse !
 
L’histoire débute au collège où nous rencontrons : Olivier Quine, jeune psychiatre qui décide d’ouvrir un hôpital après la Première Guerre Mondiale, choqué par les boulots qu’il a occupé dans les hôpitaux, dignes des plus grands asiles il prit la décision de créer un endroit qui respectera ses patients, et où ceux-ci pourraient être libres de leurs gestes sans être attachés ou sujets d’expérimentation. Un projet noble, pour ce jeune homme qui a perdu son frère en pleine guerre.
Un homme pouilleux et mystérieux rejoindra son hôpital, il est amnésique à un tel degré qu’il n’arrive à se souvenir de rien et que les bribes de souvenirs qu’il a sont révélées sous forme de rêves..
Des rêves étranges, où il rencontrera Perséphone, reine des enfers, qui se meurt. Ses souvenirs sont en fait, ceux de cette femme qui un jour a été jeune et enlevée par un bel inconnu pour être emmené dans un lieu que les humains ne peuvent atteindre, l’Olympe.
Il se questionnera alors sur son identité, et partira en quête de soi. La mythologie sera présente du début à la fin, et l’auteur saura nous combler avec sa plume agréable.
 
A côté de ça, tout ne se passera pas aussi bien que l’aurait voulu le Docteur Quine, depuis qu’il s’est associé à un talentueux médecin, Docteur Bonne. Ce dernier représente l’expérience, la renommée, et a vécu la guerre.. il fut évident qu’il faudrait que ce soit lui pour guérir ces nombreux hommes blessés par leur pays, lui seul saurait comment agir avec eux et leur redonner du courage et de l’espoir. Cependant, notre vieux médecin cache de nombreuses choses à son collègue, comme ses expériences au sous-sol sur les patients.La seule chose que notre jeune docteur sait c’est qu’ils travaillent tous deux sur le même patient dans l’idée de faire une thèse qui les rendrait tous deux connus. Un besoin de renommée, assurément pour Quine, qui pourrait peut-être devenir dangereux en voulant à tout prix faire passer son bonheur avant celui de l’homme dont tout le monde ignore l’identité.Des expériences que personne n’aimerait savoir, et que seuls sont tenus au courant son assistante et Albert son homme à tout faire..
Que se passera t-il lorsque Olivier Quine s’apercevra de leurs absences ? Disparaitra t-il comme eux ? Qu’adviendra t-il du Sanitorium et des patients ?
 
Nous suivrons ainsi deux aventures, mêlant également le fantastique, une grande zone mystérieuse.. Et le côté horrifique sur les expériences de Bonne, qui si l’on peut dire représente le méchant de cette histoire.
 
 
L’écriture est agréable, fluide, pour moi cette lecture est un réel coup de cœur. Le roman, de par le nombre de pages se lit rapidement, j’ai été absorbé et n’ai pu m’arrêter !
Il peut convenir aux jeunes, comme aux moins jeunes.
 
J’ai adoré l’amnésique, ayant de la peine pour lui quant à la perte de son identité..
Et détesté le comportement de Bonne, eh oui..tout l’inverse, mais tout est fait pour qu’on ne puisse l’aimer de par son comportement !
  
Dans ce roman les sujets traités sont divers, sur la question d’éthique vis-à-vis des patients, sur la part d’ombre de l’ombre, l’envie de reconnaissance.
Il y a une grande part de mystère du début jusqu’à la fin, et j’ai adoré les nombreuses images faisant de ce roman un superbe livre-objet !
La police de l’écriture, est juste parfaite pour le thème du roman et est aussi présente dans le premier roman..
 
J’ai plus qu’adoré les nombreux détails, informations, rendus officiels ajoutant une touche de véracité à cette histoire ! Lorsque réel et mythologie grecque se rencontrent..
 
Citation :
 
– Je regarde une boule dans le ciel. Je la fixe, pâle et ronde. Je l’aime. Elle m’obsède, car elle est hors de ma portée et quoique je fasse, je ne peux pas l’atteindre.
 

Mon petit cœur de pierre de Lucile Caron-Boyer

Auteur : Lucile Caron-Boyer
Éditions : Librinova
Nombre de pages :  224 pages
Année de parution : 2017
Résumé :

« Marion a quatorze ans, un meilleur ami qui s’appelle Tom et un cœur de pierre. Du moins, c’est ce que Tom lui dit souvent, et peut-être qu’il n’a pas tout à fait tort. Cette année, elle rentre en troisième, retrouve son collège, ses camarades de classe, ses habitudes. Rien à signaler donc. Enfin si, peut-être. Le nouveau, Alex, produit sur elle un effet bizarre quand il lui sourit. Et puis il y a ce prof de SVT qui lui rappelle furieusement quelqu’un… Un roman qui parle d’adolescence, de la difficulté d’être différent, et d’amitié. À moins que ce ne soit d’amour, tout simplement. »

Ma critique :
 
Merci à Lucile Caron-Boyer pour le service-presse ! Ainsi que pour la jolie dédicace accompagnant le livre.
 
J’ai débuté cette lecture avec des appréhensions, j’adore la littérature jeunesse, mais c’est comme une boite de chocolats on ne sait jamais sur ce que l’on va tomber ! La couverture m’a particulièrement plu et intriguée..Un cœur sobre, juste de quoi intriguer le lecteur.
 
L’histoire débute au collège où nous rencontrons : Marion, jeune adolescence, qui entre en troisième, ainsi que son ami de longue date : Tom, son meilleur ami, son pilier. En effet la jeune fille, n’a jamais eu beaucoup d’amis.. Leur amitié a commencé en CE1, en effet les enfants étaient assez cruels avec son ami, raillant sa couleur de cheveux, et ses tâches de rousseurs. Il avait changé d’école, ne pouvant plus supporter les moqueries et regards cruels de part les autres enfants. Marion, elle, était moquée parce qu’elle avait perdu son père.
De nombreux professeurs ont été remplacés, d’autres sont restés.. Mais de nombreuses filles populaires semblent s’agiter au sujet du nouveau professeur d’SVT, on le dit canon.
Mais ce qui semble très étrange est qu’il ressemble comme deux gouttes d’eau au père de Marion. Aurait-il un frère jumeau ? Il y a de nombreuses zones d’ombres, comme son portrait qui semble avoir disparu de la commode. Quel est cet homme ? De nombreux soucis viendront s’ajouter à cela, comme Hervé..Un collègue, moustachu éprit de sa mère et cette fille, Laurie, qui viendra chambouler son quotidien et volera du temps à Tom.
L’adolescente, se refusera d’aimer, même si le nouveau, Alex, lui donnera des papillons dans le ventre, elle a un cœur de pierre…Comment faire lorsque son cœur et sa tête son en conflit perpétuel ?
Se laissera t-elle aller à ses pulsions ? Ou résistera t-elle, devant un aussi joli sourire ?
 
L’écriture est légère, fluide, pour moi cette lecture est un réel coup de cœur. Le roman, de par le nombre de pages se lit rapidement, je l’ai lu dans mon cas en une après-midi.
Il peut convenir aux jeunes, comme aux moins jeunes. J’aurai aimé une Marion, plus mature, plus réfléchie..Mais elle est jeune, et tout le monde agit différemment, pense différemment.
J’ai préféré le personnage de Tom, j’ai parfois été ennuyé qu’il ne lâche pas prise sur son physique, et donne de l’importance aux paroles des autres.
 
Mon second coup de cœur, fût pour la propriétaire, bien qu’âgée elle a une grande sagesse d’esprit, j’ai aimé sa simplicité..Et sa joie de vivre !
 
Vous l’aurez compris, les relation humaines sont présentes du début à la fin, l’amitié chez les jeunes, mais aussi l’amour fraternel, maternel (je me suis retrouvée dans cette dernière).
Il y a une grande part de mystère au sujet du père, jusqu’au derniers chapitres..on se questionne sur son absence, pour enfin avoir des réponses !
Pouvons-nous vivre avec l’absence d’un père ? Comment réagir si tout n’est pas comme ce que l’on imagine ?
 
J’ai plus qu’adoré les clins d’œil à Harry Potter, notamment le Basilic, ou encore Ron Weasley et aussi ceux à l’univers de Disney ! Qui représentent tous deux, mon enfance !
 
 
 
J’adore cette musique, et, l’auteure en parle dans le roman…Pour finir avec une note toute en douceur !
 
Citations :
 
Depuis quelques temps, grâce à internet, j’avais élargi mon champ d’investigation aux langues étrangères, j’aimais les mots intraduisibles, ceux dont l’équivalent n’existait pas dans notre langue, j’adorais l’idée qu’il existait forcément quelque part sur terre un mot pour chaque chose, émotion ou sensation, et qu’il suffisait d’explorer pour finir par le trouver.
 
J’ai un rapport assez distant avec le maquillage. Mis à part le fait que je vois ça comme une perte de temps, je n’en comprends pas très bien l’intérêt. Soit il ne change rien et dans ce cas, il est inutile de se tartiner le visage, soit il change tout et dans ce cas on se rapproche dangereusement de l’escroquerie. Si le but est de séduire, pourquoi ne pas se montrer telle qu’on est ? 
 
– Tu dois être la seule à ne pas t’en rendre compte Marion. J’ai entendu dire que certains sixièmes t’avaient surnommée « le basilic ».
Sam a réprimé un éclat de rire, mais maman n’a pas compris la référence.
– Pourquoi ?
– C’est une créature dans Harry Potter, un serpent géant qui a le pouvoir de tuer ses victimes d’un simple regard.
 

Sentinelle de Jean-Bernard Lemal

Auteur : Jean-Bernard Lemal
Éditions : IsEdition
Nombre de pages :  184 pages
Année de parution : 2017
Résumé :

« Aka-Bô est l’un des derniers survivants de la tribu des Sentinelles, un peuple complètement isolé qui refuse tout contact avec le reste du monde. Il lutte pour la survie de ses congénères sur l’Ile de Sentinelle, perdue au milieu de la mer.

Un jour, un cyclone apporte des ordures de la « civilisation » sur le rivage. Aka-Bô, qui n’en avait jamais vues, ouvre un sac et y trouve un magazine. Sur la couverture, la photo d’un homme blanc. Fasciné, il le prend pour son dieu, Pugalat, que les Anciens décrivent comme un homme à peau claire. Il décide alors de pratiquer des transes pour le faire venir sur l’île.

Walter Teagarden, l’homme présent sur la photo du magazine, est cadre chez WIC, l’une des plus grosses sociétés américaines de conseil. Après avoir découvert les pratiques douteuses de WIC et de sa concurrente IWS, il se rend compte que ces manœuvres cachent quelque chose de bien plus grave encore, et chercher alors le moyen de donner une leçon à tous ces gens qu’il déteste …»

Ma critique :
 
Je tiens à remercier l’édition ISEdition, et l’auteur cet envoi et ce service-presse !
 
La couverture, et le résumé m’avaient beaucoup intrigué.. Je suis aussi intriguée par les évènements naturels, qui plus est sur une île mystérieuse que l’on voit luxuriante ! Le résumé m’a plu, mais j’ai très vite déchanté au fil du roman..
 
J’aime m’essayer à plusieurs genres de romans, je ne suis pas fermée ou confinée à un genre même si j’ai mes préférences, mais je ne m’attendais pas à ce qui suivra dans le roman.. Les personnages sont différents l’un de l’autre, mais je n’ai eu aucun coup de cœur pour les personnages principaux, et c’est bien la première fois que cela m’arrive, même si j’espérais voir les caractères changer.
 
L’histoire débute par une visité sur l’île d’où tient le titre de ce livre, la Sentinelle, l’île oubliée on y fait la connaissance d’Aka-Bô homme de la tribu des Sentinelles, son peuple est gardien de mystères et d’un univers en voie de disparition, il vit avec sa femme : Aka-Wat et son fils Aka-Bôwat. Ce jour là on annonce une tempête, celle ci déposera sur l’île un magasine et l’homme y verra un homme, qu’il prendre pour son Dieu : Pugulat. Est-ce un signe du destin ? Le vent soufflera tellement fort, qu’il fera tourner les pages jusqu’à tomber sur un immeuble de verre. Lui qui pensait qu’il n’y avait rien d’autre au monde que de l’eau, à perte d’horizon. Il se sentira alors, responsable d’une mission : celle de faire venir Pugulat sur l’île afin d’effacer les erreurs de son peuple puisque celui-ci se meurt, les vivres commencent à se faire rares.
 
En parallèle, nous croisons Walter Teagarden, vivant à Tampa et travaillant pour l’une des plus vastes entreprises au monde, pour le compte de McIntosh. Il est célibataire et ne croit plus en l’amour depuis que son ex femme Marie l’a quitté pour son banquier. Je n’ai vraiment pas accroché à son personnage préférant Jack.
Ce qui m’a dérangé ce n’est pas qu’il déteste son semblable s’il avait des raisons pour « détester l’autre », mais Walter se croit meilleur et surtout au dessus des autres. On le verra sans ambitions, et vivre sans but jusqu’au jour où il croisera la femme de l’homme qu’il déteste le plus au monde : DiMarco. Walter ne comprend pas e qu’elle a bien pu lui trouver, elle qui semble douce et délicate..Mais il semblerait qu’elle soit effrayée, mais par quoi ? Peu importe, la façon avec laquelle elle le regarde ne fait aucun doute : elle est tout autant sous son charme, ainsi commencera leur idylle compliquée mais non moins tumultueuse.
Au point où celle-ci lui fera perdre la raison ! Et l’aimera tellement qu’il sera capable de la défendre quoi qu’il advienne.
Il découvrira des secrets bien gardés, et des personnes sans scrupules capables de tout pour se faire de l’argent sur le dos des autres. Il sera celui qui viendra interrompre leurs manigances notamment grâce à son ami, femme de ménage, qui relève les courrier et enregistre des discussions lorsque ces personnes organiseront des réunions. Pourquoi devraient t-ils s’inquiéter d’une vulgaire femme de ménage ?
 
Je m’attendais à un côté science-fiction et non thriller.. C’était bien parti pour, avec les visions.. D’où mon désarroi.
 
J’ai beaucoup aimé les personnages secondaires, et sans eux je n’aurais pas autant accroché : Jack, l’ancien stagiaire de Walter qui prendra sa place ou encore la femme de ménage qui est bien plus. J’ai trouvé son personnage intelligent, et bien pensé. Le second point que j’ai apprécié fût la plume de l’auteur, même si je n’ai pas beaucoup accroché à l’histoire j’ai entendu de ses autres livres, pourquoi pas me plonger dedans !
 
Citations :
 
– Cela dépend de l’île. La mienne vogue immobile sur un océan dont je ne connais pas encore le nom, mais je sais qu’elle existe. Je suis sûr que chacun ici, ce soir, possède un bout de rocher, un territoire sacret, un refuge secret. Nous traînons tous un passé plus ou moins supportable. On tente de ranger dans des tiroirs nos oripeaux les plus sales, des souvenirs troués, des dessous déchirés, des regrets élimés. Mais au fond, on s’habille de nos habitudes, et les mauvaises sont celles qui nous vont le mieux. Elle donne de l’élégance à nos instincts les plus refoulés.
 
– Ma valise connaissait tout de mes secrets. Gardienne de mes sous-vêtements sales, elle subissait aussi les conséquences de mes humeurs. Tantôt jetée au sol ou remplie à la hâte, rarement abordée avec douceur, elle était cornée, rayée, abandonnée sur des tapis roulants, scrutée par des scanners. Je trimbalais ma vie comme cette valise, à bout de bras, sans vraiment m’en rendre compte.
 

Le Sacrifice des Dieux (Codex Memoriæ) de Christophe Michaud

Auteur : Christophe Michaud
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  133 pages
Année de parution : 2013
Résumé :

« Suivez un enquêteur du Saint Office au jour le jour par l’intermédiaire de son journal. Vivez son enquête de l’intérieur. Soyez confronté à ses découvertes, à ses cauchemars, à ses doutes. A la lecture d’un livre terrible, il plongera au cœur des secrets les plus obscurs. Son esprit résistera-t-il à ces révélations que l’Église nous cache ?
Partez sur les traces de l’indicible dans un voyage initiatique et parcourez l’Europe. Assisterez-vous au sacrifice des Dieux ?
Ce récit illustré inspiré de l’univers de H.P. Lovecraft vous emmènera dans les contrées inexplorées de son œuvre.
»

Ma critique :
Je tiens à remercier Christophe pour cet envoi et ce service-presse dédicacé !
Je suis une fan de couvertures, je le répète souvent..ce livre m’a tapé dans l’œil de par sa sobriété..
 
L’histoire est écrite sous forme d’un journal de bord, journal qui devra être décodé deux fois, pour qu’il ne puisse tomber entre de mauvaises mains. Au fil du livre, nous comprendrons les raisons qui ont poussé notre héro à le sécuriser aussi bien. Certaines informations sont tellement bien détaillées que l’on pourrait remettre en question l’histoire, ce qui paraît assez déstabilisant lorsqu’on y repense.
 
Marcel Salcovetti est un ancien fonctionnaire de musée, maintenant enquêteur, privé et intervient dans les affaires délicates pour la Saint-Office, appelée aussi « inquisition ». Après avoir menée une mission à bien, il est contacté par un télégramme du Saint-Office à Naples, et doit s’y rendre de tout urgence, la raison ? un groupe d’individus s’adonnerait à de la sorcellerie..Mais pas n’importe laquelle, il s’agirait d’une adoration envers un Dieu Païen. On les dit appartenir à la pègre : La Camorra. N’ayant que des informations, il est utile d’en savoir plus sur leurs intentions.
Chaque personne de ce culte possède une marque : une pieuvre à huit tentacules.
Deux choix s’imposeront à lui : trouver l’épouse d’un homme de la confrérie et la faire parler peu important le moyen de dissuasion ou s’infiltrer et remonter la filière.
Heureusement qu’il saura compter sur un vieil ami de Johnny, un riche homme vivant avec femme et enfants : Di Balgio, au début il s’en méfiera mais très vite les deux hommes deviendront proches partageant la même foi et l’aidera en donnant une réception dans un hôtel hype, afin de découvrir les personnes appartenant à cette secte. Grace a cette soirée, il se rapprochera du chef à la tête de cette organisation, Spoletti. En tentant de faire sa place, dans cette société secrète, Marcel sera amené à traduire un ancien livre, un livre qui changera sa vie et nature par la même occasion : il en fera des cauchemars, avant de passer aux actes. Jusqu’où ira sa folie ? Lui qui pensait être plus fort que les autres, saura t-il s’en sortir ?
 
Nous suivons son état d’esprit, ses pensées retranscrites dans le journal mais aussi de nombreuses photos, dessins et gribouillages, articles de presses. Nous ressentons la folie du personnage vers la fin, notamment après avoir retranscrit le livre par un certain Comte. Le plus inquiétant sont les trous noirs dans son esprit, il a réellement du mal à différencier les songes et le réel. Nous avons du mal à l’imaginer accomplir ces actes de violences, je dois avouer que je ne suis pas très fan du côté « cannibalisme » , qui m’a arraché des expressions de dégoût à l’évocation de certaines scènes.
 
J’aime passé un moment avec ce livre, tant par la plume que pour ce qu’il dégage. Adorant la mythologie et les personnages aux forts caractères : j’ai aimé les personnages notamment Marcel, Di Balgio et la famille de ce dernier. Notre Marcel, ressemble à Mulder et la couverture fait très « enquête inclassée » un peu comme les dossiers classés X dans la série X-Files, des affaires non résolues impliquant des phénomènes paranormaux et extraterrestres. Nous n’en sommes pas très loin puisque ce roman parle de mythologie où vient se frotter la science-fiction ainsi que le côté fantastique. La pieuvre m’a intriguée tout comme la trace de main présente ou encore le résumé, grande adoratrice de mythologies et de Cthulhu.. je sautait alors sur l’occasion et ne perdit pas une seconde ! Il m’était destiné ! .. Tant sa foi est immense envers la religion, et sur l’existence du paranormal..sorcelleries, nécromancies et autres catégories qu’il vise pour que celles-ci cessent leurs activités.
 
Ce roman est une aventure, un voyage au cœur des ténèbres mais aussi celui d’un voyage jusqu’en Grèce, j’y ai vu du Lovecraft dans cette expédition avec un Dieu et pas des moindres : Shub-Niggurath nommé « la chèvre noire des bois aux mille chevreaux », j’y ai vu une ressemblance avec X-Files, étant donné que la créature est extraterrestre et que notre enquêteur recherche la vérité.La route sera semée d’embuches, mais rien ne saura stopper sa détermination et volonté à arriver à vaincre la bête. L’écrivain a effectué de nombreuses recherches puisque le mythe de Shub-Niggurath est bien souvent associée à la nature, et aux forêts.
 

Trouvaille sur Pinterest : Rituel Cthulhu

 

 

Citations :

Je pense qu’on ne peut pas sortir indemne d’une telle lecture. Inévitablement on se pose des questions où le rationalisme s’oppose à la croyance. Au final on est seul juge de ce que l’on doit croire. Les documents que je vous livre ici ne sont pas innocents. Ils ont déjà fait couler du sang et j’espère que ni le vôtre ni le mien ne viendront s’y mêler.

Amisseum : Les terres inconnues de Maes Larson

Auteur : Maes Larson
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  491 pages
Année de parution : 2017
 
 
 Résumé :

« Notre imagination aime nous jouer des tours. C’est probablement ce qu’Adam aurait souhaité se dire cette nuit après s’être réveillé en plein sommeil. Mais ce fut tout le contraire. Rien ne l’aidait à s’ôter de l’esprit ce qu’il avait vu, ni sa mère et encore moins ses fidèles compagnons Ryan et Isaac.

Ensemble, ils vivaient une vie de lycéen avec les joies et les peines qui vont avec. Pourtant, une seule chose semblait préoccuper Adam depuis quelques jours.
Qui était cet homme qu’il avait aperçu dans la nuit sombre ? Et ce lieu ? Etait-il réel ? Il n’avait jamais rien vu de tel.
Autant de questions auxquelles Adam et ses amis tenteront de répondre dans une aventure qu’ils n’avaient pas choisi et à laquelle ils ne pourront pas échapper. »

Ma critique :
 
Merci à Maes Larson pour le service-presse ! J’ai beaucoup aimé la lettre accompagnant le livre, il doit s’agir du plus beau service-presse reçu le sceau royal au dos fait très sympa.
 
J’ai débuté cette lecture avec beaucoup d’excitation, j’adore la fantasy ! La couverture m’a particulièrement plu et intriguée..Un château d’un joli bleu caché par une montagne, en effet je ne m’attendais pas à autant de plaisir dans ma lecture !
 
L’histoire débute dans le Royaume d’Elmeria, où nous rencontrons : Klausmery, un roi, âgé de 44 ans, on le perçoit comme un roi aimable : proche de ses sujets, sensible à leur bonheur. Se faisant vieux, il songe à assurer une descendance pour qu’un de ces enfants puisse accéder au trône et instaurer une sécurité à son peuple. Pourquoi ne pas épouser Ania ? La soeur de son cher ami Garumei ? Lui-même souverain. Notre roi, est également réputé pour avoir combattu lors de la « Sordide guerre » mais depuis peu il se trouve assaillit par des craintes, malgré la fortification de son château, ses nombreuses troupes de gardes ou encore la légende liée au château concernant sa composition de pierres bleues qui proviendrait d’une montagne habitée par de nombreuses créatures fantastiques. Cette pierre aurait également des propriétés la rendant incassable..et sublime, d’un bleu saphir. Qui pourrait vouloir le tuer ? Le danger est imminent, et ses craintes réelles puisque durant la nuit une chose explosa dans sa chambre.
 
Dans le chapitre suivant je faisais la rencontre d’Adam, Ryan et Isaac, trois jeunes lycées unis par une grande amitié, mais que tout oppose. Adam, le premier personnage présenté fût le premier à avoir rêvé de ce roi. Qui est-il ? Où se trouve ce château ? De nombreuses questions se bousculent. Il a la sensation d’avoir ressenti dans son rêve des odeurs, comment cela pourrait-il être réel ?
Ce Royaume doit exister. Il est le seul, à penser que ce roi existe, sa mère, Camille est persuadée que ses rêves ont un rapport avec les films qu’il visionne.
 
Le matin, alors qu’il va rejoindre ses amis Ryan, lui avoue un rêve similaire dans la même nuit, mais avec des éléments complémentaires..ce qui effraierait n’importe qui ! Alors qu’il passent par le parc, pour se rendre en cours, celui-ci est intrigué par un « étrange rocher ».
 
En cours, Ryan questionnera son professeur et apprendra que la pierre a été étudiée durant plusieurs siècles, des archéologues du monde entier l’auraient examinée : dix-sept années. Un seul constat qu’ils ont pu noter : elle ne peut être déplacée, puisqu’elle a une profondeur sans fin. Comment cela pourrait-il être possible ? D’où vient-elle ? Et comment est-elle arrivée sur Terre ?
La seconde chose que les professionnels ont su dire est qu’elle était sur Terre depuis des milliers d’années, et ce, bien avant les hommes et la composition de la roche ne trouve pas d’équivalence sur la planète..
De quoi inquiéter quiconque ! Une seule personne a eu une dérogation spéciale et continua les recherches mais une zone d’ombre pèse sur cette personne.. Tout le monde aurait oublié son nom.
 
Alors qu’Isaac rêvassait en regardant le ciel en cours, un évènement inattendu se produisit : le ciel s’assombrissait et des gouttes de sang en tombèrent..Il vit un homme suppliant qu’on l’aide, enfermé dans un cachot et attaché par des chaînes. Il souffrait, beaucoup. Il sorti de sa torpeur, par quelqu’un annonçant un tremblement de terre. Il ne cessa de se questionner sur l’identité de cette personne, et sur sa nature.
 
De nombreuses personnes furent touchées, beaucoup s’en sortirent, et beaucoup moururent : le séisme cause la mort de 250 personnes et 80 blessés.
 
Adam, après une virée entre amis peu de temps après le séisme, reçu une sorte de choc à la tête : des images défilaient dans son cerveau sans qu’il ne puisse rien faire. Il revit l’homme de son rêve, un château suivi d’un lac et d’une explosion. Cela ressemblait davantage à des visions qu’un songe. Que pouvait-il en être ?
Il a la sensation qu’un malheur va se produire puisque le jour de son rêve une catastrophe avait eu lieu. Comment empêcher cela ? Il décidera d’aller réfléchir dans la librairie de son père d’adoption M. Miramond, obnubilé par son rêve il fera des recherches dans les vieux livres et documents que garde son ami, et tombera sur un livre Lapus Lux : Pierre et Lumière. Il fera la découverte de notes manuscrites datant de plusieurs années, et d’autres beaucoup plus récentes. Une photo d’une roche deux fois plus grande, était également jointe.
La seule piste qu’il trouvera sera un mot d’un dénommé Mickael Vervens mettant en garde contre cette pierre.
 
Peu de temps après Ryan fera saisit du même « mal » qu’Adam, Isaac également. Tous deux perdirent également le contrôle sur leurs corps et virent les images défiler.
 
Ses amis, essayèrent tant bien que mal de joindre leur ami, mais celui-ci ne décrochera pas. De plus, ils apprendront la crise de Nina, et que celui-ci était censé chercher des médicaments mais sa mère est sans nouvelles de lui. Les deux camarades décideront de partir à sa recherche, mais un évènement inattendu viendra les interrompre : ils seront attirés par une lumière bleue émanant du parc, et ne pourront contrôler leurs corps. Ils entreront tous deux aspirés par cette lumière et celle-ci cessera aussitôt, tout redevant normal comme si rien ne s’était produit.
 
Adam, Ryan et Isaac se retrouveront tous au même endroit sains et saufs et c’est ainsi que commencera l’aventure de nos jeunes amis, dans ce nouveau monde : Amisseum. Il sont très loin d’imaginer ce qui les attend ! Chacun voulant rentrer chez lui, ils mettront toutes leurs forces à trouver un moyen d’y retourner.
 
Citations :
 
– Parce que c’est la nature humaine de dominer. Encore une fois nous parlons de l’homme, l’être vivant qui n’a cessé de gagner son pain uniquement par la force et à détriment d’autrui.
Si nous avions partagé les richesses équitablement, nous nous serions exposés à une guerre bien plus rapidement. Nos ennemis ne se contenteront jamais du minimum, il fallait les freiner et les empêcher de gagner en force.
 
– On dit qu’ils sont les premiers à implorer l’ange de la mort de les épargner lorsque ce dernier vient arracher leur âme au lever du soleil. C’est à ce moment précis qu’ils réalisent qu’ils n’ont pas assez profité de la vie et de leurs proches. Ils se retrouvent à regretter profondément ces jours où ils étaient trop pressés pour se satisfaire de l’essentiel : le temps.
 
– Il existe trois forme d’énergie dans le corps humain. Celles de l’âme, de l’esprit et du corps. On utilise tous les jours les trois, mais jamais en même temps. Seuls quelques individus sont capables de réaliser cela, on les appelles les Osydians. Cela leur confère des aptitudes et des pouvoirs hors du commun. (…)La nature de ce pouvoir peut être bonne ou mauvaise, et elle est définie directement par l’âme de la personne. Il est facile de différencier les deux suun grâce à leurs couleurs. Noir pour le mauvais et blanc pour pour le bon, mais attention, un bon suun peut devenir sombre si l’équilibre est brisé par l’esprit et inversement. Il faut que tu sache une dernière chose. Il existe des Osydians supérieurs, des êtres exceptionnels capables de maîtriser l’énergie de l’univers, celle qui nous entoure tous les jours. Ils sont rares et très puissants.
 
 Mon avis :
 
Isaac jeune orphelin est représenté comme le « charmeur » de la bande et file le parfait amour avec Alexandra, souvent sûr de lui, il aime plaire et a beaucoup d’affection pour sa grand-mère. Adam, le sage, l’un des plus réfléchis si l’on puis dire : il agit toujours après mûre réflexion. Il vit avec ses parents et sa jeune sœur Nina, atteinte d’une grave maladie. Et nous avons Ryan, qui est une boule de feu : impulsif, qui agit souvent sous un coup de tête. Il est passionné d’escrime, et de jeux vidéos tout comme ses amis ! J’ai aimé qu’ils puissent se compléter ! Avec une préférence pour Adam, bien qu’il ne sache pas s’y prendre avec les femmes.

Les personnages secondaires allant du roi Garamei et de la famille royale, en passant par les capitaines (et proches) sont très bien imaginés, les discours et les caractères collent à merveille. J’ai trouvé qu’ils étaient complémentaires, quant aux réactions naturelles. La trame de l’histoire est bien ficelée, les évènements qui rendent le futur des adolescents prend tout son sens au fil du récit. Au fil du récit nous comprendront l’importance des garçons dans l’histoire, et leur utilité au sein du Royaume. Ce qui est intéressant est d’avoir le point de vu de plusieurs personnages, et pas simplement des héros principaux. J’aime savoir quelles sont leurs pensées, craintes, ou doutes. Ce point fût bien exploité !

Un autre point positif et que l’action est très vite mise en place, et chaque personnage qui se rencontre est amené à se recroiser. Les descriptions, sont époustouflantes, je n’en ai trouvé aucune trop longues. Le fait que l’auteur prenne le temps d’installer son univers, ne m’a pas dérangé et n’a pas ralenti ma lecture.

L’univers mais aussi les règles d’Amisseum est fantastique, tout comme les scènes de batailles qui sont dignes d’un film à grand budget. Les interrogations sont nombreuses, notamment à la fin du récit, on a très envie de connaître la suite des aventures et ce qui attend la bande d’amis.

J’ai également apprécié l’épreuve de l’Envergure, j’y ai vu un soupçon « d’Hunger Games » notamment le fait que les équipes se retrouvent dans un labyrinthe, il consiste à ce que les finalistes de grands Royaumes choisissent des combattants : ceux ci s’affrontent lors de cette épreuve où plusieurs qualités sont demandées tant intellectuelles que physiques, la première équipe trouvant l’objet demandé remporte cette épreuve. Une seule règle existe : il est interdit de tuer une quelconque personne, tout le reste est permis afin d’arriver à ses fins. Il est vraiment demander d’utiliser sa tête, les muscles ne font pas tout ! Et avec des adversaires aussi dangereux, nos jeunes héros devront être stratèges !

Adorant également le fait qu’ils ne puissent pas utiliser leurs téléphones, et reviennent à une époque « médiévale » où on correspondait par lettres. Il est possible d’envoyer des lettres partout dans le monde, en pensant à la personne à qui l’on veut s’adresser et j’ai adoré cette idée ! 

Ce monde magique saura vous séduire, il m’a fait penser à un « un monde merveilleux » et je ne peux qu’adorer. Imaginez un endroit médiéval où règne un roi proche de ses sujets et de son Royaume, qui vivent dans un monde aux diverses couleurs et où chacun serait différent tant par la couleur de peau, que par sa personnalité. Rajoutez à cela des créatures « hybrides » certaines avec qui l’on aimerait pouvoir s’amuser tel que Nero : Mi-Tigre, Mi-Lion, fidèle animal du roi. Mais également peuplé de créatures dangereuses, de toutes sortes mais surtout à des tailles gigantesques pouvant tuer des personnes en les empoisonnant. Rajouter à cela des guerres, telle que la « sordide guerre » ayant marqué de nombreuses personnes que l’on pourrait comparer aux guerres que l’on peut connaître de par l’histoire. Des dangers, et de nombreuses interrogations viendront également se poser sur les personnes leur voulant du mal.
 
Je ne peux que recommander ce livre empli d’amitié, d’amour, de magie comme j’en ai jamais vu encore. Le décor et les paysages somptueux qu’il est facile d’imaginer. Venez découvrir le monde merveilleux d’Amisseum, qui bien que merveilleux, comporte certains dangers et rejoignez l’aventure.

Je lui attribue la note de 19/20.

Albédo de Sébastien Fritsch

 

Auteur : Sébastien Fritsch
Éditions : Fin mars début avril
Nombre de pages :  340 pages
Année de parution : 2016
Résumé :

« L’amitié est ce qui reste quand on a tout perdu. Alors Nil n’hésite pas : dès que Mock le contacte, il accepte de le suivre. Même s’ils ne se sont pas dit un mot depuis quinze ans. Même si c’est pour convoyer une urne funéraire. Et même si la destination n’est autre que Ti-Gwern, cette grande maison où, quelque vingt ans plus tôt, ils étaient une poignée à partager leur jeunesse.
Nil sait pourtant qu’on n’efface pas le temps en remontant une vieille route : les rires et la musique, les vins parfumés, les regards, les désirs qui animaient tous leurs séjours dans ce lieu hors du monde, sont désormais bien loin? sans même parler de Maud.
Alors, est-ce l’amitié ou la nostalgie qui le motive à faire le voyage ? Ou devinerait-il, sans vraiment se l’avouer, que rien n’est vraiment fini tant qu’on ne s’y résigne pas ?
»

Ma critique :
 
Je tiens à remercier l’écrivain Sébastien Fritsch pour l’envoi rapide et la gentille dédicace, merci pour votre confiance !
 
Dès que j’avais vu ce livre, il m’avait tout de suite intriguée, une femme, prenant plaisir à se baigner ! Une lecture, idéale, pour cet été, m’étais-je dit.
En effet j’ignorais tout ce qui pouvait se cacher derrière, mais je m’attendais à énormément de suspense et de révélations, chose où je ne fût pas été déçue !
 
Emmanuel ou Nil, quarantenaire, et cadre dans une entreprise pharmaceutique est contacté par un ami à lui : Mock, après douze années de silence, il lui demande de se rendre avec lui à Ti-Gwern, en Bretagne, un lieu symbolique en souvenirs, où il a passé chaque été avec ses amis de jeunesse. Nous apprenons que Mock est en charge d’une urne funéraire, et qu’il est à la recherche d’un endroit où déposer les cendre de la personne. Une fois arrivés à Ti-Gwern, Mock disparaîtra sans laisser de traces. Pourquoi est-il parti ? Dans quel but ? Beaucoup d’interrogations se posent sur son départ. Après avoir cherché partout, et l’avoir attendu une nuit durant, dans une maison lourde en souvenirs qui ne ravivent que des douleurs à notre Nil, celui-ci rentre chez lui, pour se reposer. Mais sa disparition ne semble pas anodine, il est contacté peu de temps après par Maud, son amour de vacances et sœur de Mock, qui semble effrayée de ne pas avoir reçu de nouvelles de son frère. Elle le suppliera de l’accompagner à Ti-Gwern dans le but de voir s’il ne s’y trouve pas et/ou de le chercher. Cette aventure se révèle être une quête, celle de Nil, complètement paumé dans sa vie.
 
Albédo est avant tout une histoire d’amitié, celle qui lie ces deux hommes, mais aussi celle de tout ces personnages.
Ces amitiés, fortes, qui perdurent malgré le temps passé sans nouvelles. Mêlant amour, amour de jeunesse et souvenirs.
Nous avons d’autant plus de mal à comprendre le départ où la disparition de Mock, quel ami réagirait de la sorte ? Sans donner d’explications ? En effet le suspense est présent tout au long du récit. Lorsque vous pensez comprendre des pièces du puzzle, cela ne sera pas aussi simple puisque d’autres éléments et interrogations se rajouteront au tableau. Nil apprendra beaucoup sur les autres, mais aussi sur lui. Il découvrira les sombres secrets que cachent Maud, celle pour qui il aurait tout donné, et sera très loin de la vérité.
Ce roman est surtout une évolution de soi, Nil a en effet du mal, à être dans l’instant présent il est resté dans le passé, peut-être parce que le passé était plus lisse et qu’il n’a pas envie d’assumer plein de problèmes auxquels il peut avoir à faire face. En effet, ce voyage lui fera du bien, et lui permettra de tourner la page, et de grandir. De s’ouvrir vers d’autres horizons.
 
Je me suis beaucoup attachée au personnage de Mock, le fait qu’il soit torturé et les mystères découlant de sa disparition. Nil fût mon deuxième personnage préféré, j’ai aimé son évolution au cours du récit, et à tout ce qui entourait l’ambiance de ce récit. La seule chose que je peux reprocher sont les descriptions parfois trop longues, mais on les oublie vite, tellement nous sommes plongés dans le récit.
 
En bref :
Je recommande ce livre aux personnes aimant les histoires d’amitié, et d’amour. Si vous voulez passer un moment avec des personnages atypiques, et bien souvent perturbés et à le recherche de soi. Il y a de belles leçons de vie, ce livre est à découvrir.
 
Voici un cover de la musique qui nous suit tout au long du récit, j’ai bien aimé la voix du jeune homme pour le coup : Eva Cassidy – Kathy’s Song.
Citations :
– De toute façon, rêves et regrets sont les deux tomes de la même histoire imaginaire, qu’on aime tant se raconter pour tenir la vraie vie à distance.
– Évidemment, je ne te regardais pas avec les mêmes yeux de merlan frit que ceux que tu posais sur moi, mais je t’admirais, Nil ; tu dois le savoir : je t’admirais. Ton calme, ta résistance face à l’humour panzer de mon frère, et ta disponibilité, ta serviabilité, ta capacité d’écoute, quelle que soit la personne qui parlait et quel que soit le problème qu’elle exposait. De nous tous, tu étais toujours le plus attentif. Tu étais tout ce que doit être un vrai ami.
 

Au Royaume de Kitoln, Tome 1 : L’éleveur de Dragons de Laurence Puzenat

Auteur : Laurence Puzenat
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  235 pages
Année de parution : 2017
Résumé :

« Un être humain sans oxygène finira fatalement par mourir. Il en va de même pour cette planète sans sa magie.
Sous la folie des mortels qui ont anéanti toutes créatures magiques, la planète se meurt, mais n’a pas dit son dernier mot! Elle a chargé Olgray, mage de son état, de retrouver le dernier dragon pour qu’avec lui, revienne la magie. Olgray lui a trouvé Sildra, mage sans magie mais qui reste une herboriste plutôt débrouillarde. Ensemble, ils parcourent le monde.
Suivant le moindre indice aussi farfelu soit-il, échappant aux fourches et aux bûchers, ils poursuivent la recherche de l’œuf de dragon.
Et la dernière piste en date, les mène à Kitoln , l’un des royaumes les plus anti-magie qu’on puisse trouver, ambiance…
»

Ma critique :
 
Je tiens à remercier Laurence pour cet envoi et ce service-presse, j’ai beaucoup apprécié la petite dédicace personnalisée !
J’aime les jolies couvertures, et ce livre m’a tout de suite tapé dans l’oeil, je pense que vous commencez à me connaître : j’aime les couvertures simples dans le sens où elles sont jolies, sans être surchargées. J’aime beaucoup en l’occurrence ce décor désertique, et même si l’on n’a pas lu le résumé de ce livre on peut déjà avoir une idée avec le titre, mais aussi sur le lieu central de l’histoire ainsi que sur ses personnages.
 
J’aime finir un lire, et enchaîner à nouveau par un coup de cœur, tant par la plume que par l’univers riche. J’adore les mondes magiques, mais je me suis également beaucoup attachée à ces personnages riches en caractère, mais également l’humour présent au cours de ce récit.
 
Ce roman est une aventure, un voyage au cœur du royaume de Kitoln, j’y ai vu du Terry Pratchett dans cette expédition avec deux personnages mais pas des moindres : Olgray éleveur de dragons et Sildra son apprentie. La route sera semée d’embuches, mais rien ne saura stoper leur détermination et volonté à arriver à leur fin.
 
Il est rare que j’accroche aussi vite à une histoire, au point où je ne veuille pas lâcher le roman : les personnages sont formidables et originaux, la plume de l’auteure est également très agréable. J’ai aimé les deux personnages principaux, je les ai trouvé en effet très complémentaires, bien que Sildra vive dans l’ombre de son Maître, Olgray, on ne peut que les aimer. Le mage fera tout pour réaliser sa quête : celle d’aller chercher l’œuf de dragon, afin de faire réapparaître ces espèces majestueuses maintenant disparues, mais il saura compter sur son apprentie pour l’aider à cette tâche.
Cette dernière à un caractère bien trempé, il l’a trouvé alors qu’elle ne pouvait se servir de magie. On sent qu’elle a beaucoup plus de potentiel qu’on veut bien nous le montrer, et on n’est clairement pas déçu tout au long de l’histoire. Elle arrivera à faire de grandes choses.
 
J’ai beaucoup aimé également Olgray, un mage de renom et réputé pour être l’un des plus vieux. Ce qui fait la force d’un mage, c’est également son âge. Il a ce que très peu de mage ont : le fait de ne dépendre d’aucun objet où tirer sa magie, en effet il « signe », il est son propre catalyseur (de magie). Bien que plusieurs problèmes viendront chatouiller Olgray, il ne se démontera pas, et privilégiera la vie des habitants à sa propre quête ce qui changera la donne et l’aidera à se faire respecté de tous.
 
J’ai aimé suivre les réactions des autres personnages, au début la relation entre le roi et Olgray est sous tension, voyant en lui un profiteur, mais très vite il se rendra compte qu’il se trompe et qu’il n’est là que pour l’aider lui et son peuple. Mais aussi suivre les relations entre les mages et les habitants, qui éprouvait répugnance à leur contact, changent leur vision des choses en voyant que le mage et Sildra prennent soin d’eux. Il était temps qu’ils ouvrent les yeux sur les erreurs et les corrigent.
 
En effet les mages étaient très redoutés, et au même titre que les sorciers ils se retrouvaient si l’on savait envoyés au bûcher. Une vie dure en perspective.
 
J’ai aussi aimé découvrir Dame Méloria, veuve et sous le charme d’Ogray, qui sera également une épaule pour notre jeune apprentie.
Mais aussi Cléofus, menuisier reconverti en marionnettiste : il n’est pas rare de voir des marionnettistes  au nord..Sauf que celui-ci est de haute envergure, il dispose de beaucoup d’empathie et d’humilité et sera également un allié à notre duo de choc, Sildra lui fera le cadeau de donner vie à une marionnette : la plus forte qu’on n’a jamais vue, Polisson..J’ai vraiment aimé découvrir ce garçon de bois tout d’un humain et drôlement sympathique !
 
En bref :
Laurence Puzenat possède une plume fluide, j’ai vraiment adoré cet univers, l’humour mais aussi la répartie des personnages. Je ne me suis pas ennuyée un instant l’action étant toujours au rendez-vous, la seule chose que je regrette est le nombre de pages..J’aurais voulu en lire davantage, maintenant j’attends la suite avec impatience.. Celle de l’avenir qui repose sur Bernie, et Edicia mais aussi de leurs progénitures. Que se passera t-il lorsque les Royaumes voisins apprendront le retour des dragons ? J’ai en effet beaucoup d’interrogations sur la suite des évènements et j’ai très hâte de savoir l’avenir de ces personnages !

Citations :

Vous êtes faibles et surtout stupides. Vous faites la guerre plus facilement que vous œuvrez pour la paix, combien d’hommes avez-vous perdu depuis que vous êtes sur le trône ? Combien de vies qui auraient pu être sauvées si vous aviez pris le temps de régler le conflit en accordant un compromis ?

Bon bah m’sieur le mage, maintenant que vous êtes mort je vais vous laisser.

– Bonne idée, je dois organiser mon enterrement.
Ouais j’aimerais pas non plus..songea l’assassin qui regardait ses ongles sales. Bref, bonne continuation et j’espère que votre mort vous a plu.
– Une vraie mort de la part d’un vrai assassin, je ne pouvais pas rêver mieux.

Exilium, tome 2 de Frédéric Bellec

Auteur : Frédéric Bellec
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  320 pages
Année de parution : 2017
Résumé :

« C’était il y a quatre mois, lors de mon premier face-à-face avec les rigueurs de l’hiver saint-amandois. Trois discrets élèves du lycée où j’exerce comme pion m’ouvraient les yeux sur leur étrange faculté de se transformer en une improbable et redoutable créature. Je fus terrorisé. Mais ils m’aidèrent à surmonter mes peurs pour comprendre leur place dans l’ordre naturel des choses. Je devins leur meneur, et l’un d’entre eux mon gardien.

Partager cette expérience dans mon premier témoignage fut éprouvant mais me servit de thérapie post-traumatique. Je restai convaincu qu’après cela plus rien ne pourrait m’effrayer.

Jusqu’à ma confrontation avec quelque chose de plus grand, plus fort, imprévisible. Et pour la première fois : maléfique !

Cet ouvrage relate les événements survenus après ceux rapportés dans mon premier témoignage. »

 Ma critique :
Je tiens à remercier BoD pour l’envoi et l’écrivain Frédéric Bellec pour cet envoi et ce service-presse, merci pour votre confiance !
 
Eh oui, le premier livre avait été un coup de cœur, une fois le livre terminé j’ai couru demander à découvrir la suite !
On retrouve la même ambiance sur la couverture, la même qui m’avait séduite, les couleurs différant puisqu’on a un rouge vif !
Et comment dire..la plume de Frédérique me plait toujours autant.
 
L’histoire reprend par des bribes de documents gardés confidentiels : une menace pour les hommes, un récit mettant en scène une créature ancienne, qui, s’attaquait aux animaux des environs ne laissant aucune forme de vie et carcasses à foison..
La crainte de la voir réapparaître naît tout au long du récit ! J’ai nommé le leg noir ! 
Il possède une particularité qui le rend invisible aux yeux des hommes, personne n’a jamais pu affirmer sa forme de transition, sa forme tout court..
 
Une nouvelle menace plane, en effet des carcasses d’animaux sont retrouvés en forêt, depuis l’hiver dernier de choses étranges se déroulent : les animaux sont effrayés par quelque chose de plus fort qu’eux..Les oiseaux ont même disparus !
Lewis, Guilhem, et Kévin tenteront de faire leur possible pour en connaître la raison, mais même eux sont effrayés, ils savent que quelque chose de dangereux se trame derrière tout ça. En plus de ce souci, le Proviseur n’est jamais très loin, piquant Fred et faisant tout pour le sortir de ses gonds mais celui-ci reste impassible : c’est lui qu’ils ont choisi, et s’il continue à mettre le nez là où cela ne le regarde pas les legs iront lui faire une petite visite !
Nous sommes en attente des explications de l’Abbé sur les faits, et des solutions envisagées. Et si ces faits étranges étaient reliés à la créature ou l’animal légendaire ? Celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Eh oui, l’enjeu est de taille, et l’action ne manque pas tout au long du récit.
 
Nous retrouvons avec joie Fred, meneur et pion qui lui aussi est ravi de pouvoir nous raconter ses confidences avec les legs !
Je ne trouve pas le résumé inutile, au contraire, il replace les éléments pour ceux qui n’auraient pas tout suivi ou qui découvrent le roman sans avoir lu le tome 1 !
 
Je suis contente de retrouver ces jeunes adolescents qu’on a prit plaisir à découvrir et qu’on apprécie pour leur dons, mais aussi la maturité d’autant plus que Frédéric n’est pas avare sur les descriptions..Nous pouvons davantage nous les imaginer physiquement !
 
J’adore toujours autant la répartie du protagoniste, et son humour ! Ce livre n’a rien à envier au précédent, c’est une véritable pépite.
Les dates ont été gardées ainsi que les lieux et heures, j’apprécie vraiment ce côté « journal intime », qui avait déjà su me séduire précédemment ! Dernier point et pas des moindres, j’ai vraiment aimé que le roman ne tourne pas tout le temps autour de Frédéric, qu’on puisse aussi suivre les autres personnages !
 
Dans chaque tome nous abordons des sujets diverses, qui causent souvent polémiques.
Dans ce tome, l’auteur aborde avec brio le sujet de l’homosexualité, il adresse un message aux jeunes (et peut-être moins jeunes) en leur disant de ne pas avoir honte de leur nature même si souvent ce ne sera pas toujours évidents avec les moqueries et bassesses.
Le sujet de l’acceptation de soi, qu’on avait déjà pu appréhender dans le tome 1 réapparaît puisqu’il n’est pas forcément évident de s’accepter lorsqu’on est différent des autres, mettant en lumière le fait de ne pas avoir honte de soi, et de justement mettre un poing d’honneur à revendiquer son originalité, sa différence !
Mon seul regret reste la longueur du roman, plus courte que le précédent. J’aurai aimé en lire davantage.
 
 En bref :
 
J’ai aimé ce second tome, je l’ai trouvé court dans le sens où j’aurais en lire davantage, notamment en apprendre plus sur les nouveaux personnages.
J’ai vraiment hâte de lire le prochain tome ! Merci encore à Frédérique.

 Citations :

Non, plus important encore : la conviction que c’est nous qui forgeons notre propre paradis. Je ne cherche plus à être heureux, parce qu’il n’y a rien à quérir, le bonheur est déjà là, présent avec nous ! Ce bonheur convoité par tous n’est que le nom donné à cette accumulation des petits plaisirs qui naissent chaque jour que Dieu fait.

L’amour inconditionnel d’abord. Spontané, non motivé, basé sur des principes. Il rend libre parce qu’il bannit le préjugé et la crainte, cette crainte adepte de l’ignorance volontaire qui mène à l’absurdité et à la destruction.

 Celui qu’il avait prétendu être n’était plus. Il se mit à pleurer comme un bébé. Pour la première fois peut-être, des larmes sincères de jeune homme seul. Trop seul.
 

Overlord tome 1 : Le roi mort-vivant

Éditions : Ofelbe
Nombre de pages : 544 pages
Année de parution : 2017

Résumé :

« Nous sommes en l’an 2138. Yggdrasil, le célèbre jeu de rôle en ligne est sur le point de fermer. Momonga, nécromancien Mort-Vivant, chef de la puisante guilde « Ainz Ooal Gown », attend seul l’arrêt du jeu. Cependant, l’heure de la fermeture passée, Momonga n’est pas deconnecté et se retrouve propulsé dans un monde inconnu. Prisonnier, le seigneur maléfique part à la découverte de terres hostiles. Pour survivre, une seule solution s’impose à lui : conquérir le monde.»

Ma critique :

Je tiens à remercier Livraddict ainsi que les éditions Ofelbe pour ce partenariat ! Merci également pour ce poster géant !

J’ai choisi cette lecture pour le résumé, mais aussi la couverture. Je suis fan de jeux, alors pourquoi ne pas me laisser tenter ?

Nous découvrons Yggdrasil, jeu qui a été lancé il y a dix ans de cela permettant aux joueurs de créer un personnage mais aussi de pouvoir personnaliser chaque contenu, ou de se « créer une maison ». Ce qui l’a rendu connu, et qui l’a fait s’accroître sont : les nombreuses fantaisies qu’il permet.

On suivra une guilde : Ainz Ooal Gown, avec de certaines exigences : elle ne recrute que des joueurs adultes et ouvriers, le Maître de Guilde exigeant également les personnes à ne jouer aucune classe humaine. Ces exigences ont permis à la guilde de se classer dans le top 10 . Tout joueur aguerrit saurait qu’il n’est pas évident pour une guilde de se classer aussi haut !

Cependant, le jeu a décidé de fermer ses serveurs.

Momonga réunit alors ses joueurs pour leur faire un dernier au revoir, et décide de faire un tour dans le jeu une dernière fois pour se remémorer des souvenirs…Mais tout ne se passe pas comme prévu : en effet, le serveur de jeu ne se ferme pas dans la limite du temps escompté, qui plus est les PNJ se mettent à parler, et à agir en fonction de leur propre volonté. Bien entendu, il est impossible de contacter l’Administrateur du jeu !

La fiction dépassera la réalité.

Momonga est un personnage solitaire, qui n’a pas d’amis, de famille ou de petite amie et se questionnera sur son envie de retrouver son « monde ». Il réunira les gardiens de la grande tombe de Nazarick, en urgence, et chacun lui prêtera allégeance puisque chacun le trouvant apte à les aider à rétablir la situation ! Il deviendra cependant le personnage qu’il a créer : un squelette. C’est tout ce que je peux vous dire (sans en dévoiler davantage).

J’ai aimé que chaque PNJ soit dévoué à leur chef, chacun pouvant penser et exprimer désirs et envie ils agiront différemment de leur programmation

Il n’a personne à qui tenir : pas de famille, aucun amis, ou de petite amie, alors il se questionne sur son envie de retrouver son « monde ». Il reste prisonnier du jeu et devient réellement le personnage qu’il a créé.

Je n’ai pas aimé le roman dans le sens où j’ai préféré l’animé…On a extrêmement de mal à entrer dans l’histoire. Momonga paraît froid, de par son apparence squelettique mais il nous inspire pas confiance, il est égoïste et manque d’empathie.

J’ai trouvé certaines scènes assez chaudes, le sexe est présent. En effet, plusieurs allusions sexuelles sont présentes ! Notamment les situations entre Momonga et la maid qui l’affectionne ! En manga ça m’aurait peut-être moins gêné, ça doit être le style..

 

Je reste sur ma faim, avec le livre. Je pense lui donner une chance, au prochain roman.

Eden d’Antoine Delouhans

Auteur : Antoine Delouhans
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  580 pages
Année de parution : 2017
Résumé :
« « Ouvre les yeux. Crois-tu vraiment que nous soyons seuls dans l’Univers? Crois-tu vraiment que la terre qui s’embrase soit un hasard? Depuis toujours l’Homme s’est construit des mythes et des légendes qui enflamment l’imagination. Et si… Et si tout cela dépassait le rêve et le mythe. Et si tout cela n’était que le fruit d’une mémoire du passé. Ouvre les yeux. Bientôt les étoiles tomberont. Bientôt les Puissances voleront en éclat. Bientôt… Eden est à nos portes.  » »
 
Ma critique :
Je tiens à remercier BoD pour l’envoi et l’écrivain Antoine DELOUHANS pour cet envoi et ce service-presse.
 
Ce livre, m’avait plu dès sa couverture.. sobre..mystérieuse, laisse présager de nombreuses énigme, il s’agit du premier livre d’Antoine, et je peux affirmer qu’il est passionnant ! Dès les premières lignes l’écrivain nous amène dans une ambiance particulière, le côté fantastique est tout de suite présenté et l’action ponctue le roman dès les premières pages, ce qui m’a fait grandement plaisir !
 
Oubliez tout ce que vous croyez, en effet, il y a plusieurs Dieux à l’origine de la Vie : Shaddaï, qui fût le premier à créer un monde juste, et avait réussit à en créer un équilibre entre le bien et le mal, sauf qu’un jour un de ses enfants : Samaël le défia pour le remplacer, à Edenia (le Paradis). Malgré ses efforts et l’aide de Légion d’anges il échouera dans sa quête, et fût exilé dans les Terres Maudites d’Edenia, ainsi que tous les êtres l’ayant aidé puisqu’on son père ne pouvait se résoudre à lui ôter la vie. Il disparaitra et reviendra à nouveau mais cette fois-ci pour créer des êtres plus puissants que les anges, ainsi naquirent les Titans, qui purent créer à leur tour des mondes, ainsi apparu la Terre (Earthe). Cette mythologie m’a grandement plu, puisqu’il y a des créatures restant telles les sirènes et les fées, mais aussi des nymphes et des dragons : d’autant plus que chaque créature est dotée d’une âme et d’une conscience !
 
Les personnages sont divers et variés, chose que j’ai grandement appréciée ! Il n’y a pas eu de personnage préféré, pour ce coup-ci puisque je les ai trouvés complémentaires.Mais ce qui m’a d’avantage séduit c’est d’avantage ces mythes, et ces contrées mystérieuses. C’est en effet un univers riche, en descriptions mais aussi en histoire, mais aussi des évènements inattendus viendront bouleverser l’ordre des choses…
La plume est réellement plaisante , c’est un livre que j’ai savouré : les détails sur les personnages, les lieux, ne manquent pas ! Les chapitres sont courts, mais l’action est omniprésente, ce qui m’a beaucoup plu puisque je n’ai pas vu le temps passer. J’ai beaucoup aimé la plume de l’écrivain, agréable, fluide et les descriptions sont juste magiques , l’italique nous ramène à des souvenirs ou des brides d’histoires du passé sont également très plaisante. Mais aussi les différentes illustrations pour chaque « livre » (partie), qui sont en raccord avec le thème.
J’ai aussi aimé le fait de retrouver un personnage mythologique du Talmud : j’ai nommé Lilith, en effet le personnage m’a toujours fasciné et aura un rôle important dans cette histoire puisqu’elle est la reine des démons et des enfers.

 

En bref :

J’ai beaucoup apprécié ce livre, mêlant fantasy et mythologie : la magie dans ce livre ainsi que l’action sont omniprésentes à mon plus grand bonheur.
Si vous voulez sortir des sentiers battus, en découvrant un monde où mages, créatures magiques mènent un combat ce livre est fait pour vous, laissez vous séduire par la plume d’Antoine Delouhans, vous ne serez pas déçus, je vous l’assure !
 
Citations :
Les doubles magiques étaient un fondement essentiel de la constitution de l’Univers. Chaque humain possédait un double magique sur Eden. Être vivant ou objet inanimé, ce double était une âme complémentaire, un frère de coeur, lointain et pourtant indispensable. Les deux âmes étaient liées par l’Equilibre, et aucun d’eux ne pouvait survivre si l’autre venait à disparaître.
 
La moyenne Désespoir, terreur, souffrance. Un crédo auquel il restera toujours fidèle