Yggdrasil tome 3 : L’Espoir

Auteur : Myriam Caillonneau
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  572 pages
Année de parution : 2017
Résumé :

« L’imperium est victorieux. Nayla Kaertan, a été capturée par l’Inquisition et est en route vers la planète mère. Saura-t-elle résister à la puissance de Dieu qui veut se nourrir de sa force vitale ? Dem est le seul qui peut la sauver, mais les rebelles ont découvert sa réelle identité. À peine à bord du vengeur, il est emprisonné et condamné à mort. Parviendra-t-il à s’échapper et à retrouver la jeune femme avant qu’il ne soit trop tard ? »

Ma critique :
 
Merci à Marion Caillonneau pour sa confiance et également de m’avoir confié la lecture de sa trilogie !
 
C’est avec excitation que je commençais le dernier tome, néanmoins triste que cette saga s’arrête..Un univers superbement décrit, et des personnages auxquels nous nous attachons..Les rebondissements et l’action rythment toujours le roman ! Quel plaisir de l’avoir lu..
 
Si vous n’avez pas lu ma chronique sur le tome 1 qui est ici : http://deslivresetmoid.eu/yggdrasil-tome-1-la-prophetie-de-myriam-caillonneau/ ainsi que sur le tome 2 : http://deslivresetmoid.eu/yggdrasil-tome-2-la-rebellion-de-myriam-caillonneau/ je vous invite à le faire. Ce que j’aime dans cette saga c’est le bon grand nombre de rebondissements et d’action tout au long de la lecture..
La lecture reprend dans le désert de Sinfin, Devor Millar a en effet échoué sa mission : celle de protéger Nayla. Il s’en veut cruellement..Lui, qui a conduit une armée de rebelles, qui aurait pu imaginer qu’il ferait tout cela pour une prophétie ? Ils sont venus sauver le capitaine Jani Qorkvin, non pas par amour mais parce qu’il est fautif de sa capture..
En effet, on a capturé cette dernière alors qu’elle enquêtait pour lui, elle fût envoyée au bagne, au « pire » à l’Imperium.
Nous retrouvons aussi Qil Janar, ayant pour ordre de capturer « l’Espoir », la dirigeante de cette bande de rebelles. Il ne voit en Nayla qu’un moyen d’alimentation pour son « Dieu ».
Ce dernier les attendra avec pour ordre de les tuer , le combat fût rude, mais Dem réussit à prendre l’avantage et à l’envoyer très loin.
Malheureusement, Nayla..fût capturée par l’inquisiteur de Qil Janar.
 
Retour vers le présent :
 
Nous retrouvons un Milar désespéré et pris au doute, en effet il craint pour Nayla qui représente tellement à ses yeux..Elle transportée vers le vaisseau « Carnage des Exécuteurs »qui a pour mission de la garder vivante et doit être amenée à Dieu en personne..
A son retour, dans le vaisseau il a la mauvaise surprise de trouver un Tiywan libéré..il avait été enfermé aux geôles en attendant d’être jugé, parce qu’il avait eu envie de pouvoir, et s’était alors mutiné. Il retrouve donc ses amis et surtout « ennemis ». Herton, qui n’a qu’une envie : exécuter Dem.
Mais surtout aucun d’eux ne veut prendre le risque d’aller essayer de sauver Nayla aux griffes de l’inquisiteur..
Ce que j’aime beaucoup dans ce roman c’est que rien n’est jamais perdu, les éléments évoluent rapidement, mais surtout les personnages sont surprenants !
J’ai beaucoup aimé le fait d’en apprendre plus sur le passé de Jani, un personnage que j’ai trouvé très intéressant ! Qui est assez drôle également.
J’ai détesté au plus profond de moi Tiywan, j’avais l’impression qu’il n’y avait « rien de bon » en lui..et puis, il représente LE vrai méchant puisqu’il prend plaisir à faire souffrir les victimes.
Le personnage de Nayla a évolué, plus mature, plus sûre d’elle.. J’adore ce changement !
On en apprendra plus sur son passé, sur son enfance liée au décès de sa mère, alors qu’elle n’était âgée que de sept ans. Au moment de mourir, elle lui avait dit qu’elle était « La Lumière », « L’espoir », on suppose que c’est à partir de ce moment là que les choses ont commencé à changer.
Uri Urbanit est un personnage détestable, comme notre cher Tiywan il prend plaisir à tuer des personnes, ou à introduire leur esprit tout en les faisant souffrir.
La bande à Dem Millar réussira à s’enfuir, grâce au talent de Jani venue pour les libérer de leurs geôles..Ils décideront d’agir et d’aller au secours de leur amie..
Rien n’est encore jouer, de nombreux obstacles apparaîtront..
 
Pour moi, cette lecture était vraiment addictive, je regrette la fin !
J’ai adoré retrouver mes personnages fétiches : Dem et Nayla !
Dieu.. Que dire à part qu’il m’énerve ! Ce qui est intéressant cependant est de voir, ce qu’il était avant d’être ce qu’il est. Son passé, son histoire, on n’imagine que telle personne puisse souffrir.
Ceci dit, je ne l’aime toujours pas moins !
 
 
La plume de Myriam, est, sublime..comme dit dans les précédents tomes, j’aime tout de ce roman. J’aime tellement ce roman que je n’y vois que les côtés positifs, certains pourraient voir en la longueur un désavantage..moi j’adore ! La Science-fiction, est présente, et les personnages attachants quant aux actions je les trouve « réalistes ».
L’univers, les personnages..Non je n’ai vraiment rien à redire !
Je n’en dirai pas plus, ne voulant spoiler, si ce n’est que le coup de cœur est confirmé. Je ne trouve pas la suite « moins » bien, au contraire !
 

Yggdrasil, tome 2 : La Rébellion de Myriam Caillonneau

Auteur : Myriam Caillonneau
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  616 pages
Année de parution : 2016
Résumé :

« Nayla Kaertan est l’Espoir qui doit libérer la galaxie.
Elle a sauvé Olima, sa planète, et assume désormais son rôle. Elle comptait sur Dem pour l’aider dans cette tâche impossible, mais elle a découvert sa véritable identité et cette révélation a tout changé.
Alors que commence la guerre, le séduisant officier en second de la rébellion, Tiywan, lui offre amitié et amour, mais peut-elle se fier à lui ?
Guidée par Yggdrasil, ce lieu mystérieux où se joue le destin des mondes, Nayla conduit son armée de victoires en victoires. Pourtant, rien n’est joué dans cet univers où elle ne semble être qu’un pion manipulé par des forces supérieures.
»

Ma critique :
 
Merci à Marion Caillonneau pour sa confiance et également de m’avoir confié la lecture de sa trilogie !
 
J’avais hâte de continuer ma lecture, et de découvrir « la suite », s’il y a un fait avec les trilogie et saga..Si j’accroche je n’aime pas attendre ahah ! Sachez que ma curiosité, fut rapidement comblée et que j’ai aimé poursuivre cette aventure, découvrir de nouveaux personnages ainsi que de retrouver des personnages importants..Puisque le précédent tome m’avait laissée sur ma faim.. ! Les rebondissements et l’action, sont, toujours présents à mon plus grand plaisir.
 
Si vous n’avez pas lu ma chronique sur le tome 1 qui est ici : http://deslivresetmoid.eu/yggdrasil-tome-1-la-prophetie-de-myriam-caillonneau/ je vous invite à le faire. On quittait la lecture sur une révélation choque où on laissait Nayla Kaertan, et Dane Mardon « se découvrir ».
Il faut dire qu’on à nouveau une superbe couverture, représentant les deux personnages principaux découverts au premier tome : Nayla et Dane.
Nous avons en soit deux grandes parties : la première, tourne autour de Dem, avec toutes les interrogations le concernant, la seconde,accélère d’un coup ne nous laissant pas le temps de reprendre ses esprits.

Le second tome commence sur la découverte de la véritable identité de Dem, même si Nayla est était persuadée, je pense que c’est psychologique et qu’elle ne pouvait tout simplement pas se l’avouer.
Dem ne sera pas en position de force, et subira les assauts du don de Nayla pour s’introduire dans l’esprit de ce dernier.

On a bien sûr peur pour lui, peur que ce personnage disparaisse si Nayla le souhaite…
Nayla, ne peut accepter le fait que Dem l’ai trahie sur son identité, sur certaines choses.. Elle va devoir être alliée avec Dem, cette même personne qui a ôté tellement de vies ; diriger la rébellion d’une main de fer dans un gant de velours et surtout de libérer les personnes qui sont sous l’emprise de Dieu, et de tuer ce dernier de n’importe quelle façon qu’il soit.

Mon petit faible pour DM, persiste encore et toujours, on apprend à le découvrir.. par des flash backs, on y découvre son passé, tout au long du récit. Nous aidant à mieux comprendre le personnage tant mystérieux qu’il était au tout début !
Ses jeunes amis, ses frères d’armes et surtout son enfance.. On le trouve attachant, si ce n’est pas déjà fait, on y voit plus clair à propos de lui, son caractère.
 
La première partie peut être assez ennuyeuse pour certains lecteurs dans le sens où de nombreuses informations sont données, mais le lecteur souhaiterait savoir la suite, en effet de nombreuses interrogations se posent au fil du récit. Ce ne fût pas mon cas, j’ai adoré découvrir le passé de notre Dem, et bien que l’auteure prenne son temps sur les flash-back ceci ne durent pas longtemps puisque l’action reprend de plus belle. Lorsque j’ai commencé ce roman, je ne m’attendais pas à avoir autant d’émotions naître en moi, on est assez proches des personnages, ressentant leur souffrance..et autres émotions, j’ai eu plus d’une fois une petite larmichette à l’œil. Les émotions, elles, s’enchainent ne nous laissant pas le temps de nous habituer à une situation, puisque chaque évènement s’enchaine assez rapidement.
 
Des personnages, m’ont d’ailleurs beaucoup marquée, en premier Dem, Nayla, notemment. Je ne sais pas encore quoi penser de Tiywan, j’attends d’en savoir plus quant au personnage et à ses intentions, il ne faut pas oublier le contexte.. Et le fait que personne ne puisse se faire confiance ! 
Comme lors du premier tome je suis toujours aussi proches des personnages, j’étais assez mitigée quand au personnage de Nayla, mais nous avons un personnage plus mature..plus déterminé que jamais !
 
La plume de Myriam, est, toujours aussi belle..fluide, j’aime tout de ce roman. J’aime tellement ce roman que je n’y vois que les côtés positifs, certains pourraient voir en la longueur un désavantage..que neni ! La Science-fiction, mais aussi les sujets sont parfaitement menés, le lecteur sent les recherches et surtout le travail derrière, non négligeable.
L’univers, les personnages..Non je n’ai vraiment rien à redire !

Je n’en dirai pas plus, ne voulant spoiler, si ce n’est que le coup de cœur est confirmé. Je ne trouve pas la suite « moins » bien, au contraire !

Citation:

– « Vous aviez l’air si… triste, si perturbée… Que vous a-t-il dit, si je puis me permettre ?
– Rien que la vérité. Que je ne peux pas sauver tout le monde et que pour se débarrasser des coupables, il faut accepter de perdre des innocents. « 
 

Yggdrasil, tome 1 : La Prophétie de Myriam Caillonneau

Auteur : Myriam Caillonneau
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  570 pages
Année de parution : 2016
Résumé :

« Une dictature religieuse et militaire règne sur la galaxie. L’armée sainte, fanatiquement dévouée à la cause de celui qui se fait appeler Dieu, élimine impitoyablement ceux qui refusent de suivre les préceptes de la religion. Pourtant, les hérétiques propagent les paroles d’une prophétie annonçant qu’un Espoir va se lever et libérer l’univers.

Tourmentée par de terribles cauchemars prémonitoires, Nayla Kaertan arrivera-t-elle à échapper à l’inquisition qui traque sans relâche ceux qui, comme elle, ont des dons étranges. Doit-elle craindre son supérieur, un homme mystérieux, qui semble posséder des pouvoirs surnaturels ?
Aura-t-elle la force d’affronter son destin ? »

Ma critique :
 
Merci à Marion Caillonneau pour sa confiance et également de m’avoir confié la lecture de sa trilogie !
 
J’ai débuté cette lecture avec curiosité, j’ai beaucoup aimé découvrir cet univers ! La couverture m’a particulièrement plu et intriguée..Un personnage féminin,armé et en fond une planète.. On peut s’imaginer d’or et déjà des rebondissement et de l’action. J’ai beaucoup aimé le lexique, en fin de roman pour aider le lecteur à comprendre certains termes.
 
L’histoire débute dans un univers atypique, il faut imaginer un monde et plusieurs planètes où règne une dictature religieuse dirigée par des armées, et des hommes pieux.
Tous obéissent à un Dieu, et vouent leur vie pour le servir n’hésitant pas à trahir leurs familles ou amis en les dénonçant s’ils sont résistants ou s’opposent aux directives.
Nous suivonns Nayla Kaertan, engagée dans l’armée de Dieu et obligée de faire sa conscription. Elle devra cacher aux yeux de tous qu’elle est une résistante et une hérétique sinon elle sera exécutée comme bon nombre de personnes. Ses supérieurs ravis de ses performances lui donneront une promotion, et elle sera affectée sur une planète au service scientifique avec comme supérieur, un homme que tout le monde craint mais que toutes les filles rêvent d’avoir dans leur lit. Elle se révèlera douée dans les sciences et surprendra l’homme qui attise la haine de ses collègues : Dane Mardon. On le trouve froid, cynique mais il se prendra d’affection pour cette jeune fille qui lui rappelle son passé et des évènements difficiles dans sa vie.
 
Nayla quant à elle se mettra à faire de plus en plus de cauchemars, elle rêve de destructions de planètes et voit énormément de choses détaillées. Et si elle avait des prémonitions ?
Les personnes qui en ont sont tenues de garder le secret, s’ils ne veulent pas être des démons et mourir dans d’atroces souffrances.
Elle finira par faire confiance à son lieutenant et lui confiera son secret, est-il un homme de confiance ? Il semble avoir certaines prédispositions et avoir lui aussi un Don.
Il finira par lui apprendre des rumeurs circulant autour d’une certaine prophétie : un Espoir devrait venir d’ici peu et affrontera Dieu ainsi que son armée et la Phalange Écarlate, et cet Élue serait elle.
 
C’est un univers cruel, où les soldats doivent toujours obéir aux ordres de leurs supérieurs, alors il ne faut pas s’étonner de la cruauté de certaines situation. De plus les soldats notamment comme Dane Marton, ont été élevés pour ne ressentir aucunes émotions et rester détachés de la réalité. Que se passera t-il lorsqu’il y aura des révélations ?
Restera t-il un ami ? Ou trahira t-il Nayla ?
 
Dieu usera de ses Dons, et de sa puissance pour effrayer Nayla et tantôt la séduire. Sera t-elle de taille à lutter ? Qui croirait en elle ?
 
J’ai été séduite par l’univers de l’auteure. La plume, et le récit m’a plongée dans cet univers mêlant science-fiction puisque l’action se passe dans la galaxie et sur différentes planètes ou camps militaires, et affrontements. Les descriptions sont utiles, précises, et les points de vues de différents personnages sont mis en avant notamment Don et Nayla.
Les visions sont omniprésentes et seront utiles à l’histoire tout comme l’affection que porte le lieutenant à la jeune fille qui lui rappelle son passé.
La religion est omniprésente, on a également l’impression que les fanatiques représentent la moitié de la population et rares sont les personnes à s’être soulevées contre Dieu de peur d’être tués et de voir leurs planètes détruites. La résistance dispose de très peu de moyen de lutter contre les armées, et contre ce Dieu qui les observe.
Nayla Kaertan et Dane Mardon éveilleront leur envie de se lever pour agir.

J’ai bien aimé la fragilité de Nayla et elle n’a de cesse d’évoluer, on la voit plus mature vers la fin. On ne peut pas lui reprocher son audace, c’est également une excellente scientifique et manie l’arme à la perfection.

J’ai cependant préféré l’énigmatique Dane Marton, on a l’impression qu’il porte un masque et peu de personnes savent réellement son identité. Il est un personnage important à l’histoire, et j’espère le voir tout au long de la saga, ça mort m’attristerait beaucoup.

J’ai aussi apprécié les personnages secondaires tel que le médecin ou encore l’amie de DM qui semble être une personne comme Nayla, forte et qui n’a pas beaucoup d’assurance en elle.

J’avais peur de tomber sur une romance, ou du moins que tout y serait rattaché voir un triangle amoureux, mais rien de tout ça ! Bien que Dane et Nayla ressentent des émotions l’un pour l’autre, les choses se font progressivement. Ils se préoccupent de plus, en premier de l’avenir de la galaxie avant leur propre intérêt ce qui est une bonne chose !

Il y a également des chapitres nommés « Ailleurs » où l’on voit Dieu et ses sous-fifres, j’ai apprécié ces chapitres apportant des éléments sur les « méchants » et sur les intentions. Le fait de représenter Dieu comme un robot ou une chose fût assez drôle, mais ce qui m’a d’avantage étonnée c’est qu’il soit en réalité un humain et qu’il souffre comme chaque homme. Il puise sa force dans les personnes qu’on appelle « démons » et qui ont des Dons qu’ils disent « contre nature ». Il ne ressent rien, la pitié a disparu lorsqu’il s’est aperçu de son pouvoir et ne compte pas se laisser tuer aussi facilement.

J’ai beaucoup aimé les révélations tout au long du récit, le Don de Dane « psychique »; et les cours donnés à Nayla visant à protéger son esprit contre les « inquisiteur » et classer ses pensées selon un ordre précis tout en écartant celles qui pourraient la tuer.

Je ne peux que recommander de lire « Yggdrasil » pour c’est le coup de cœur ! N’ayez pas peur de la romance, elle est peu présente et si vous êtes amateur de science-fiction vous serez servis.

Les scènes de combats nous tiennent en haleine, tout comme l’aventure. La fin donne envie de lire la suite, ne vous laissez pas impressionner par la taille du livre, quand on est happés on ne s’en rend même plus compte !

Citation:
 
– « Qui a dit que l’être humain était intelligent. Le commun des mortels est toujours prêt à accepter un mensonge enjôleur et sécurisant plutôt que de s’opposer à une vérité dangereuse et perturbatrice. « 
 

Le désert rouge de J.E. Briffa

Auteur : J.E. Briffa
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  209 pages
Année de parution : 2016
Résumé :

« Au sein des grandes cités mobiles actionnées par la puissance de la vapeur, les hommes arpentent l’immense Désert Rouge.
Après le sabotage d’une cuve d’eau, le Baron Ambrose Walter Cappel, dirigeant la ville de Staerbury, charge son fils adoptif, Jak, de trouver les responsables. Il apparaît rapidement que le Culte de l’eau et Charles Denning, rival éternel d’Ambrose et dirigeant de la cité de Hayllonbury, ne sont pas étrangers à tout ça. Jak aura fort à faire lorsque les pirates de l’air attaqueront la ville à la rechercher de la célèbre boussole de Gerason, celle-là même qui conduit à la mythique Vallée Verte. Sans le savoir, Jak marche sur les traces de son passé…

Aventures enlevées où le récit de piraterie côtoit les jets vaporeux du steampunk. »

Ma critique :
 
Merci à Monsieur J.E Briffa pour sa confiance et également de m’avoir confié la lecture de son livre.
 
J’ai débuté cette lecture avec curiosité, j’ai beaucoup aimé découvrir cet univers ! La couverture m’a particulièrement plu et intriguée..Des couleurs vives, et un désert rouge et un château volant. On sait d’or et déjà qu’il s’agit d’une littérature steampunk pour le rappel des engrenages, la roue dentée dans le titre nous laisse perplexe et donne envie d’ouvrir ce livre. Il y a un petit plus et pas des moindre qui a su me séduire, il s’agit de la bande son original de Rémi Labroche à écouter pendant la lecture (reçue avec le livre) qui vous aidera à vous plonger dans l’Univers du Désert Rouge.
 
L’histoire débute en compagnie de Jak, militaire d’élite qui excelle dans l’art de tuer.
En effet, il est tenu d’obéir aux ordres et aux missions que lui ordonne son père d’adoption Le Baron Ambrose Cappel.
C’est un personnage récurrent de l’histoire, il est attachant, et plein de mystère le masque accentuant son côté mystérieux puisque peu de personnes l’ont aperçu sans étant donné que c’est une façon pour lui de se protéger de ses émotions.
On retrouve donc ce personnage à bord d’un bateau volant à marchandises et dès les premières pages l’action est au rendez-vous puisqu’il fera face à une attaque de pirates.
Il devra aussi rendre compte de sa mission auprès du Baron Ambrose Cappel à la ville de Stearbury que ce dernier dirige depuis des années.
On lui  demandera d’enquêter sur des faits où se retrouve mêlé son fils Walter et qu’il devra voler les plans d’un prototype d’aéronef que dirige un certain Charles Denning.
 
Walter, est un personnage assez discret, qui veut avoir la fierté de son père et assez jaloux de Jak, qui, dès qu’il peut le remet à son rang d’orphelin bien qu’il aurait pu être comme un frère pour lui. Le jeune fils serait mêlé à des histoires du Culte de l’eau, un culte terroriste et, à ordre de le tuer si les informations se révèlent exactes. Le Culte de L’Eau causera la perte des receveurs d’eau ne voulant plus dépendre de Mr Ambrose Cappel, militant afin de rendre l’eau accessibles à tous sans devoir passer par le dirigeant qui attribue comme il le souhaite.
 
L’attaque servira aux pirates puisque Jak, Walter, et Margaret jeune femme amourachée de Walter se feront kidnappés par une redoutable pirate que tout le monde appelle Sirène.
 
Charles et Anny (Sirène) souhaiteront mettre la main sur un objet qu’Ambrose possède et ne se débarrasse déjà : la boussole de Gerason, selon les légendes elle permettrait de découvrir la célèbre Vallée oubliée où il n’y aurait plus de sable, Qamarloth.. Un paradis où tout le monde quel que soit son statut seraient des hommes et femmes libres.
 
Le voyage sera long, et semé d’embuches. L’action sera au rendez-vous, mais aussi les révélations, et une grosse part de suspense puisqu’on ne voit pas venir certains éléments..
 
L’écriture est légère, fluide, pour moi cette lecture est un réel coup de cœur. Le roman, de par le nombre de pages se lit rapidement, je l’ai lu dans mon cas en une après-midi.
Il peut convenir aux jeunes, comme aux moins jeunes. J’aurai aimé un roi plus empathique, mais il faut toujours des « méchants ».
En effet il est égoïste et ne se préoccupe que de son pouvoir.
 
J’ai par contre été plus proche du personnage d’Anny, ainsi que du nain et fidèle ami Willy, l’inventeur.
 
Je ne peux que vous encourager à découvrir cet univers, où les monstres ne sont pas ce qu’ils sont et où les hommes complotent et ne pensent qu’au pouvoir. De la piraterie dans un univers steampunk est assez surprenant mais pas désagréable !
 
Mon seul point négatif ? La fin. Le livre est court, et j’aurai aimé savoir ce que deviennent les personnages. J’espère qu’il y aura une suite !
 
 
Citations :
 
– Il s’étendait à perte de vue de tous les côtés. Nulle crête, nulle aiguille perdue ne brisaient l’horizon monotone du désert Rouge. Cet espace houleux et balayé par des vagues de poussière carmin qui vous brûlent les poumons. Cette immensité aride, sèche et ingrate renfermait bien des écueils pour les hommes qui en avaient fait leur domaine depuis plusieurs siècles maintenant.
 

Codex Memoriæ – Le sacrifice des âmes du Purgatoire, Christophe Michaud

Auteur : Christophe Michaud
Éditions : Auto édité
Nombre de pages : 284
Année de parution : 2015
Résumé :

«« Papillon dans la nuit, tel un enfant, j’erre dans le vide qui m’entoure, attiré par des lumières qui se révèlent à moi. »

Un vagabond amnésique est conduit au sanitarium local spécialisé dans les troubles post-traumatiques de la Première Guerre mondiale. Il n’a aucune mémoire, ni présente ni passée. Pour ne pas sombrer, il essaye de se raccrocher comme il peut à tout ce qui l’entoure dans l’espoir de se construire une identité, mais c’est sans compter sur la rivalité de deux médecins qui se cristallise à son sujet.

Il poursuit ainsi son cheminement mental dans une errance onirique teintée de mythologie grecque avant de se trouver confrontée à une réalité brutale qui prend corps au travers de l’étrange docteur Bonne. »

Ma critique :
 
 
Merci à Mr Christophe Michaud pour le service-presse ! Ainsi que pour la jolie dédicace accompagnant le livre.
 
J’ai débuté cette lecture sans savoir ce qui m’attendait, après avoir lu « Le Sacrifice des Dieux » qui m’avait plu, j’ai voulu découvrir ce roman particulièrement attiré à nouveau par le résumé ! La couverture est dans la même lignée que Le Sacrifice des Dieux  intrigante, et tout aussi mystérieuse !
 
L’histoire débute au collège où nous rencontrons : Olivier Quine, jeune psychiatre qui décide d’ouvrir un hôpital après la Première Guerre Mondiale, choqué par les boulots qu’il a occupé dans les hôpitaux, dignes des plus grands asiles il prit la décision de créer un endroit qui respectera ses patients, et où ceux-ci pourraient être libres de leurs gestes sans être attachés ou sujets d’expérimentation. Un projet noble, pour ce jeune homme qui a perdu son frère en pleine guerre.
Un homme pouilleux et mystérieux rejoindra son hôpital, il est amnésique à un tel degré qu’il n’arrive à se souvenir de rien et que les bribes de souvenirs qu’il a sont révélées sous forme de rêves..
Des rêves étranges, où il rencontrera Perséphone, reine des enfers, qui se meurt. Ses souvenirs sont en fait, ceux de cette femme qui un jour a été jeune et enlevée par un bel inconnu pour être emmené dans un lieu que les humains ne peuvent atteindre, l’Olympe.
Il se questionnera alors sur son identité, et partira en quête de soi. La mythologie sera présente du début à la fin, et l’auteur saura nous combler avec sa plume agréable.
 
A côté de ça, tout ne se passera pas aussi bien que l’aurait voulu le Docteur Quine, depuis qu’il s’est associé à un talentueux médecin, Docteur Bonne. Ce dernier représente l’expérience, la renommée, et a vécu la guerre.. il fut évident qu’il faudrait que ce soit lui pour guérir ces nombreux hommes blessés par leur pays, lui seul saurait comment agir avec eux et leur redonner du courage et de l’espoir. Cependant, notre vieux médecin cache de nombreuses choses à son collègue, comme ses expériences au sous-sol sur les patients.La seule chose que notre jeune docteur sait c’est qu’ils travaillent tous deux sur le même patient dans l’idée de faire une thèse qui les rendrait tous deux connus. Un besoin de renommée, assurément pour Quine, qui pourrait peut-être devenir dangereux en voulant à tout prix faire passer son bonheur avant celui de l’homme dont tout le monde ignore l’identité.Des expériences que personne n’aimerait savoir, et que seuls sont tenus au courant son assistante et Albert son homme à tout faire..
Que se passera t-il lorsque Olivier Quine s’apercevra de leurs absences ? Disparaitra t-il comme eux ? Qu’adviendra t-il du Sanitorium et des patients ?
 
Nous suivrons ainsi deux aventures, mêlant également le fantastique, une grande zone mystérieuse.. Et le côté horrifique sur les expériences de Bonne, qui si l’on peut dire représente le méchant de cette histoire.
 
 
L’écriture est agréable, fluide, pour moi cette lecture est un réel coup de cœur. Le roman, de par le nombre de pages se lit rapidement, j’ai été absorbé et n’ai pu m’arrêter !
Il peut convenir aux jeunes, comme aux moins jeunes.
 
J’ai adoré l’amnésique, ayant de la peine pour lui quant à la perte de son identité..
Et détesté le comportement de Bonne, eh oui..tout l’inverse, mais tout est fait pour qu’on ne puisse l’aimer de par son comportement !
  
Dans ce roman les sujets traités sont divers, sur la question d’éthique vis-à-vis des patients, sur la part d’ombre de l’ombre, l’envie de reconnaissance.
Il y a une grande part de mystère du début jusqu’à la fin, et j’ai adoré les nombreuses images faisant de ce roman un superbe livre-objet !
La police de l’écriture, est juste parfaite pour le thème du roman et est aussi présente dans le premier roman..
 
J’ai plus qu’adoré les nombreux détails, informations, rendus officiels ajoutant une touche de véracité à cette histoire ! Lorsque réel et mythologie grecque se rencontrent..
 
Citation :
 
– Je regarde une boule dans le ciel. Je la fixe, pâle et ronde. Je l’aime. Elle m’obsède, car elle est hors de ma portée et quoique je fasse, je ne peux pas l’atteindre.
 

Mon petit cœur de pierre de Lucile Caron-Boyer

Auteur : Lucile Caron-Boyer
Éditions : Librinova
Nombre de pages :  224 pages
Année de parution : 2017
Résumé :

« Marion a quatorze ans, un meilleur ami qui s’appelle Tom et un cœur de pierre. Du moins, c’est ce que Tom lui dit souvent, et peut-être qu’il n’a pas tout à fait tort. Cette année, elle rentre en troisième, retrouve son collège, ses camarades de classe, ses habitudes. Rien à signaler donc. Enfin si, peut-être. Le nouveau, Alex, produit sur elle un effet bizarre quand il lui sourit. Et puis il y a ce prof de SVT qui lui rappelle furieusement quelqu’un… Un roman qui parle d’adolescence, de la difficulté d’être différent, et d’amitié. À moins que ce ne soit d’amour, tout simplement. »

Ma critique :
 
Merci à Lucile Caron-Boyer pour le service-presse ! Ainsi que pour la jolie dédicace accompagnant le livre.
 
J’ai débuté cette lecture avec des appréhensions, j’adore la littérature jeunesse, mais c’est comme une boite de chocolats on ne sait jamais sur ce que l’on va tomber ! La couverture m’a particulièrement plu et intriguée..Un cœur sobre, juste de quoi intriguer le lecteur.
 
L’histoire débute au collège où nous rencontrons : Marion, jeune adolescence, qui entre en troisième, ainsi que son ami de longue date : Tom, son meilleur ami, son pilier. En effet la jeune fille, n’a jamais eu beaucoup d’amis.. Leur amitié a commencé en CE1, en effet les enfants étaient assez cruels avec son ami, raillant sa couleur de cheveux, et ses tâches de rousseurs. Il avait changé d’école, ne pouvant plus supporter les moqueries et regards cruels de part les autres enfants. Marion, elle, était moquée parce qu’elle avait perdu son père.
De nombreux professeurs ont été remplacés, d’autres sont restés.. Mais de nombreuses filles populaires semblent s’agiter au sujet du nouveau professeur d’SVT, on le dit canon.
Mais ce qui semble très étrange est qu’il ressemble comme deux gouttes d’eau au père de Marion. Aurait-il un frère jumeau ? Il y a de nombreuses zones d’ombres, comme son portrait qui semble avoir disparu de la commode. Quel est cet homme ? De nombreux soucis viendront s’ajouter à cela, comme Hervé..Un collègue, moustachu éprit de sa mère et cette fille, Laurie, qui viendra chambouler son quotidien et volera du temps à Tom.
L’adolescente, se refusera d’aimer, même si le nouveau, Alex, lui donnera des papillons dans le ventre, elle a un cœur de pierre…Comment faire lorsque son cœur et sa tête son en conflit perpétuel ?
Se laissera t-elle aller à ses pulsions ? Ou résistera t-elle, devant un aussi joli sourire ?
 
L’écriture est légère, fluide, pour moi cette lecture est un réel coup de cœur. Le roman, de par le nombre de pages se lit rapidement, je l’ai lu dans mon cas en une après-midi.
Il peut convenir aux jeunes, comme aux moins jeunes. J’aurai aimé une Marion, plus mature, plus réfléchie..Mais elle est jeune, et tout le monde agit différemment, pense différemment.
J’ai préféré le personnage de Tom, j’ai parfois été ennuyé qu’il ne lâche pas prise sur son physique, et donne de l’importance aux paroles des autres.
 
Mon second coup de cœur, fût pour la propriétaire, bien qu’âgée elle a une grande sagesse d’esprit, j’ai aimé sa simplicité..Et sa joie de vivre !
 
Vous l’aurez compris, les relation humaines sont présentes du début à la fin, l’amitié chez les jeunes, mais aussi l’amour fraternel, maternel (je me suis retrouvée dans cette dernière).
Il y a une grande part de mystère au sujet du père, jusqu’au derniers chapitres..on se questionne sur son absence, pour enfin avoir des réponses !
Pouvons-nous vivre avec l’absence d’un père ? Comment réagir si tout n’est pas comme ce que l’on imagine ?
 
J’ai plus qu’adoré les clins d’œil à Harry Potter, notamment le Basilic, ou encore Ron Weasley et aussi ceux à l’univers de Disney ! Qui représentent tous deux, mon enfance !
 
 
 
J’adore cette musique, et, l’auteure en parle dans le roman…Pour finir avec une note toute en douceur !
 
Citations :
 
Depuis quelques temps, grâce à internet, j’avais élargi mon champ d’investigation aux langues étrangères, j’aimais les mots intraduisibles, ceux dont l’équivalent n’existait pas dans notre langue, j’adorais l’idée qu’il existait forcément quelque part sur terre un mot pour chaque chose, émotion ou sensation, et qu’il suffisait d’explorer pour finir par le trouver.
 
J’ai un rapport assez distant avec le maquillage. Mis à part le fait que je vois ça comme une perte de temps, je n’en comprends pas très bien l’intérêt. Soit il ne change rien et dans ce cas, il est inutile de se tartiner le visage, soit il change tout et dans ce cas on se rapproche dangereusement de l’escroquerie. Si le but est de séduire, pourquoi ne pas se montrer telle qu’on est ? 
 
– Tu dois être la seule à ne pas t’en rendre compte Marion. J’ai entendu dire que certains sixièmes t’avaient surnommée « le basilic ».
Sam a réprimé un éclat de rire, mais maman n’a pas compris la référence.
– Pourquoi ?
– C’est une créature dans Harry Potter, un serpent géant qui a le pouvoir de tuer ses victimes d’un simple regard.
 

Sentinelle de Jean-Bernard Lemal

Auteur : Jean-Bernard Lemal
Éditions : IsEdition
Nombre de pages :  184 pages
Année de parution : 2017
Résumé :

« Aka-Bô est l’un des derniers survivants de la tribu des Sentinelles, un peuple complètement isolé qui refuse tout contact avec le reste du monde. Il lutte pour la survie de ses congénères sur l’Ile de Sentinelle, perdue au milieu de la mer.

Un jour, un cyclone apporte des ordures de la « civilisation » sur le rivage. Aka-Bô, qui n’en avait jamais vues, ouvre un sac et y trouve un magazine. Sur la couverture, la photo d’un homme blanc. Fasciné, il le prend pour son dieu, Pugalat, que les Anciens décrivent comme un homme à peau claire. Il décide alors de pratiquer des transes pour le faire venir sur l’île.

Walter Teagarden, l’homme présent sur la photo du magazine, est cadre chez WIC, l’une des plus grosses sociétés américaines de conseil. Après avoir découvert les pratiques douteuses de WIC et de sa concurrente IWS, il se rend compte que ces manœuvres cachent quelque chose de bien plus grave encore, et chercher alors le moyen de donner une leçon à tous ces gens qu’il déteste …»

Ma critique :
 
Je tiens à remercier l’édition ISEdition, et l’auteur cet envoi et ce service-presse !
 
La couverture, et le résumé m’avaient beaucoup intrigué.. Je suis aussi intriguée par les évènements naturels, qui plus est sur une île mystérieuse que l’on voit luxuriante ! Le résumé m’a plu, mais j’ai très vite déchanté au fil du roman..
 
J’aime m’essayer à plusieurs genres de romans, je ne suis pas fermée ou confinée à un genre même si j’ai mes préférences, mais je ne m’attendais pas à ce qui suivra dans le roman.. Les personnages sont différents l’un de l’autre, mais je n’ai eu aucun coup de cœur pour les personnages principaux, et c’est bien la première fois que cela m’arrive, même si j’espérais voir les caractères changer.
 
L’histoire débute par une visité sur l’île d’où tient le titre de ce livre, la Sentinelle, l’île oubliée on y fait la connaissance d’Aka-Bô homme de la tribu des Sentinelles, son peuple est gardien de mystères et d’un univers en voie de disparition, il vit avec sa femme : Aka-Wat et son fils Aka-Bôwat. Ce jour là on annonce une tempête, celle ci déposera sur l’île un magasine et l’homme y verra un homme, qu’il prendre pour son Dieu : Pugulat. Est-ce un signe du destin ? Le vent soufflera tellement fort, qu’il fera tourner les pages jusqu’à tomber sur un immeuble de verre. Lui qui pensait qu’il n’y avait rien d’autre au monde que de l’eau, à perte d’horizon. Il se sentira alors, responsable d’une mission : celle de faire venir Pugulat sur l’île afin d’effacer les erreurs de son peuple puisque celui-ci se meurt, les vivres commencent à se faire rares.
 
En parallèle, nous croisons Walter Teagarden, vivant à Tampa et travaillant pour l’une des plus vastes entreprises au monde, pour le compte de McIntosh. Il est célibataire et ne croit plus en l’amour depuis que son ex femme Marie l’a quitté pour son banquier. Je n’ai vraiment pas accroché à son personnage préférant Jack.
Ce qui m’a dérangé ce n’est pas qu’il déteste son semblable s’il avait des raisons pour « détester l’autre », mais Walter se croit meilleur et surtout au dessus des autres. On le verra sans ambitions, et vivre sans but jusqu’au jour où il croisera la femme de l’homme qu’il déteste le plus au monde : DiMarco. Walter ne comprend pas e qu’elle a bien pu lui trouver, elle qui semble douce et délicate..Mais il semblerait qu’elle soit effrayée, mais par quoi ? Peu importe, la façon avec laquelle elle le regarde ne fait aucun doute : elle est tout autant sous son charme, ainsi commencera leur idylle compliquée mais non moins tumultueuse.
Au point où celle-ci lui fera perdre la raison ! Et l’aimera tellement qu’il sera capable de la défendre quoi qu’il advienne.
Il découvrira des secrets bien gardés, et des personnes sans scrupules capables de tout pour se faire de l’argent sur le dos des autres. Il sera celui qui viendra interrompre leurs manigances notamment grâce à son ami, femme de ménage, qui relève les courrier et enregistre des discussions lorsque ces personnes organiseront des réunions. Pourquoi devraient t-ils s’inquiéter d’une vulgaire femme de ménage ?
 
Je m’attendais à un côté science-fiction et non thriller.. C’était bien parti pour, avec les visions.. D’où mon désarroi.
 
J’ai beaucoup aimé les personnages secondaires, et sans eux je n’aurais pas autant accroché : Jack, l’ancien stagiaire de Walter qui prendra sa place ou encore la femme de ménage qui est bien plus. J’ai trouvé son personnage intelligent, et bien pensé. Le second point que j’ai apprécié fût la plume de l’auteur, même si je n’ai pas beaucoup accroché à l’histoire j’ai entendu de ses autres livres, pourquoi pas me plonger dedans !
 
Citations :
 
– Cela dépend de l’île. La mienne vogue immobile sur un océan dont je ne connais pas encore le nom, mais je sais qu’elle existe. Je suis sûr que chacun ici, ce soir, possède un bout de rocher, un territoire sacret, un refuge secret. Nous traînons tous un passé plus ou moins supportable. On tente de ranger dans des tiroirs nos oripeaux les plus sales, des souvenirs troués, des dessous déchirés, des regrets élimés. Mais au fond, on s’habille de nos habitudes, et les mauvaises sont celles qui nous vont le mieux. Elle donne de l’élégance à nos instincts les plus refoulés.
 
– Ma valise connaissait tout de mes secrets. Gardienne de mes sous-vêtements sales, elle subissait aussi les conséquences de mes humeurs. Tantôt jetée au sol ou remplie à la hâte, rarement abordée avec douceur, elle était cornée, rayée, abandonnée sur des tapis roulants, scrutée par des scanners. Je trimbalais ma vie comme cette valise, à bout de bras, sans vraiment m’en rendre compte.
 

Le Sacrifice des Dieux (Codex Memoriæ) de Christophe Michaud

Auteur : Christophe Michaud
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  133 pages
Année de parution : 2013
Résumé :

« Suivez un enquêteur du Saint Office au jour le jour par l’intermédiaire de son journal. Vivez son enquête de l’intérieur. Soyez confronté à ses découvertes, à ses cauchemars, à ses doutes. A la lecture d’un livre terrible, il plongera au cœur des secrets les plus obscurs. Son esprit résistera-t-il à ces révélations que l’Église nous cache ?
Partez sur les traces de l’indicible dans un voyage initiatique et parcourez l’Europe. Assisterez-vous au sacrifice des Dieux ?
Ce récit illustré inspiré de l’univers de H.P. Lovecraft vous emmènera dans les contrées inexplorées de son œuvre.
»

Ma critique :
Je tiens à remercier Christophe pour cet envoi et ce service-presse dédicacé !
Je suis une fan de couvertures, je le répète souvent..ce livre m’a tapé dans l’œil de par sa sobriété..
 
L’histoire est écrite sous forme d’un journal de bord, journal qui devra être décodé deux fois, pour qu’il ne puisse tomber entre de mauvaises mains. Au fil du livre, nous comprendrons les raisons qui ont poussé notre héro à le sécuriser aussi bien. Certaines informations sont tellement bien détaillées que l’on pourrait remettre en question l’histoire, ce qui paraît assez déstabilisant lorsqu’on y repense.
 
Marcel Salcovetti est un ancien fonctionnaire de musée, maintenant enquêteur, privé et intervient dans les affaires délicates pour la Saint-Office, appelée aussi « inquisition ». Après avoir menée une mission à bien, il est contacté par un télégramme du Saint-Office à Naples, et doit s’y rendre de tout urgence, la raison ? un groupe d’individus s’adonnerait à de la sorcellerie..Mais pas n’importe laquelle, il s’agirait d’une adoration envers un Dieu Païen. On les dit appartenir à la pègre : La Camorra. N’ayant que des informations, il est utile d’en savoir plus sur leurs intentions.
Chaque personne de ce culte possède une marque : une pieuvre à huit tentacules.
Deux choix s’imposeront à lui : trouver l’épouse d’un homme de la confrérie et la faire parler peu important le moyen de dissuasion ou s’infiltrer et remonter la filière.
Heureusement qu’il saura compter sur un vieil ami de Johnny, un riche homme vivant avec femme et enfants : Di Balgio, au début il s’en méfiera mais très vite les deux hommes deviendront proches partageant la même foi et l’aidera en donnant une réception dans un hôtel hype, afin de découvrir les personnes appartenant à cette secte. Grace a cette soirée, il se rapprochera du chef à la tête de cette organisation, Spoletti. En tentant de faire sa place, dans cette société secrète, Marcel sera amené à traduire un ancien livre, un livre qui changera sa vie et nature par la même occasion : il en fera des cauchemars, avant de passer aux actes. Jusqu’où ira sa folie ? Lui qui pensait être plus fort que les autres, saura t-il s’en sortir ?
 
Nous suivons son état d’esprit, ses pensées retranscrites dans le journal mais aussi de nombreuses photos, dessins et gribouillages, articles de presses. Nous ressentons la folie du personnage vers la fin, notamment après avoir retranscrit le livre par un certain Comte. Le plus inquiétant sont les trous noirs dans son esprit, il a réellement du mal à différencier les songes et le réel. Nous avons du mal à l’imaginer accomplir ces actes de violences, je dois avouer que je ne suis pas très fan du côté « cannibalisme » , qui m’a arraché des expressions de dégoût à l’évocation de certaines scènes.
 
J’aime passé un moment avec ce livre, tant par la plume que pour ce qu’il dégage. Adorant la mythologie et les personnages aux forts caractères : j’ai aimé les personnages notamment Marcel, Di Balgio et la famille de ce dernier. Notre Marcel, ressemble à Mulder et la couverture fait très « enquête inclassée » un peu comme les dossiers classés X dans la série X-Files, des affaires non résolues impliquant des phénomènes paranormaux et extraterrestres. Nous n’en sommes pas très loin puisque ce roman parle de mythologie où vient se frotter la science-fiction ainsi que le côté fantastique. La pieuvre m’a intriguée tout comme la trace de main présente ou encore le résumé, grande adoratrice de mythologies et de Cthulhu.. je sautait alors sur l’occasion et ne perdit pas une seconde ! Il m’était destiné ! .. Tant sa foi est immense envers la religion, et sur l’existence du paranormal..sorcelleries, nécromancies et autres catégories qu’il vise pour que celles-ci cessent leurs activités.
 
Ce roman est une aventure, un voyage au cœur des ténèbres mais aussi celui d’un voyage jusqu’en Grèce, j’y ai vu du Lovecraft dans cette expédition avec un Dieu et pas des moindres : Shub-Niggurath nommé « la chèvre noire des bois aux mille chevreaux », j’y ai vu une ressemblance avec X-Files, étant donné que la créature est extraterrestre et que notre enquêteur recherche la vérité.La route sera semée d’embuches, mais rien ne saura stopper sa détermination et volonté à arriver à vaincre la bête. L’écrivain a effectué de nombreuses recherches puisque le mythe de Shub-Niggurath est bien souvent associée à la nature, et aux forêts.
 

Trouvaille sur Pinterest : Rituel Cthulhu

 

 

Citations :

Je pense qu’on ne peut pas sortir indemne d’une telle lecture. Inévitablement on se pose des questions où le rationalisme s’oppose à la croyance. Au final on est seul juge de ce que l’on doit croire. Les documents que je vous livre ici ne sont pas innocents. Ils ont déjà fait couler du sang et j’espère que ni le vôtre ni le mien ne viendront s’y mêler.

Amisseum : Les terres inconnues de Maes Larson

Auteur : Maes Larson
Éditions : Autoédité
Nombre de pages :  491 pages
Année de parution : 2017
 
 
 Résumé :

« Notre imagination aime nous jouer des tours. C’est probablement ce qu’Adam aurait souhaité se dire cette nuit après s’être réveillé en plein sommeil. Mais ce fut tout le contraire. Rien ne l’aidait à s’ôter de l’esprit ce qu’il avait vu, ni sa mère et encore moins ses fidèles compagnons Ryan et Isaac.

Ensemble, ils vivaient une vie de lycéen avec les joies et les peines qui vont avec. Pourtant, une seule chose semblait préoccuper Adam depuis quelques jours.
Qui était cet homme qu’il avait aperçu dans la nuit sombre ? Et ce lieu ? Etait-il réel ? Il n’avait jamais rien vu de tel.
Autant de questions auxquelles Adam et ses amis tenteront de répondre dans une aventure qu’ils n’avaient pas choisi et à laquelle ils ne pourront pas échapper. »

Ma critique :
 
Merci à Maes Larson pour le service-presse ! J’ai beaucoup aimé la lettre accompagnant le livre, il doit s’agir du plus beau service-presse reçu le sceau royal au dos fait très sympa.
 
J’ai débuté cette lecture avec beaucoup d’excitation, j’adore la fantasy ! La couverture m’a particulièrement plu et intriguée..Un château d’un joli bleu caché par une montagne, en effet je ne m’attendais pas à autant de plaisir dans ma lecture !
 
L’histoire débute dans le Royaume d’Elmeria, où nous rencontrons : Klausmery, un roi, âgé de 44 ans, on le perçoit comme un roi aimable : proche de ses sujets, sensible à leur bonheur. Se faisant vieux, il songe à assurer une descendance pour qu’un de ces enfants puisse accéder au trône et instaurer une sécurité à son peuple. Pourquoi ne pas épouser Ania ? La soeur de son cher ami Garumei ? Lui-même souverain. Notre roi, est également réputé pour avoir combattu lors de la « Sordide guerre » mais depuis peu il se trouve assaillit par des craintes, malgré la fortification de son château, ses nombreuses troupes de gardes ou encore la légende liée au château concernant sa composition de pierres bleues qui proviendrait d’une montagne habitée par de nombreuses créatures fantastiques. Cette pierre aurait également des propriétés la rendant incassable..et sublime, d’un bleu saphir. Qui pourrait vouloir le tuer ? Le danger est imminent, et ses craintes réelles puisque durant la nuit une chose explosa dans sa chambre.
 
Dans le chapitre suivant je faisais la rencontre d’Adam, Ryan et Isaac, trois jeunes lycées unis par une grande amitié, mais que tout oppose. Adam, le premier personnage présenté fût le premier à avoir rêvé de ce roi. Qui est-il ? Où se trouve ce château ? De nombreuses questions se bousculent. Il a la sensation d’avoir ressenti dans son rêve des odeurs, comment cela pourrait-il être réel ?
Ce Royaume doit exister. Il est le seul, à penser que ce roi existe, sa mère, Camille est persuadée que ses rêves ont un rapport avec les films qu’il visionne.
 
Le matin, alors qu’il va rejoindre ses amis Ryan, lui avoue un rêve similaire dans la même nuit, mais avec des éléments complémentaires..ce qui effraierait n’importe qui ! Alors qu’il passent par le parc, pour se rendre en cours, celui-ci est intrigué par un « étrange rocher ».
 
En cours, Ryan questionnera son professeur et apprendra que la pierre a été étudiée durant plusieurs siècles, des archéologues du monde entier l’auraient examinée : dix-sept années. Un seul constat qu’ils ont pu noter : elle ne peut être déplacée, puisqu’elle a une profondeur sans fin. Comment cela pourrait-il être possible ? D’où vient-elle ? Et comment est-elle arrivée sur Terre ?
La seconde chose que les professionnels ont su dire est qu’elle était sur Terre depuis des milliers d’années, et ce, bien avant les hommes et la composition de la roche ne trouve pas d’équivalence sur la planète..
De quoi inquiéter quiconque ! Une seule personne a eu une dérogation spéciale et continua les recherches mais une zone d’ombre pèse sur cette personne.. Tout le monde aurait oublié son nom.
 
Alors qu’Isaac rêvassait en regardant le ciel en cours, un évènement inattendu se produisit : le ciel s’assombrissait et des gouttes de sang en tombèrent..Il vit un homme suppliant qu’on l’aide, enfermé dans un cachot et attaché par des chaînes. Il souffrait, beaucoup. Il sorti de sa torpeur, par quelqu’un annonçant un tremblement de terre. Il ne cessa de se questionner sur l’identité de cette personne, et sur sa nature.
 
De nombreuses personnes furent touchées, beaucoup s’en sortirent, et beaucoup moururent : le séisme cause la mort de 250 personnes et 80 blessés.
 
Adam, après une virée entre amis peu de temps après le séisme, reçu une sorte de choc à la tête : des images défilaient dans son cerveau sans qu’il ne puisse rien faire. Il revit l’homme de son rêve, un château suivi d’un lac et d’une explosion. Cela ressemblait davantage à des visions qu’un songe. Que pouvait-il en être ?
Il a la sensation qu’un malheur va se produire puisque le jour de son rêve une catastrophe avait eu lieu. Comment empêcher cela ? Il décidera d’aller réfléchir dans la librairie de son père d’adoption M. Miramond, obnubilé par son rêve il fera des recherches dans les vieux livres et documents que garde son ami, et tombera sur un livre Lapus Lux : Pierre et Lumière. Il fera la découverte de notes manuscrites datant de plusieurs années, et d’autres beaucoup plus récentes. Une photo d’une roche deux fois plus grande, était également jointe.
La seule piste qu’il trouvera sera un mot d’un dénommé Mickael Vervens mettant en garde contre cette pierre.
 
Peu de temps après Ryan fera saisit du même « mal » qu’Adam, Isaac également. Tous deux perdirent également le contrôle sur leurs corps et virent les images défiler.
 
Ses amis, essayèrent tant bien que mal de joindre leur ami, mais celui-ci ne décrochera pas. De plus, ils apprendront la crise de Nina, et que celui-ci était censé chercher des médicaments mais sa mère est sans nouvelles de lui. Les deux camarades décideront de partir à sa recherche, mais un évènement inattendu viendra les interrompre : ils seront attirés par une lumière bleue émanant du parc, et ne pourront contrôler leurs corps. Ils entreront tous deux aspirés par cette lumière et celle-ci cessera aussitôt, tout redevant normal comme si rien ne s’était produit.
 
Adam, Ryan et Isaac se retrouveront tous au même endroit sains et saufs et c’est ainsi que commencera l’aventure de nos jeunes amis, dans ce nouveau monde : Amisseum. Il sont très loin d’imaginer ce qui les attend ! Chacun voulant rentrer chez lui, ils mettront toutes leurs forces à trouver un moyen d’y retourner.
 
Citations :
 
– Parce que c’est la nature humaine de dominer. Encore une fois nous parlons de l’homme, l’être vivant qui n’a cessé de gagner son pain uniquement par la force et à détriment d’autrui.
Si nous avions partagé les richesses équitablement, nous nous serions exposés à une guerre bien plus rapidement. Nos ennemis ne se contenteront jamais du minimum, il fallait les freiner et les empêcher de gagner en force.
 
– On dit qu’ils sont les premiers à implorer l’ange de la mort de les épargner lorsque ce dernier vient arracher leur âme au lever du soleil. C’est à ce moment précis qu’ils réalisent qu’ils n’ont pas assez profité de la vie et de leurs proches. Ils se retrouvent à regretter profondément ces jours où ils étaient trop pressés pour se satisfaire de l’essentiel : le temps.
 
– Il existe trois forme d’énergie dans le corps humain. Celles de l’âme, de l’esprit et du corps. On utilise tous les jours les trois, mais jamais en même temps. Seuls quelques individus sont capables de réaliser cela, on les appelles les Osydians. Cela leur confère des aptitudes et des pouvoirs hors du commun. (…)La nature de ce pouvoir peut être bonne ou mauvaise, et elle est définie directement par l’âme de la personne. Il est facile de différencier les deux suun grâce à leurs couleurs. Noir pour le mauvais et blanc pour pour le bon, mais attention, un bon suun peut devenir sombre si l’équilibre est brisé par l’esprit et inversement. Il faut que tu sache une dernière chose. Il existe des Osydians supérieurs, des êtres exceptionnels capables de maîtriser l’énergie de l’univers, celle qui nous entoure tous les jours. Ils sont rares et très puissants.
 
 Mon avis :
 
Isaac jeune orphelin est représenté comme le « charmeur » de la bande et file le parfait amour avec Alexandra, souvent sûr de lui, il aime plaire et a beaucoup d’affection pour sa grand-mère. Adam, le sage, l’un des plus réfléchis si l’on puis dire : il agit toujours après mûre réflexion. Il vit avec ses parents et sa jeune sœur Nina, atteinte d’une grave maladie. Et nous avons Ryan, qui est une boule de feu : impulsif, qui agit souvent sous un coup de tête. Il est passionné d’escrime, et de jeux vidéos tout comme ses amis ! J’ai aimé qu’ils puissent se compléter ! Avec une préférence pour Adam, bien qu’il ne sache pas s’y prendre avec les femmes.

Les personnages secondaires allant du roi Garamei et de la famille royale, en passant par les capitaines (et proches) sont très bien imaginés, les discours et les caractères collent à merveille. J’ai trouvé qu’ils étaient complémentaires, quant aux réactions naturelles. La trame de l’histoire est bien ficelée, les évènements qui rendent le futur des adolescents prend tout son sens au fil du récit. Au fil du récit nous comprendront l’importance des garçons dans l’histoire, et leur utilité au sein du Royaume. Ce qui est intéressant est d’avoir le point de vu de plusieurs personnages, et pas simplement des héros principaux. J’aime savoir quelles sont leurs pensées, craintes, ou doutes. Ce point fût bien exploité !

Un autre point positif et que l’action est très vite mise en place, et chaque personnage qui se rencontre est amené à se recroiser. Les descriptions, sont époustouflantes, je n’en ai trouvé aucune trop longues. Le fait que l’auteur prenne le temps d’installer son univers, ne m’a pas dérangé et n’a pas ralenti ma lecture.

L’univers mais aussi les règles d’Amisseum est fantastique, tout comme les scènes de batailles qui sont dignes d’un film à grand budget. Les interrogations sont nombreuses, notamment à la fin du récit, on a très envie de connaître la suite des aventures et ce qui attend la bande d’amis.

J’ai également apprécié l’épreuve de l’Envergure, j’y ai vu un soupçon « d’Hunger Games » notamment le fait que les équipes se retrouvent dans un labyrinthe, il consiste à ce que les finalistes de grands Royaumes choisissent des combattants : ceux ci s’affrontent lors de cette épreuve où plusieurs qualités sont demandées tant intellectuelles que physiques, la première équipe trouvant l’objet demandé remporte cette épreuve. Une seule règle existe : il est interdit de tuer une quelconque personne, tout le reste est permis afin d’arriver à ses fins. Il est vraiment demander d’utiliser sa tête, les muscles ne font pas tout ! Et avec des adversaires aussi dangereux, nos jeunes héros devront être stratèges !

Adorant également le fait qu’ils ne puissent pas utiliser leurs téléphones, et reviennent à une époque « médiévale » où on correspondait par lettres. Il est possible d’envoyer des lettres partout dans le monde, en pensant à la personne à qui l’on veut s’adresser et j’ai adoré cette idée ! 

Ce monde magique saura vous séduire, il m’a fait penser à un « un monde merveilleux » et je ne peux qu’adorer. Imaginez un endroit médiéval où règne un roi proche de ses sujets et de son Royaume, qui vivent dans un monde aux diverses couleurs et où chacun serait différent tant par la couleur de peau, que par sa personnalité. Rajoutez à cela des créatures « hybrides » certaines avec qui l’on aimerait pouvoir s’amuser tel que Nero : Mi-Tigre, Mi-Lion, fidèle animal du roi. Mais également peuplé de créatures dangereuses, de toutes sortes mais surtout à des tailles gigantesques pouvant tuer des personnes en les empoisonnant. Rajouter à cela des guerres, telle que la « sordide guerre » ayant marqué de nombreuses personnes que l’on pourrait comparer aux guerres que l’on peut connaître de par l’histoire. Des dangers, et de nombreuses interrogations viendront également se poser sur les personnes leur voulant du mal.
 
Je ne peux que recommander ce livre empli d’amitié, d’amour, de magie comme j’en ai jamais vu encore. Le décor et les paysages somptueux qu’il est facile d’imaginer. Venez découvrir le monde merveilleux d’Amisseum, qui bien que merveilleux, comporte certains dangers et rejoignez l’aventure.

Je lui attribue la note de 19/20.

Albédo de Sébastien Fritsch

 

Auteur : Sébastien Fritsch
Éditions : Fin mars début avril
Nombre de pages :  340 pages
Année de parution : 2016
Résumé :

« L’amitié est ce qui reste quand on a tout perdu. Alors Nil n’hésite pas : dès que Mock le contacte, il accepte de le suivre. Même s’ils ne se sont pas dit un mot depuis quinze ans. Même si c’est pour convoyer une urne funéraire. Et même si la destination n’est autre que Ti-Gwern, cette grande maison où, quelque vingt ans plus tôt, ils étaient une poignée à partager leur jeunesse.
Nil sait pourtant qu’on n’efface pas le temps en remontant une vieille route : les rires et la musique, les vins parfumés, les regards, les désirs qui animaient tous leurs séjours dans ce lieu hors du monde, sont désormais bien loin? sans même parler de Maud.
Alors, est-ce l’amitié ou la nostalgie qui le motive à faire le voyage ? Ou devinerait-il, sans vraiment se l’avouer, que rien n’est vraiment fini tant qu’on ne s’y résigne pas ?
»

Ma critique :
 
Je tiens à remercier l’écrivain Sébastien Fritsch pour l’envoi rapide et la gentille dédicace, merci pour votre confiance !
 
Dès que j’avais vu ce livre, il m’avait tout de suite intriguée, une femme, prenant plaisir à se baigner ! Une lecture, idéale, pour cet été, m’étais-je dit.
En effet j’ignorais tout ce qui pouvait se cacher derrière, mais je m’attendais à énormément de suspense et de révélations, chose où je ne fût pas été déçue !
 
Emmanuel ou Nil, quarantenaire, et cadre dans une entreprise pharmaceutique est contacté par un ami à lui : Mock, après douze années de silence, il lui demande de se rendre avec lui à Ti-Gwern, en Bretagne, un lieu symbolique en souvenirs, où il a passé chaque été avec ses amis de jeunesse. Nous apprenons que Mock est en charge d’une urne funéraire, et qu’il est à la recherche d’un endroit où déposer les cendre de la personne. Une fois arrivés à Ti-Gwern, Mock disparaîtra sans laisser de traces. Pourquoi est-il parti ? Dans quel but ? Beaucoup d’interrogations se posent sur son départ. Après avoir cherché partout, et l’avoir attendu une nuit durant, dans une maison lourde en souvenirs qui ne ravivent que des douleurs à notre Nil, celui-ci rentre chez lui, pour se reposer. Mais sa disparition ne semble pas anodine, il est contacté peu de temps après par Maud, son amour de vacances et sœur de Mock, qui semble effrayée de ne pas avoir reçu de nouvelles de son frère. Elle le suppliera de l’accompagner à Ti-Gwern dans le but de voir s’il ne s’y trouve pas et/ou de le chercher. Cette aventure se révèle être une quête, celle de Nil, complètement paumé dans sa vie.
 
Albédo est avant tout une histoire d’amitié, celle qui lie ces deux hommes, mais aussi celle de tout ces personnages.
Ces amitiés, fortes, qui perdurent malgré le temps passé sans nouvelles. Mêlant amour, amour de jeunesse et souvenirs.
Nous avons d’autant plus de mal à comprendre le départ où la disparition de Mock, quel ami réagirait de la sorte ? Sans donner d’explications ? En effet le suspense est présent tout au long du récit. Lorsque vous pensez comprendre des pièces du puzzle, cela ne sera pas aussi simple puisque d’autres éléments et interrogations se rajouteront au tableau. Nil apprendra beaucoup sur les autres, mais aussi sur lui. Il découvrira les sombres secrets que cachent Maud, celle pour qui il aurait tout donné, et sera très loin de la vérité.
Ce roman est surtout une évolution de soi, Nil a en effet du mal, à être dans l’instant présent il est resté dans le passé, peut-être parce que le passé était plus lisse et qu’il n’a pas envie d’assumer plein de problèmes auxquels il peut avoir à faire face. En effet, ce voyage lui fera du bien, et lui permettra de tourner la page, et de grandir. De s’ouvrir vers d’autres horizons.
 
Je me suis beaucoup attachée au personnage de Mock, le fait qu’il soit torturé et les mystères découlant de sa disparition. Nil fût mon deuxième personnage préféré, j’ai aimé son évolution au cours du récit, et à tout ce qui entourait l’ambiance de ce récit. La seule chose que je peux reprocher sont les descriptions parfois trop longues, mais on les oublie vite, tellement nous sommes plongés dans le récit.
 
En bref :
Je recommande ce livre aux personnes aimant les histoires d’amitié, et d’amour. Si vous voulez passer un moment avec des personnages atypiques, et bien souvent perturbés et à le recherche de soi. Il y a de belles leçons de vie, ce livre est à découvrir.
 
Voici un cover de la musique qui nous suit tout au long du récit, j’ai bien aimé la voix du jeune homme pour le coup : Eva Cassidy – Kathy’s Song.
Citations :
– De toute façon, rêves et regrets sont les deux tomes de la même histoire imaginaire, qu’on aime tant se raconter pour tenir la vraie vie à distance.
– Évidemment, je ne te regardais pas avec les mêmes yeux de merlan frit que ceux que tu posais sur moi, mais je t’admirais, Nil ; tu dois le savoir : je t’admirais. Ton calme, ta résistance face à l’humour panzer de mon frère, et ta disponibilité, ta serviabilité, ta capacité d’écoute, quelle que soit la personne qui parlait et quel que soit le problème qu’elle exposait. De nous tous, tu étais toujours le plus attentif. Tu étais tout ce que doit être un vrai ami.