Au Pays de l’Ailleurs de Tahereh Mafi

Auteur : Tahereh Mafi
Éditions : Michel Lafon jeunesse
Nombre de pages :  397 pages
Année de parution : 2016
Résumé :
« Avec sa peau pâle et ses cheveux de neige, Alice détonne à Ferenwood, ce monde éclatant où les couleurs sont révélatrices d’un don magique. L’incolore jeune fille de douze ans n’a donc apparemment aucune intérêt, et les habitants de ce lieu en ont fait une paria. Aussi, lorsque Oliver lui propose de l’aider à chercher son père, la seule personne qui a toujours cru en elle, Alice accepte. Même si le garçon est son ancien ennemi de classe et que son talent consiste à tromper son monde. Même si, pour trouver celui a disparu trois ans plus tôt, ils devront explorer le dangereux pays de l’Ailleurs… Un endroit où rien n’est ce que l’on croit, et où les pièges pullulent. Un endroit où ils retrouveront peut-être plus que ce qu’ils sont venus y chercher. »
Ma critique :
J’ai débuté cette lecture avec beaucoup d’appréhension, m’attendant au vu des nombreux avis négatifs à ce que cela ne me plaise pas mais je fût agréablement surprise ! J’ai adoré !

C’est avec joie que je découvrais cette nouvelle aventure aux côtés d’Alice.

Cette jeune fille, qui naquissait il y a douze ans bien qu’étant chérie par ses parents est très différente, en apparence, du monde qui l’entoure : en effet, celle-ci ne possède aucune pigmentation, tout chez elle était blanc comme neige hormis ses yeux. Malheureusement ce Monde, ne permettrait pas à l’enfant de s’épanouir, en effet Ferenwood est fondée sur la couleur, tout était coloré où les habitants sont reconnus pour leur excentricité, à ce que l’on raconte ceux-ci sont comparés à des planètes.

Le personnage d’Alice est représenté comme : intelligente, pleine de vie et passionnée par toutes sortes de problèmes existentiels.
Ses défauts : Trop singulière, rêveuse : aimait s’arrêter et papillonner avant de rentrer chez elle. Son rêve est de renaître en quelque chose de mieux, comme une chèvre.
Un autre personnage assez présent est sur lequel je n’ai pas accroché est sa mère qu’elle trouve déroutante, ne cessant de la ramener à la réalité comme les habitants. Elle n’a de cesse de lui montrer qu’Alice est différente d’eux.
Elle avait envie de voir Mère grandir – ou peut-être rapetisser – pour devenir celle dont ses frères et elle avaient réellement besoin. Mais Mère ne pouvait pas devenir ce qu’elle n’était pas.
Ce qui fait qu’Alice se renferme sur elle, et rêve d’aller à l’aventure..Son unique souhait est de réussir la présentation, de prouver qu’elle a un « don » malgré son absence de couleur afin qu’on puisse lui confier une mission importante à la communauté. Cependant, le rêve secret d’Alice, ce serait de retrouver son père qui a disparu lors d’une expédition il y a trois ans n’emportant avec lui qu’une règle (mais pourquoi faire ?) , le seul l’ayant aimé pour ce qu’elle était et avoir été gentil.
– Alice, ma chérie, disait-il en lui tendant la main. Pourquoi ressembler au reste d’entre nous ? Pourquoi est-ce toi qui dois changer ? Change plutôt la façon dont nous te voyons. Ne change pas ta manière d’être.
Elle fera la rencontre d’un garçon, Oliver, qui lui fera une proposition à laquelle elle ne s’attendra pas : l’accompagner dans son voyage en Ailleurs, afin de retrouver son père. Elle devra croire en lui : ce qui n’est pas tâche facile lorsqu’on pense aux humiliations qu’il lui a fait subir par le passé.
Farenwood est vraiment un univers à part, l’Ailleurs va se révéler quand à lui beaucoup plus complexe ce qui fera regretter Alice de l’avoir quitté ! Mais elle se rassurera en se disant que ce qu’elle fait c’est pour son père aimant.
Au sujet du Pays de l’Ailleurs, il m’a fait penser à « Alice au pays des merveilles » et je ne peux qu’adorer. Beaucoup d’éléments m’y ont fait penser : le temps : représenté par un humain, la chute, le fait que si l’on tombe on ne meurs pas, le thé. Les règles de l’Ailleurs sont illogiques, tout est fait dans le désavantage des visiteurs, si vous ne voulez pas être manger vous devez vite réfléchir, sinon vous courez à votre perte. Lorsqu’on pense d’Alice et Oliver à l’abris, tout change de nouveau, voyant à nouveau leur vie en danger.
Citations :
– La seule vérité, c’est qu’Alice serait toujours différente – mais être différente, c’était aussi être extraordinaire, et être extraordinaire était une aventure en soi.
– Sitôt que sa tête émergea, elle put entendre ce qu’il disait.
– Qu’est-ce que tu fabriques ? braillait-il, tout rouge et tout irrité. Pourquoi t’es pas sortie de l’eau ? T’essayais de te suicider, ma parole ?
– Quoi ? S’exclama-t-elle, en crachant de l’eau tandis qu’elle écartait les cheveux de ses yeux. Moi ? Me suicider ? Qu’est-ce que tu racontes ? J’étais juste entrain de me noyer sans ton aide, merci…
– Te noyer ? répéta-t-il éberlué. Alice, l’eau ne nous arrive qu’aux genoux !
Ah…
Mon avis :

La trame de l’histoire est bien ficelée. On entre très vite dans l’histoire et on souhaite savoir ce qui attend notre jeune Alice, dans un univers étrange.

J’ai aussi beaucoup aimé lorsque le narrateur s’adresse à nous pour nous donner des détails complémentaires sur Alice, Oliver ou tout autre personnages.

Le seul petit défaut que je pourrais reprocher est la fin trop brute.. J’aurai bien aimé avoir une suite à cette histoire.
Mais comme chaque conte tout fini bien !
Je ne peux que recommander ce livre empli de poésie, de magie comme j’en ai jamais vu encore puisque celle-ci est utilisée pour faire des choses utiles et non futiles, ainsi que d’aventure. Je lui attribue la note de 18/20 !

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